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 Lamentations d'un vampire mélancolique. [Pv Kagame]

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MessageSujet: Lamentations d'un vampire mélancolique. [Pv Kagame]   Jeu 17 Déc - 18:59

« Comme un vol criard d’oiseaux en émoi,
Tous mes souvenirs s’abattent sur moi,
S’abattent parmi le feuillage jaune
De mon cœur mirant son tronc plié d’aune
Au tain violet de l’eau des Regrets,
Qui mélancoliquement coule auprès,
S’abattent, et puis la rumeur mauvaise
Qu’une brise moite en montant apaise,
S’éteint par degrés dans l’arbre, si bien
Qu’au bout d’un instant on n’entend plus rien,
Plus rien que la voix célébrant l’Absente,
Plus rien que la voix -ô si languissante!-
De l’oiseau qui fut mon Premier Amour,
Et qui chante encor comme au premier jour;
Et, dans la splendeur triste d’une lune
Se levant blafarde et solennelle, une
Nuit mélancolique et lourde d’été,
Pleine de silence et d’obscurité,
Berce sur l’azur qu’un vent doux effleure
L’arbre qui frissonne et l’oiseau qui pleure.
 »
– Poèmes saturniens, Paul Verlaine
Il n'était pas rare que tu ne parviennes à trouver le repos.
Tu y étais habituée, même. Tu n'étais point capable de concilier le sommeil à force de trop cogiter, de trop songer à des faits qui eurent lieu autrefois – il y a bien longtemps, pour la plupart. Ceci, sans compter sur les visions et les cauchemars qui t'assaillaient dès que tu osais fermer l’œil. Au dehors, le soleil brillait de mille feux, te défendant de quitter tes appartements mais, à tes risques et périls, tu te vis dans l'obligation de sortir : Ludwig, ton cher Terra-Nova devait faire ses besoins et il était tout aussi désireux de faire une promenade. Il n'aimait pas te voir te morfondre, fixant un vieux portrait de ton premier amour – que tu planquais au fond de ton dressing, en temps normal. Ainsi, il avait gigoté et aboyé, posant sa tête sur tes cuisses, jusqu'à ce que tu as bien voulu ranger cette vieille peinture et que tu t'es levée.

Portant l'une de tes tenues préférées – vestige de ton passé en Europe – ,tu as prit ta bourse, enfilé des gants ainsi qu'une longue cape noire, veloutée – aux bas très abîmés à force de traîner par terre. Tu as bien enfoncé la capuche sur ta tête, fermant l'accroche au niveau de ton buste afin de protéger la moindre parcelle de ton corps contre les rayons du soleil. Ton serpent et tes chats dormaient encore, tes oiseaux étaient noctambules mais il y eut une autre créature qui voulut vous accompagner dans cette petite balade à plein jour : Makka, ta pokie. Cette dernière grimpa sur toi, venant se cacher sous te cheveux, dans le creux que formait ton dos au niveau de la partie lombaire – comme elle accoutumait à faire. Suite à cela, vous avez quitté le bâtiment puis l’académie, traçant rapidement mais discrètement à travers la zone forestière qui entourait les lieux. À cette heure-ci, la Day Classe avait déjà commencé sa journée et la cour était trop fréquentée pour que tu puisses la fouler. Ainsi, tu ne traversas que par deux endroits à risque afin de rejoindre la ville : les ponts qui séparaient les différentes parties du complexe.

C'était une heure de pointe et les rues de la ville grouillaient plus ou moins de passants. Tu faisais entièrement confiance à Ludwig, c'est pourquoi, tu ne le tenais jamais en laisse – il était libre et marchait à ton rythme, près de toi. Tu étais bien consciente que les gens te regardaient étrangement, méfiants ou fascinés par le fait de voir quelqu'un user d'un tel accoutrement par les temps qui courent. D'autant plus, qu'ils ne voyaient ni ton visage, ni tes mains, ni ton corps. Seules deux mèches d'un blanc immaculé et aux éclats d'argent dépassaient et cascadaient jusqu'au niveau de ta ceinture, dessinant vaguement une silhouette féminine et frêle. Avançant silencieusement, ni tes habits, ni tes talons ne produisaient un son quelconque – c'était presque comme si tu flottais, tellement tes pas étaient souples et légers. Tu gardais la tête un peu basse afin de protéger la partie inférieure de ton visage de l'emprise des rayons UV – tu ne tenais point à revivre la douleur que tu avais éprouvé à plusieurs occasions, antan, lors que tu vins à être brûlée par la lumière. Parfois, tu avais même peur de disparaître, de ne devenir qu'un fantôme, invisible aux jeux de tous, dès que l'aube baignait le monde de son ardente clarté.

Un long soupir se fraya chemin entre tes lèvres tandis que tu quittais les rues les plus bondées afin de pénétrer dans le parc. Il n'y avait pas beaucoup de monde mais les rares les enfants qu'il y avait s'amusaient sur les balançoires et dans le bac à sable et le regard réprobateur des parents te fit détourner le regard de ces chétives créatures que tu aimais tant : tu voulais un coin tranquille, où Ludwig pourrait jouer et faire ses besoins sans gêner personne, où tu pourrais te changer les idées, te distraire. Au bout de quelques instants, tu t'installas tout au fond du parc, près d'un étang mal entretenu où nageaient quelques carpes curieuses – et où pas mal de monde avait perdu leur portefeuilles et/ou avaient lancé des pièces autrefois. Pensive, tu rivas tes grandes prunelles changeantes sur l'eau trouble du bassin. Tu t'installas au pied dans arbre, à l'ombre avant de lever le regard au ciel, plissant les yeux : il y avait trop de lumière, même à l'ombre, même avec la capuche à moitié sur les yeux.



Kokoro wo nakushita wake ja nai   tada omoidasu no ga kowai you na   ki ni naru
Wasurekaketeta nukumori wa   tsukamou to shita te wo surinuketa   maboroshi
Oshitsubusaresou ni   nari nagara mo   mou ichido   atarashii asu wo mitai to

Doucement mais sûrement, ta voix commença à résonner dans le parc.
Veillant à ne pas découvrir ton avant bras, tu as levé une main afin de la placer sur tes yeux, pour te faire un peu d'ombre. Les humains n'avaient pas la moindre idée de ce par quoi tu passais à chaque fois que tu tentais de contempler ce ciel qu'ils voyaient tous les jours.

Toumei ni natteyuku...

La moindre source de lumière te faisait mal aux yeux et t'éblouissait. Même tes congénères – du moins, la plupart – ne pouvaient pas comprendre cela et beaucoup te voyaient comme une bizarrerie. Mais qui pourrait bien te comprendre, alors ? Comprendre ce que tu sens, ce que tu perçois ? À l'heure qu'il est, tous ceux qui le pouvaient étaient morts ou tu ne les connaissais pas encore. Et, d'une certaine façon, même si tu avais une petite famille composée d'animaux et de plantes, tu étais seule.

Nanimo kanjinai furi wo shite   dounika kono sekai ni najimou to shita kedo
Iki wo hisomete naita yoru   nanika ga oto wo tate kowareteku ki ga shita
Kangaeru yori mo kanjiteru no wa   sore demo ii   tada asu mo ikiteitai to

Tu marquas une courte pause dans ton chant, fermant les yeux.
Telle une séquence d'images qui n'avaient de sens que pour toi, les décès de tes partenaires et tes voyages défilèrent dans ton esprit pour ensuite s'attarder sur les jours qui suivirent le trépas de ton premier amoureux, ce hunter qui avait fugué avec toi. Ton visage s'était figé dans le temps mais, aussi, dans une inexpression quasi-totale. Tu te souvenais d'avoir versé quelques larmes épaisses, à la teinte écarlate, qui tachèrent et sillonnèrent tes joues jusqu'à s'échouer sur la neige qui craquait sous tes pieds. C'était en mi-mars et le printemps était désireux de prendre la place du froid hiver d'Alberta.

Gensou ni natteyuku... soufflas-tu, rouvrant tes paupières.

Le mouvement de ta mygale sur toi te fit revenir à la réalité, baissant le regard vers elle avant de lui offrir un petit sourire – tes iris avaient prit une teinte proche du gris glacé avec des reflets bleutés, trahissant ton actuel état d'esprit. L'arachnide arboricole s’inquiétait à ton égard, tout comme ton fidèle quadrupède qui te regardait tout en buvant au bord de l'eau. Ta voix emportait tes émotions dans un écho surnaturel et presque envoûtant. Rien que d'avoir repensé au fait que tu as survécu à tous ceux qui t'étaient chers, même si beaucoup étaient plus jeunes que toi, à l'époque, te nouait la gorge – tu avais l'impression que la réalité cherchait parfois à t'étouffer, serrant ses cruelles mains de fer autour de ton cou.

Toumei ni natteyuku... terminas-tu, laissant qu'un petit sourire fende tes lèvres, avec une telle tendresse que s'était était navrant.

Après avoir chanté, tu te sentais mieux – même si pendant cela, il a fallut que tu plonges dans les troubles eaux de ta mémoire. Paradoxalement, c'était une forme de catharsis et une torture, pour toi. Mais, tu ne faisais qu'enfouir tes émotions depuis plus d'un siècle et, à force d'encaisser, tu risquais de te briser. Alors, chante ! Chante, mon petit rossignol philomèle. Nombreux requiems tu devras entonner avant que ton heure daigne d'arriver or le Temps refusera de t'emporter et la Mort ne peut que te prendre sous son aile afin de te consoler pour les pertes qui auront lieu autour de toi.
Respire, Siren.
Tu es en vie.
HRP:
 


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Ven 3 Juin - 15:27, édité 3 fois
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Kagame Yagari
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MessageSujet: Re: Lamentations d'un vampire mélancolique. [Pv Kagame]   Dim 10 Jan - 14:45

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Au-dessus de tout, dans ses habits bleus, brillait cette boule de feu implacable qui assaillait le monde de sa chaleur accablante. Tout être vivant se retrouvait à fondre lentement, obligé de supporter une température indécente. Une douce fraîcheur galopait dans l'air, virevoltant en d'étranges arabesques invisibles sans jamais s'arrêter malgré les nombreux obstacles qu'elle rencontrait. Sa course effrénée agrippait sur son passage les soupirs de soulagement qu'elle provoquait pour les porter au loin sans trop d'effort. Elle n'était pas suffisante pour lutter contre l'astre lumineux, pour effacer la sueur sur les visages, les souffles rauques, mais assez pour apporter un peu de réconfort aux peaux brûlées et desséchées, aux pauvres vivants qui accueillait cette bise froide passagère comme un cadeau du ciel.

Pestant chaleureusement contre le temps bien trop chaud à son goût, Kagame slalomait entre les passants trop lents, entre les nombreuses terrasses où certains se prélassaient, déjà las de cette journée à peine entamée. Elle aurait sûrement apprécier de les rejoindre à l'ombre bienfaitrice de tel ou tel bâtiment, mais elle se trouvait encore trop proche.

La jeune Yagari bouscula sans ménagement une femme, marmonna une excuse à peine audible et reprit sa course. Depuis quelques minutes déjà, elle fuyait, se mêlant à la foule pour oublier son poursuivant qui la rattraperait forcément tôt ou tard, courant pour lui échapper le plus longtemps possible. Elle cherchait la sérénité qu'elle avait perdue, la liberté qu'on semblait lui arracher un peu plus à chaque instant.

Voilà à peine quelques jours (ou peut être quelques heures ?) que la jeune femme avait fait son premier pas à l'intérieur de l'enceinte de l'académie, endroit où sa mission devait normalement se dérouler. Après un rapide briefing, on l'avait lâchée au milieu des humains, au milieu des élèves, avec pour seule consigne : "surveiller le délinquant aux cheveux gris qui en fait n'est pas humain mais qui se mélange à eux jour et nuit depuis qu'il a été mordu". En gros, un gamin qui ne s'accepte pas tel qu'il est et qui risque de tuer tout le monde sur un coup de tête à cause d'une méchante soif.

Au début, elle avait songer à cette mission comme d'un devoir, quelque chose de parfaitement honorable où elle serait assignée au rôle étrange de garde du corps d'un vampire dangereux afin qu'il ne commette rien d'irréparable. Honnêtement, elle n'aurait jamais pensé jouer l'adolescente transie.

C'était exactement le rôle qu'on lui demandait de jouer. Elle devait éviter de se faire remarquer tout en gardant un oeil sur le vampire, de loin, éviter tout contact avec lui pour écarter les soupçons. En résumé, se cacher, espionner, et essayer de rougir puis fuir s'il la voyait. Pathétique. Elle n'avait pas signer pour ça bon sang ! C'était franchement agaçant et ennuyant à mourir. Elle passait ses journées à lui courir après tout en restant le plus discrète possible, à le surveiller depuis l'extérieur quand il avait cours (pour rien au monde elle ne serait resté enfermée dans la même pièce qu'un de son espèce, encore moins si c'était pour suivre le monologue d'un professeur dépressif) et à le reprendre en filature dès qu'il sortait. Surtout que le vampire en question était aussi divertissant qu'un mur. Pas jovial pour un sou. Sincèrement, elle avait souvent, pour ne pas dire toujours, envie de le flinguer pour terminer cette "mission" dégradante et ennuyeuse au plus vite.

Aussi avait-elle décidé de s'octroyer de petits moments de repos. Environs trois tous les jours. Des pauses de quelques heures. Même si son esprit lui rappelait sans cesse que sans elle, les élèves étaient en danger permanent et que la culpabilité de laisser ses congénères sans défense face aux bêtes sauvages qu'ils côtoyaient lui nouait les tripes. Mais bon sang, qu'est ce que cela lui faisait du bien de sortir dans la ville, de revoir d'autres personnes totalement normales qui ne lui prêtaient aucune attention et qui n'attendaient rien d'elle !

C'est perdue dans ses pensées furieuses que Kagame s'engagea sur le chemin d'un parc dont elle ne connaissait encore pas l'existence il y avait quelques secondes. Il n'était pas beaucoup fréquenté, certainement à cause de la chaleur de la journée, mais l'ambiance qu'il y régnait, avec les rires des enfants qui flottaient dans l'air, les discrètes discussions des parents ou des couples venus chercher un brin de romance dans ce lieu, lui réchauffait le cœur et lui arracha un demi-sourire. Elle s'avança lentement jusqu'à une étendue d'eau entourée d'arbres majestueux.

De légers troubles trahissaient la présence de poissons qu'elle n'aurait su identifier, avec les connaissances très limitées dont elle disposait sur les poissons. Elle s'accroupit au bord du bassin et observa avec un brin d'admiration la nage tranquille de ces animaux aquatiques. Empoignant délicatement son casque, elle le mit sur ses oreilles et laissa la musique emplir sa tête de manière apaisante. Elle resta ainsi quelques instants, la tête encore prise de pensées agaçantes.

Elle n'avait pas revu son oncle depuis la dernière fois et c'était certainement mieux comme ça. Elle ne savait pas comment elle aurait réagi à une seconde rencontre, surtout après tout ce qu'il s'était passé et les heures irritantes qu'elle passait à l'académie qui la mettaient à fleur de peau. Sans doute aurait-elle perdu la raison et aurait décharger toute sa colère, sa frustration et tous les autres sentiments plus négatifs les uns que les autres qui la prenaient parfois, sur lui.

Un soupir profond et son casque glissa pour venir reposer autour de son cou, la musique ténue lui parvenant encore. Elle détestait ces moments où elle ne pouvait se sortir de ses songes plus de quelques minutes. Notamment car elle se sentait plus vulnérable que jamais.

Une nouvelle vague de fraîcheur vint agiter ses cheveux devant son visage. Elle s'accrocha à ses épaules, à sa nuque, à son crâne avant de continuer son chemin, non sans avoir murmurer à son oreille un instant. Dans son sillage, elle laissa quelques notes tomber, une voix claire et mélodieuse s'élever en sourdine. Surprise, Kagame se retourna et fouilla l'environnement des yeux, cherchant la provenance de cette soudaine mélopée. Elle se leva prudemment et fit quelques pas vers les arbres avant de s'arrêter. C'était indéniablement une voix de femme qui montait vers le ciel en une plainte émouvante.

Totalement fascinée par ce chant, la Yagari n'osa plus bouger, désormais à seulement quelques pas de l'arbre où était adossée une mystérieuse femme. Sa tenue en particulier attira son attention ; alors qu'elle-même mourait littéralement de chaud alors qu'elle avait pris des habits légers sans être provocants, la femme aux cheveux blancs était accoutrée de lourds tissus et couverte de la tête au pied, sans que ça n'ait l'air de la déranger plus que ça. Elle semblait plongée dans ses pensées, certainement bien sombres au vu de son expression.

Kagame écouta avec admiration ce son sortant de la bouche de l'inconnue. Elle buvait les paroles. Sans s'en rendre compte, elle s'approcha encore, jusqu'à n'être qu'à un petit pas d'elle, mais elle fit attention à ne pas la déranger.

Lorsque les paroles se tarirent, la jeune fille prit une profonde mais silencieuse inspiration, comme si elle avait retenu son souffle tout au long de son écoute. Cela l'avait bouleversée sans qu'elle ne sache pourquoi. Prise d'une envie d'engager la conversation, elle s'assit tout contre le tronc de l'arbre, à quelques dizaines de centimètres de l'inconnue. Espérant qu'elle n'allait pas l'effrayer, elle prit la parole.
"-C'était magnifique..."

C'est tout ce qu'elle trouva à dire. Elle aurait voulu se frapper mais elle n'était pas sûre que l'autre le prendrait très bien et ne s'enfuirait pas. Elle se contenta donc de se sermonner intérieurement sans rien laisser paraître de sa honte.

"-Je pouvais pas m'empêcher d'écouter, ajouta-t-elle."

Un étrange sentiment d'inconfort vint se nicher au creux de son ventre, lui faisant brièvement froncer les sourcils, mais elle ne chercha pas à l'identifier.
______________________

Désolé pour le retaaard ! Mais voilà ce que j'ai réussi à faire. J'espère que tu appréciera ! Merci encore de m'avoir accordé ce RP !
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MessageSujet: Re: Lamentations d'un vampire mélancolique. [Pv Kagame]   Ven 5 Fév - 14:42

Peu avant que tu ne finisses de chanter, au moment même où tu pus revenir à la réalité, tu sentis la présence d'un être vivant : d'une jeune humaine, plus précisément – du moins, si tu en croyais ton odorat. Tu ne percevais aucune hostilité. Seuls de la curiosité, de l'émoi et de la fascination émanaient d'elle – qui te détaillait en silence, buvant chacun des mots qui s'étaient frayés chemin entre tes lèvres. Elle cherchait à se faire discrète afin de ne pas te détourner de tes lamentations mélodieuses et, malgré le fait qu'elle s'approcha de plus en plus – jusqu'à n'être qu'à ta portée de main. Ta cadette reprit son souffle, s'installant aussitôt à tes côtés.

La distance à laquelle elle s'était placée aurait été propre d'une amitié ou de quelqu'un de la famille et aurait sans doutes dérangé quelqu'un d'inconnu, en temps normal ; ce ne fut pas ton cas. Malgré ton indépendance et le fait que tu fuies la foule, évitant parfois les contact avec Autrui, tu aimais être près des gens. Tu manquais cruellement d'affection et les mœurs de ton époque ainsi que ceux de ton pays d'origine n'étaient pas les mêmes qu'ici. Les japonais étaient beaucoup plus froids, plus distants dans leurs relations sociales et tu te devais de contrôler les distances que tu gardais avec autrui afin de ne pas paraître envahissante ou trop osée. Tu ne te permettais d'y faire entorse que lorsque tu connaissais plus ou moins la personne.

C'était magnifique...

Un doux sourire fendit tes lèvres à l'entente de son compliment.
Elle était on ne peut plus sincère, tu le ressentais mais elle semblait avoir honte de t'avoir approché ainsi et, surtout, de t'avoir adressé la parole sans te connaître. Tu voulais la rassurer, la détendre, mais ce n'était pas encore le moment puisqu'elle n'avait pas fini de parler. Ainsi, tu te contentas de la regarder du coin de l’œil, entre les mèches et sous le tissu qui couvraient ton visage partiellement. Tu posas également un main sur le dos de ta mygale afin de lui demander de ne pas s'approcher de ton interlocutrice, lui transmettant ton calme – tu avais senti sa méfiance et son mécontentement car, contrairement à toi, elle n'appréciait pas ce genre d'approches. Ton chien, quant à lui, demeura calme, ayant senti que cette fille ne t'était pas hostile – même s'il restait vigilant, au cas où.

Je pouvais pas m'empêcher d'écouter. ajouta-t-elle, commençant à éprouver un certain malaise – qui, en plus, lui fait froncer les sourcils.

Vous m'en voyez flattée, mademoiselle. Votre compliment me fait considérablement plaisir. soufflas-tu, posant ta tête contre le tronc avant de la tourner légèrement vers ton interlocutrice – lui permettant de voir ton visage sans que le soleil ne puisse te blesser. Soyez en tranquille : je ne mords pas et mes compagnons ne vous feront aucun mal. la rassuras-tu, ajoutant une pointe d'humour à ton commentaire.

Afin d'accentuer tes dires, tu soulevas l'arachnide multicolore et la posas sur ton buste, la caressant comme on aurait caressé un chat ou un tout autre animal de compagnie. Pour toi, c'était normal. N'importe qui, animal ou plante, humain ou vampire, mort ou vivant, avait besoin d'amour, compréhension et compagnie. Et personne n'échappait à la règle, qu'il soit plus ou moins hargneux, farouche ou dangereux. Tes prunelles, bleues-grises glacées à cet instant, prirent une teinte dorée – signe de curiosité et d'intérêt :

Vous aimez la musique, je présume ? commentas-tu, ayant constaté qu'elle portait des casques autour de son cou. Quel est votre genre préféré ? ajoutas-tu, marquant une pause avant de poser une de tes mains sur l'épaule de ta cadette. Ta peau était froide et le ressentait même à travers tes gants. Discrètement, tu gloussas avant d'achever ton discours : Ow ! Veuillez excuser mon manque de courtoisie, j'ai omis de me présenter : mon nom est Amerlyllian Alice Deliverance Die Rosenberg. Vous pouvez m'appeler Alice, si vous le désirez – c'est biens moins complexe, j'imagine. À qui ai-je l'honneur ?
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Kagame Yagari
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MessageSujet: Re: Lamentations d'un vampire mélancolique. [Pv Kagame]   Sam 13 Fév - 15:45

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La voix calme et tranquille qui lui répondit glissa comme un courant d'eau pure hors des lèvres de son interlocutrice. Elle n'était pas extraordinaire, mélodieuse sans être chantante et douce avec une pointe rauque de temps à autres. Seulement, elle semblait sortir du fond de son cœur, avec une simplicité qui la rendait unique, ce que l'on avait pu retrouver dans son chant précédent. Sans être hypnotisant, son timbre était... rafraîchissant.

Suite à son commentaire sur les animaux qui l'accompagnaient, l'inconnue passa doucement sa main sur une arachnide posée sur sa poitrine, ce qui fit écarquillé les yeux de Kagame qui n'avait pas remarqué l'araignée, trop concentrée sur le chant de sa propriétaire. Le chien assis aux pieds de cette dernière non plus d'ailleurs. La Yagari eut un bref frisson d'incrédulité qu'elle tenta de juguler sans succès. Elle qui se pensait plutôt observatrice, cet événement venait de la détromper. Et puis, rien que la mygale en elle-même était un sujet d'émerveillement. On ne voyait pas grand monde se trimballer avec un animal aussi dangereux et parfois propice à la phobie et le caresser aussi familièrement. Non pas que la jeune fille en ait peur, pas du tout ! Elle était juste... surprise. Bref.

Elle profita d'un petit moment de flottement pour observer très brièvement son interlocutrice, chose qu'elle n'avait pas encore faite. La première chose qui la frappa fut son accoutrement, bien qu'elle l'ait déjà remarqué. Elle ne se permettrait jamais de critiquer le style vestimentaire de qui que se soit, seulement, la météo n'était absolument pas propice à toutes ces couches de tissu que portait la femme adossée à l'arbre. Elle devait vraiment avoir très chaud, habillée comme elle l'était. Ensuite, ce fut sa chevelure. De longs cheveux blancs cascadaient sur ses épaules, d'une couleur d'une pureté semblable à de la neige, encadrant un visage aux traits fins et bien dessinés. Pas vraiment commun, en somme. Et puis son corps, qu'elle devinait fin et d'une grande grâce. Tout en cette personne était original tout en étant totalement harmonieux, ce qui interpella Kagame.

La jeune femme reprit la parole de sa voix apaisante, sortant la Yagari de ses pensées. Elle posa plusieurs questions, mais avant de laisser à son interlocutrice le temps de répondre, elle se présenta rapidement. Amerly-machin-chose Alice... Beaucoup trop long ! Songea la jeune fille. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, hein ?

Le sentiment de malaise qui l'avait étreinte lorsqu'elle s'était approchée revint en force et elle se crispa doucement, incertaine encore de la source de cet avertissement que son corps et son esprit lui envoyait. Préférant prévenir que guérir, elle se releva, épousseta légèrement ses habits et s'écarta de quelques pas essayant de paraître la plus naturelle possible pour ne pas vexer l'autre. Elle se sentit un peu mieux une fois un peu éloignée.

Une profonde inspiration lui apporta une once de fraîcheur pour soulager ses poumons meurtris par la chaleur ambiante, et cela eu le mérite de calmer légèrement l'esprit affolé de la jeune fille. Elle se tourna vers son interlocutrice, plongeant son regard un instant dans les yeux aux teintes bleues et dorées, avant de les détourner à nouveau en sentant revenir cette oppression désagréable. Bon sang, qu'est-ce qui va pas avec moi ?! Pesta-t-elle intérieurement. Elle va pas non plus me sauter dessus, faut que je me calme là !

"-Heum... Yagari Kagame. Enchantée. La musique n'est pas ce que je préfère mais j'aime bien avoir un morceau dans les oreilles. Je pense que j'écoute un peu de tout, tant que c'est pas une torture pour les oreilles, répondit-elle après s'être reprise."

Elle passa une main sur son casque en disant cela, presque comme un tic. Elle se doutait que la femme ne le faisait pas exprès, mais elle n'arrivait pas à se détendre complètement en sa présence. Elle se faisait sans doute des idées, mais, malgré tout ce qu'elle se disait pour se rassurer, rien n'y faisait et elle restait sur ses gardes, comme si un lion allait surgir et se ruer sur elle.

"-Je suis désolé de vous avoir dérangé, ce n'était pas mon intention, ajouta-t-elle. Vous prenez des cours de chant ? Nan, 'fin par ce que vous chantez vraiment bien. Genre, vraiment."

La jeune fille perdait petit à petit ses moyens. Elle s'en rendait compte et se serait bien giflée pour ça. Honteuse, elle fixa le chien qui, elle le devinait à son oreille tournée vers elles, était lui aussi sur ses gardes et entreprit de ne pas croiser le regard d'Alice. Sa peau ne s'échauffait pas encore, simplement elle cherchait une échappatoire, un instant pendant lequel elle pourrait contempler le vide et faire le point sur la situation.

"-C'est un de quel race ? Fit-elle en pointant du doigt le canidé. J'aime bien les chiens, mais je ne m'y connaît pas vraiment."

Juste une distraction, histoire de ne pas avoir l'air trop bête à fixer par terre ainsi. Sans s'en rendre compte, elle tritura la hanse de son casque audio.
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MessageSujet: Re: Lamentations d'un vampire mélancolique. [Pv Kagame]   Lun 29 Fév - 17:25

Tu avais hâte que l'hiver s'impose, c'était ta saison préférée – même si toutes te plaisaient en soi : il y avait un temps pour tout. Ainsi, puisque c'était l'époque des pluies, du vent et de la neige, tu ne pouvais pas t’empêcher de te demander pourquoi devais-tu supporter une telle vague de chaleur ? Le climat avait tant changé lors de ces deux derniers siècles… Personnellement, tu te plaignais jamais de quoi que ce soit – du moins, tu ne te plaignais pas du climat ni de ta santé ou autres. Il t'arrivait d'avoir des hauts et des bas, moralement parlant, mais tu faisais avec. Toi, même s'il faisait chaud, tu étais habituée à porter une telle couche d'habits. Mine de rien, ils étaient frais et légers. Tu adorais le satin, c'était un tissu très agréable.

Ta cadette prit une profonde inspiration, ayant clairement plus de mal que toi à supporter ces températures estivales. Son geste sembla la calmer un brin, même si tu avais bel et bien compris que c'était ta présence qui lui procurait ce malaise. Elle plongea brièvement son regard dans le tien avant de le détourner, et ce, indiscrètement. Au fil des secondes, une question sembla se réaffirmer dans ton esprit : et si cette fille était une hunter ? Cela expliquerait le mal-être qu'elle éprouvait en ta présence. Tu étais plus humaine que les humains et même tes congénères hésitaient parfois puisque le parfum que tu dégageais était inusuel – celui des lys blancs : subtile, sucré et raffiné. Qui aurait dit que cette odeur sucrée était elle-même produite par ton corps ? En effet, elle était due à une molécule présente dans ton sang. Des filles de la Night Class étaient même venues à te demander où est-ce que tu achetais ce parfum mais, à défaut de pouvoir leur répondre ou de leur mentir, tu disais toujours que c'était un secret. Enfin. Là n'était pas la question. C'était cette fille qui t'intriguait : tu n'étais pas bien douée pour pister les hunters par leur présence, à moins qu'ils ne te soient hostiles ou éprouvent des émotions et des sentiments dits mauvais ou intenses.

Heum... Yagari Kagame. Enchantée. La musique n'est pas ce que je préfère mais j'aime bien avoir un morceau dans les oreilles. Je pense que j'écoute un peu de tout, tant que c'est pas une torture pour les oreilles. te répondit-elle quand elle fut en mesure de le faire. Elle passa une de ses mains sur son casque, soutenant ses dires quasi involontairement. Je suis désolée de vous avoir dérangé, ce n'était pas mon intention. s'excusa-t-elle, poursuivant aussitôt : Vous prenez des cours de chant ? Nan, 'fin par ce que vous chantez vraiment bien. Genre, vraiment.

Indéniablement, ton interlocutrice perdait ses moyens.
Son compliment te fit sourire mais tu ne répondis pas directement parce que ton attention se focalisa temporairement sur son nom : Kagame Yagari ? Yagari… N'était-ce pas le nom de famille d'un de tes collègues ? Si, visiblement c'était le cas mais… était-ce un nom commun ou rare, ici ? Tu n'en savais pas grande chose mais, ton intuition niait le fait que ça puisse être une coïncidence. Cela ne faisait que quelques années que tu étais arrivée au Japon et tu n'étais pas familiarisée avec les noms courants de la région. Visiblement gênée, ta cadette fixa Ludwig qui ne tarda point à lever l'oreille, la tournant vers vous – il demeurait vigilant, comme la brunette.

C'est un de quel race ? ajouta-t-elle, pointant ton ami quadrupède du doigt – changeant ainsi de sujet : elle n'arrivait plus à te regarder en face. J'aime bien les chiens, mais je ne m'y connaît pas vraiment.

Silencieusement, tu invitas ton chien à s'approcher – sans arrêter de flatter l'arachnide. Tu fis comme si tu n'avais pas remarqué l'état nerveux de la jeune fille – qui triturait son casque. Peinard, le grand canidé se leva et s'assit en face de toi, te donnant un petit coup de museau. Ensuite, il s'affala sur l'herbe et posa sa tête sur tes cuisses, poussant un petit soupir d'aise : il préférait avoir un oreiller plutôt qu'avoir la tête directement sur le sol et ça avait le mérite d'être clair. Un petit gloussement précéda ta réponse – qui ne se fit pas trop attendre :

Ludwig est un Terra-nova. Sa taille est imposante mais il est encore jeune, il n'a pas cessé de grandir. Si vous le souhaitez, vous pouvez le caresser : il ne mord pas, c'est un adorable petit mâle. répondis-tu, caressant la tête de ton chien avec ta main libre. Je vous remercie également pour votre compliment, Mlle. Yagari. J'ai autrefois suivi un enseignement artistique, en effet, mais ce fut à il y a bien trop longtemps... précisas-tu, marquant une courte pause avant de lever les yeux en direction de ta cadette. Dites… Par hasard, seriez-vous de la famille de Yagari-sensei ? continuas-tu, élargissant ton sourire. Si c'est le cas et que vous entreprenez le même genre d'occupation que votre aîné, soyez tranquille. C'est à cause de ma nature que vous perdez les moyens. ajoutas-tu, lui faisant comprendre implicitement que tu n'étais pas humaine.Je n'ai pas la même aura que mes congénères, il arrive que l'on me confonde avec une humaine ou qu'on doute. Ce n'est pas plus mal, j'aimerais dire.

Sur ces mots, tu ris doucement.
Contrairement aux autres vampires, tu t'en fichais que l'on sache ou pas si tu en étais une. Tu ne détestais pas les humains et tu les traitais comme tes égaux – du moins, tu essayais parce que certains trouvaient le moyen pour te prendre de haut ou être désagréables. Au fil du temps, l'impression que tu avais vis-à-vis des nouvelles générations se renforçait : l'honneur et la courtoisie n'étaient plus de mise, il fallait croire… Et, beaucoup passaient plus de temps à s'entre-tuer plutôt qu'à faire avancer leur civilisation : ils n'exploitaient pas les moyens qu'ils avaient à leur portée ou ils ignoraient ce qu'ils avaient déjà – cherchant à avoir plus, à combler les vides matérialistes qu'il y avait dans leur quotidien.

Finalement, il n'y a pas tant de différences entre les humains et les vampires...
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Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Jeu 10 Mar - 14:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lamentations d'un vampire mélancolique. [Pv Kagame]   Mar 8 Mar - 21:54

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L'être gracile ne fit aucune réflexion, mais son regard singulier transperçait Kagame, qui se sentait presque intimidée par ce simple fait. Il n'émanait pourtant aucune dangerosité de l'enveloppe corporelle féminine en elle-même, mais ce qu'il y avait à l'intérieur était un tel mystère que ça en devenait angoissant. La hunter haïssait ne pas voir l'esprit de ses interlocuteurs, elle qui avait l'habitude de la franchise et de la simplicité parfois surprenant voire désarçonnante de son entourage, le mur que lui opposait celui de la jeune femme la déstabilisait et elle se retrouvait comme une imbécile à perdre ses moyens pour un rien. Même les discrets sourires qui illuminaient parfois brièvement son visage la laissaient avec un arrière-goût désagréable dans la gorge, comme si elle cachait quelque chose derrière ces ses gestes amples et gracieux. Je psychote encore... Mais elle me stress carrément !

Le chien se leva sur un signe de la femme et vint nicher sa truffe sur les cuisses de cette dernière, soupirant d'aise lorsqu'il fut correctement installé. Un gloussement s'échappa des lèvres fines avant qu'elle ne réponde de sa voix mélodieuse.

 Ludwig est un Terra-nova. Sa taille est imposante mais il est encore jeune, il n'a pas cessé de grandi. Si vous le souhaitez, vous pouvez le caresser : il ne mord pas, c'est un adorable petit mâle.

Un simple mouvement négatif de la tête déclina l'offre de caresser l'animal. Elle préférait ne pas trop s'approcher, surtout que le chien lui-même n'apprécierait pas forcément un tel geste d'affection d'une inconnue, du moins, c'était ce qu'elle pensait. Comprendre les animaux n'était pas encore dans ses cordes, contrairement peut être à d'autres.

Je vous remercie également pour votre compliment, Mlle. Yagari. J'ai autrefois suivi un enseignement artistique, en effet, mais ce fut à il y a bien trop longtemps... Dites… Par hasard, seriez-vous de la famille de Yagari-sensei ? Si c'est le cas et que vous entreprenez le même genre d'occupation que votre aîné, soyez tranquille. C'est à cause de ma nature que vous perdez les moyens. Je n'ai pas la même aura que mes congénères, il arrive que l'on me confonde avec une humaine ou qu'on doute. Ce n'est pas plus mal, j'aimerais dire.

Si elle écarquilla les yeux au titre attribué à Tôga et se retint de pouffer, elle se calma bien vite en entendant la suite. Un vampire, encore une fois. Cette ville devait en être infestée, notamment à cause de cette stupide académie. Kagame avait réussi à glaner quelques informations à ce sujet, et avait appris l'existence de deux Sang-Purs, dont la fameuse rousse. Deux Sang-Purs au même endroit, ça devait forcément attirer les vermines et les charognards, de la plus haute catégorie à la plus basse.

Un instinct primaire la poussa à porter la main à sa ceinture, où se dissimulaient deux revolvers en parfait état, chargés et prêts à faire feu. Elle n'empoigna aucun d'entre eux mais laissa ses doigts caresser doucement la crosse d'une des deux armes. Ce malaise qu'elle ressentait depuis le début de cette conversation venait donc de la nature de cette... femme ? Comme quoi, bien maquillé et bien parfumé, même un loup peut ressembler à un agneau... Son esprit, qui tentait de la prévenir depuis le début, calma légèrement l'alarme qui sonnait dans sa tête, semblant lui dire : « Je te l'avais dit, mais tu ne m'écoute pas, tant pis pour toi ! »

"-J'ai bien un lien avec cet homme, répondit-elle d'un ton presque sec, tous ses muscles tendus à leur extrême. Et si vous entendez par « occupation » le fait d'exterminer les rats qui courent dans les rues, alors pas d'erreur, c'est ce que je fait le mieux, enchaîna-t-elle, dissimulant une lourde menace dans ses paroles."

Insister sur sa force pouvait lui permettre d'empêcher l'autre de se laisser séduire pas l'idée d'un affrontement, peut être qu'elle y réfléchirait à deux fois avant de s'attaquer à elle. Certes, ce n'était pas très subtil, mais Kagame espérait que cela ferait son effet. Et, croyez le ou non, elle faisait des efforts récompensés de progrès pour ne pas être trop acerbe et voir ce que la vampire avait dans le cœur avant de tirer. Elle n'en restait pas moins sur ses gardes, prête à bondir, dégainer et abattre s'il le fallait. Et si elle ne pointait pas d'ors et déjà le canon d'un de ses pistolets sur le crâne de la vampire, ne serait-ce que par mesure de sécurité, c'était autant par politesse que pour éviter de la mettre en colère.

Connaître la cause de cette sensation de danger imminent la soulageait paradoxalement d'un poids. Elle pouvait maintenant fixer dans les yeux son adversaire, plongeant au cœur de son âme pour tenter de déchiffrer ce bloc de marbre qu'on lui opposait, sans réel succès pour le moment. Elle avait conscience qu'elle avait tendance à ne voir que le noir chez cette autre race, mais personne ne lui avait encore montré la palette de couleurs qu'ils pouvaient receler, alors elle se contentait de cette teinte sombre, bien qu'elle engendre souvent un conflit. En même temps, être hunter et se retrouver chaque jour confronté à l'horreur dont ces monstres pouvaient faire preuve n'aidait pas à voir la lumière nichée dans leur cœur.

"-Et eux, ils sont normaux au moins ? Ironisa-t-elle en désignant rapidement du menton les deux animaux."

Quoique, si le chien se transforme en Cerbère à trois tête et l'araignée en gigantesque tarentule, ça ne m'étonnerait peut être même pas. Remarque, si les vampires existent et se mêlent aux humains, pourquoi pas ce genre de monstre là ? Bon, ok j'exagère un peu. Mais elle avait le droit de se poser des questions. Il était vrai que les vampires n'étaient, dans sa plus tendre enfance, que des personnage de contes et légendes, avide et assoiffés de sang humain, certes, mais imaginaires, et ils le restaient pour presque toute la population. Dans ce cas-là, un loup-garou pouvait très bien sortir d'un livre de mythes, accompagné de centaures, de harpies ou encore de chimères.
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MessageSujet: Re: Lamentations d'un vampire mélancolique. [Pv Kagame]   Mar 22 Mar - 16:03

Les réactions de ton interlocutrice se succédèrent au fur et à mesure qu'elle t'entendait parler. Au début, elle sembla amusée par ta façon de parler de ton collègue. Ensuite, son visage se décomposa et vint même à effleurer l'une des armes qu'elle avait au niveau de la ceinture – bien dissimulées. Méprisait-elle à ce point tes congénères ? Ce n'était point une surprise, la plupart des hunters vous considéraient comme des monstres assoiffés de sang… Tu n'allais pas dire qu'ils avaient tort, il y avait vraiment des vampires violents qui manquaient sérieusement de self-control.

Néanmoins, il y avait aussi des gens comme toi, qui n'avaient pas goûté au sang humain ou, du moins, qui ne mordaient que ceux qui le leur proposaient de plein gré. Toi, tu n'avais bu du sang humain qu'à trois reprises, les trois avec des amants de confiance : les deux premières avec ton fiancé, le hunter, et l'autre avec un humain normal auprès duquel tu avais passé six ans de ta vie. Si tu étais aussi faible physiquement et que tu as toujours été en mauvaise santé, c'était bien parce que tu refusais de te nourrir comme il se doit. Même enfant, tu ne prenais pas l’énergie de beaucoup de personnes. Tu en prenais parfois à Solace ou quand un employé de la maison te traitait mal et qu'il se trouvait à ta portée, aussi. Tu as été élevée comme une humaine et tu pouvais subsister avec des douceurs ; alors, le sang ne t'était pas indispensable.

La découverte des Bloody Tablets fut un cadeau du ciel, selon toi.
Encore est-il, elles répugnaient beaucoup de tes congénères de part leur goût fade. De plus, elles ne pouvaient pas être assimilées par les Level E. Toi, de ton côté, tu mélangeais les BT avec de l'eau et du sucre, tu n'éprouvais nul besoin de mordre qui que ce soit. Parfois, des élèves se moquaient même de toi, à cause de ça, mais tu n'en tenais pas rigueur. Il y avait-il quelque de mal au fait de ne pas boire du sang ? Au fait de vouloir l'Harmonie entre les humains et les vampires, jadis perdue ? Cette haine était exacerbée et désolante…Heureusement, quelques groupuscules cherchaient à rétablir la paix et tu aimais cette idée d'avoir une institution privée qui mette les humains et les vampires en contact plus ou moins direct – même si les élèves de la Day Class l'ignoraient.

J'ai bien un lien avec cet homme. affirma-t-elle, parlant sur un ton presque sec. Même si elle était crispée, tendue à plus en pouvoir, tu demeurais sereine. Tes pensées ne tardèrent point à être confirmées : Et si vous entendez par « occupation » le fait d'exterminer les rats qui courent dans les rues, alors pas d'erreur, c'est ce que je fait le mieux.

Veuillez ne pas confondre une musaraigne avec un rat. Il est bien connu que tous les rongeurs sont différents et ont autant leurs qualités comme leurs défauts. soufflas-tu, caressant doucement ton chien ; s'il ne te savait pas aussi calme, il aurait sûrement grogné sur la brunette puisqu'il n'appréciait pas son attitude.

Kagame Yagari était, elle aussi, une hunter.
D'ailleurs, ne venait-elle pas de te menacer ? Sans doutes, mais tu ne te sentais pas pour le moins concernée. Tu n'avais pas envie d'avoir d'être en mauvaise posture avec cette jeune humaine. Te provoquait-elle ou te jaugeait-elle ? Tu ne voulais de problèmes avec personne, à vrai dire, et tu évitais toutes les confrontations avec adresse et diplomatie – du moins, tant que ça en était possible. En tout cas, tu sentais qu'elle se faisait violence de ne pas t'attaquer directement ou te mettre en joue dès le début – ne serait-ce que par politesse. Visiblement, connaître ta nature semblait l'avoir soulagée, d'une certaine façon. C'est pourquoi, la nipponne se permit à nouveau de plonger son regard dans le tien. Tes yeux ne reflétaient que de la douceur ainsi qu'une profonde mélancolie que tu cachais sous tes sourires.

Et eux, ils sont normaux au moins ? termina-t-elle avec ironie, désignant les animaux qui t'accompagnaient.

À l'entente de cette dernière remarque, tu ne pus t’empêcher de rire. C'était le première fois que quelqu'un te la faisait, celle-là. Tu posas une main sur les yeux de la pokie avant de l'inviter à reprendre place sous ta cape et, à contrecœur, l’arachnide s'installa sous tes cheveux, dans le creux de tes reins. Ludwig se redressa, te permettant de te lever – tu ne fis aucun geste brusque, au cas où ta cadette venait à se méprendre sur tes intentions.

Mes compagnons sont parfaitement normaux, n'ayez crainte. répondis-tu, réajustant ta capuche sur tes yeux – la lumière te dérangeait et, de ce fait, tes pupilles se contractèrent en fines fentes. Vous savez ? Le monde n'est ni blanc ni noir, certains le pensent gris, mais il n'en est pas moins : il y a une palette de couleurs aussi vastes qu'il n'y a d'êtres sur Terre. Certaines couleurs peuvent se ressembler mais ne sont pas pour autant la même : ce sont des nuances et il y en a des plus ou des plus sombres mais toutes sont nécessaires – d'une certaine façon. Chacune a son rôle dans les fresques de l'Existence car on ne saurait apprécier les autres teintes sans elles. Ne pensez-vous pas ? continuas-tu, utilisant plusieurs figures de style dans ton discours. Vous avez sûrement été témoin de maintes horreurs perpétrées par mes semblables, Mlle. Yagari. Néanmoins, sachez qu'on ne se doit point de juger une espèce par le biais des agissements de quelques individus. « Des mauvaises personnes, il y en a partout et la méchanceté ou le vice n'ont pas de visage, comme la bonté ou la vertu. Depuis que je tente de voir ceux qui nous entourent comme des individus et non comme un collectif, il m'est beaucoup plus agréable vivre dans cette société – et ce, malgré LEUR existence. » — c'est ce qu'une personne qui m'était chère m'a dit, jadis. Pourtant, cet homme pensait comme vous, au début. Vous êtes jeune, vous êtes encore à temps de voir le monde avec d'autres yeux que ceux de la haine archaïque qui confronte nos races… Après tout, n'avons-nous pas des origines communes ?

Ces mots que tu lui avais révélés étaient des paroles prononcées par Mathew, le hunter avec qui tu as vécu une bonne partie de ta vie. Il avait réalisé ça tout seul et, s'il avait changé d'avis alors qu'il était des plus radicaux, c'était parce qu'il t'avait connu et vécu à tes côtés. Cette fille était libre de l'interpréter comme bon lui semblait mais ton message te semblait être clair : tu comprenais qu'elle ait vu des choses horribles et des vampires tout aussi monstrueux mais ce n'était pas une raison pour croire que tous étaient ainsi. Tu n'étais pas une personne très bavarde en soi, mais, quand il s'agissait d'argumenter ou qu'un sujet plaisant était abordé, tu pouvais vite épuiser ton quota de mots mensuel. Tu arboras une expression aussi douce que tu semblais preste triste ou déçue. Pourtant, un mince sourire demeurait figé sur tes lèvres. Lentement et sûrement, tu contournas ta cadette et t'éloignas d'elle, lui adressant un petit signe de main en guise de salut.

Ce fut un plaisir de faire votre connaissance, Mlle. Yagari. J'espère que nous aurons l'occasion de nous revoir et de discuter dans une situation plus... adéquate. fis-tu, haussant un peu la voix.

Tu regagnas aussitôt les allées du parc, suivie de près par ton terra-nova.
Vous alliez retourner à l'Académie Cross, désormais.
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MessageSujet: Re: Lamentations d'un vampire mélancolique. [Pv Kagame]   Sam 2 Avr - 16:48

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La tension de Kagame aurait tout aussi bien pu être représenté par un fin et silencieux serpent étendant ses anneaux et glissant sur l'herbe avec la grâce qui caractérise cette famille animale. Un reptile qui se serait enroulé autours du pied de la jeune fille en faisant jaillir sa langue fourchue. Il aurait commencé à monter le long de sa jambe en douceur, presque comme s'il ne voulait pas l'effrayer. Tendre attention avant de lui enserrer la gorge, forçant son cœur à un rythme effréné et sa respiration à un mince filet d'air.

— Veuillez ne pas confondre une musaraigne avec un rat. Il est bien connu que tous les rongeurs sont différents et ont autant leurs qualités comme leurs défauts.

Le serpent joua de ses anneaux qui brillèrent au soleil, éclatantes de milles nuances émeraudes. Il posa sa tête sur l'épaule de la Yagari, la fixant d'un de ses yeux noirs et malicieux. Ce n'était pas exactement la réponse qu'elle attendait, du moins, si elle en attendait une. Elle ne savait pas vraiment comment l'interpréter. Les mots que cette phrase en apparence banale cachait ne lui sautaient pas vraiment aux yeux. Peut être était-ce un signe de peur ou au moins d'un mince frisson d'inquiétude. Peut être espérait-elle la tromper en jouant l'agneau innocent. Ou peut être était-elle réellement cet agneau-là.

Kagame avait du mal à imaginer en cette femme en apparence fragile un des monstres qui lui assuraient son argent de poche. Si on excluait la quantité monstrueuse de tissu qui la recouvrait, elle avait l'air si frêle qu'il suffirait d'un coup de vent un peu brusque pour la faire tomber. Évidemment ça ne devait pas être la cas, loin de là. Et pourtant, même en sachant la réelle nature de l'être en face d'elle, la hunter peinait à s'imaginer des crocs acérés poindre derrière ses lèvres et une bête sanguinaire dissimulée derrière cette peau trop blanche.

Sa bouche resta obstinément fermée et ses yeux ne lâchèrent pas son interlocutrice une seule seconde malgré tout. Pour tout hunter, peu importait l'apparence que revêtait la menace, si elle se montrait, il fallait l'éliminer. Alors elle attendrait, à l’affût, le moindre signe qui prouverait la dangerosité. Mais pour l'instant, elle pouvait lui laisser le bénéfice du doute sans pour autant baisser sa garde. Le reptile vert se laissa lentement glisser, desserrant doucement ses anneaux pour permettre à sa victime de respirer plus calmement et à son cœur de reprendre petit à petit un rythme modéré.

— Mes compagnons sont parfaitement normaux, n'ayez crainte.

Lorsque l'être blafard rit, laissant sa voix cristalline se perde dans les airs avant de se relever, le serpent sursauta et siffla furieusement, remontant prestement se loger du cou de Kagame, dans un geste presque protecteur. La mygale avait disparu et le chien s'était décalé de quelques pas. La main se crispa sur la crosse d'une arme, faisant blanchir ses phalanges sans pour autant la dévoiler au soleil insistant. Elle attendait la suite pour se décider.

Vous savez ? Le monde n'est ni blanc ni noir, certains le pensent gris, mais il n'en pas moins : il y a une palette de couleurs aussi vastes qu'il n'y a d'êtres sur Terre. Certaines couleurs peuvent se ressembler mais ce n'est pas pour autant la même : ce sont des nuances et il y en a des plus ou des plus sombres mais toutes sont nécessaires – d'une certaine façon. Chacune a son rôle dans les fresques de l'Existence car on ne saurait apprécier les autres teintes sans elles. Ne pensez-vous pas ? Vous avez sûrement été témoin de maintes horreurs perpétrées par mes semblables, Mlle. Yagari. Néanmoins, sachez qu'on ne se doit point de juger une espèce par le biais des agissements de quelques individus. « Des mauvaises personnes, il y en a partout et la méchanceté ou le vice n'ont pas de visage, comme la bonté ou la vertu. Depuis que je tente de voir ceux qui nous entourent comme des individus et non comme un collectif, il m'est beaucoup plus agréable vivre dans cette société – et ce, malgré LEUR existence. » — c'est ce qu'une personne qui m'était chère m'a dit, jadis. Pourtant, cet homme pensait comme toi, au début. Tu es jeune, tu es encore à temps de voir le monde avec d'autres yeux que ceux de la haine archaïque qui confronte nos races… Après tout, n'avons-nous pas des origines communes ?

Une sorte de tristesse sembla se peindre sur le visage immaculé de cette femme qui semblait si douce avec ce sourire qui ne voulait pas la quitter. Ses paroles, qu'on pourrait aisément comparer à quelques poésies ou que certains philosophes auraient à envier, étaient empreintes d'une douce odeur de mélancolie, d'une bonté rosée. A l'extérieur, Kagame se forçait à garder un masque de marbre, mais elle le sentait se fissurer au fur et à mesure que les mots glissaient jusqu'à son cœur, l'enveloppant pour lui faire comprendre toutes leurs nuances et leur importance.

Elle ne s'attendait pas à cela et était peut être trop choquée pour parler. Les phrases qui plus tôt ne demandaient qu'à sortir reculaient maintenant dans sa gorge, comme effrayées par la sagesse de l'être fantastique qu'elle considérait comme la plus abominable création de la vie. Un mythe meurtrier, subsistant en détruisant d'autres vies innocentes. Tout comme l'homme, en somme.

Le serpent siffla paresseusement et ses anneaux se mouvèrent pour se dérouler, libérant à nouveau le cou. Il s'accrocha aux hanches de la jeune fille pour se glisser au sol, silencieux comme une ombre, sa peau lisse délaissant totalement la jambe pour rejoindre en ondulant l'herbe verte.

— Ce fut un plaisir de faire votre connaissance, Mlle. Yagari. J'espère que nous aurons l'occasion de nous revoir et de discuter dans une situation plus... adéquate.

Et elle s'éloigna, accompagnant sans le savoir le reptile dont les écailles brillèrent une dernière fois avant qu'il ne se volatilise. Un papillon curieux se posa à l'endroit même où il avait disparu. Kagame, interloquée par cette brusque fin de conversation, suivit des yeux les silhouettes qui empruntaient les allées du parc sans pouvoir prononcer un mot. Elle se sentit un instant coupable de les avoir délogés, tous les trois, mais se rembrunit aussitôt. S'ils étaient partis, c'était de leur plein gré et aucunement de sa faute, elle n'avait rien à se reprocher. Elle n'avait qu'à pas chanter en plein milieu du parc !

Son dos vint se poser contre l'écorce de l'arbre au pied duquel l'herbe portait encore la preuve que quelqu'un de spécial s'y était assis. Un mince sourire fleurit au coin de ses lèvres. Un souffle presque inaudible les franchit et flotta dans l'air, se laissant paresseusement guider par les courant. Un seul mot, simple, et pourtant, elle n'avait aucune idée de pourquoi elle le prononçait, surtout maintenant qu'elle était seule. Mais son cœur agissait indépendamment de son esprit, et lorsqu'elle le libéra de la prison de son corps, elle se sentit peut être un peu mieux.


"-Merci."
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