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 De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki

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Sumire Hôjô

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MessageSujet: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Mar 16 Aoû - 21:57

détails
Dans l'or de ses yeux
Combien de temps pourrait-elle compter avant que l'odeur de son sang n'attire le reste de la famille ? En mourrait-elle ?
ft. Tyki
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« – Que Dieu nous garde, ma fille. Si par malheur vôtre grand-père venait à passer ce soir et qu'il vous voyez vêtue comme une va-nu-pieds et chaussée comme l'un des leurs, il en serai terminé de ma vie. »

La voix un peu chevrotante la vieille Rasen, Nourrice dans cette maison depuis la naissance du premier fils des Hôjô plus d'un millénaire en arrière, avait presque agressé les oreilles délicate de sa pupille. Pieds nus, sous sa chemise de nuit, avachie sur son lit, les yeux perdus dans le plafond, Sumire pourtant n'avait pas esquisser le moindre geste pour alléger la peine de la pauvre femme. Elle était comme totalement absente de son propre corps. La vieille nourrice tapota affectueusement l'un de ses mollets apparents puis, habituée à l'attitude farouche de sa jeune maîtresse elle avait quitté la chambre sans ajouter un mot. Rasen se plaisait à dire que ce n'était pas la faute de la petite Demoiselle si les choses avaient tournées ainsi mais parce qu'elle avait été mal éduquée par ses parents. Si personne ne pouvait douter de son niveau d'érudition, elle avait en revanche adopté une attitude très laxiste vis à vis des règles de la société. Elle n'avait aucun sens commun. Il n'était pas rare de la voir répondre spontanément des attaques virulentes qui pourtant dans ses yeux n'étaient jamais plus que de la profonde honnêteté. Si son attitude était encouragée par son père et sa mère, elle aurait sans doutes possibles été réprouvé violemment par le patriarche de la famille. Hôjô Murasame était un homme strict, dur qui avait un sens propre et avisé de la bienséance mais comme beaucoup d'autres avant lui, il était démuni face au visage de sa petite fille. Alors, comme il ne pouvait se résoudre à la punir elle, il punissait le personnel qui était chargé de l'éduquer ou de l'habiller.  Sumire, elle, avait sans doutes accepter le fait que ce comportement était normal et que tant qu'elle vivrai il y aurait des gens pour payer à sa place le prix de ses erreurs. L'idée, en elle-même, ne lui paraissait pas terrible ; elle s'en accommodait.

A cette distance, bien sur elle ne pouvait pas entendre le bruit de la vie dans la maison, mais elle pouvait parfaitement imaginée sa mère, richement vêtue donnant d'une voix posée toute une liste d'ordres précis à propos de la soirée qu'elle était en train d'organiser. Étrangement sobre pour ce que la petite Princesse pouvait en juger depuis sa place actuelle. La maison était loin de l’effervescence habituelle. Le nombre d'invité était réduit également, on le lui avait expliquer. Elle ne s'était pas préoccupée de la raison de cette rencontre presque intime entre les deux familles et seulement signaler à sa mère qu'elle ne souhaitait pas se tenir à leur côtés. Qu'elle ne prendrait pas part.  Isanami était restée pensive un moment mais avait posé ses lèvres sur le front de sa fille avant de dire que c'était sans importance.  Qu'elle était cependant tenue de saluer son grand-père si d'aventure il daignait leur rendre visite comme il avait dit qu'il le ferai peut-être. Elle avait donc refusé de quitter ses vêtements de repos pour une rencontre si courte et seulement probable.  Elle savait qu'elle serai bien reçue par l'homme quelque soit la façon dont elle se présenterai à lui.

« – Vous finirez par faire tuer tout le monde dans ce manoir avec cette attitude. »

Avait même déclaré une femme de chambre à son attention, sans la regarder cependant, prétendant être concentrée sur les longs cheveux qu'elle démêlait avec application.

« – Ton sang seul est une insulte pour Grand-père. Ce n'est pas moi mais ton origine qui pose un problème, tu devrais t'en souvenir. Je n'apprécie pas la façon dont tu d'adresse à moi. »

Elle avait répondu, laconiquement, sans hausser la voix ou sans même lever les yeux de la partition qu'elle était en train de lire. Mais c'était peut-être cela qui angoissait le plus la bonne.  Cette façon dont elle savait se déculpabiliser de tout. Se poster en dehors de ce qu'elle déclenchais. Sur un plan plus général pourtant, Sumire était connue – comme ses propres parents – pour ne pas se mêler des « petits problèmes sanguins » des autres. C'était la raison pour laquelle quelques Level D stabilisés travaillaient dans la demeure. Les Hôjô avaient toujours  préféré embaucher des gens qui travaillaient bien que des gens bien nés.

Depuis, la jeune vampire était étendue sur son lit, parfaitement immobile, comme une poupée de porcelaine. Elle comptait mentalement les battement de son cœur. Ses inspirations. Parfois , si elle se concentrait bien elle pouvait même entendre le son de son propre sang qui battait dans ses veines. Ce bourdonnement, insignifiant , déclenchait chez elle une fascination morbide à propos de la vitesse avec laquelle il s’écoulerait de son corps si elle laissait une ouverture assez importante. Resterait-elle consciente assez longtemps pour le compter ?Combien de temps pourrait-elle compter avant que l'odeur de son sang n'attire le reste de la famille ou du personnel ? En mourrait-elle ? Les questions se bousculaient dans son esprit égrainant le temps plus rapidement qu'elle ne le sentait.  La nuit était déjà tombée, elle pouvait même devenir que son père était rentré à la maison. Susumu était sans doutes encore à l'étranger. Les invités devaient même déjà se presser dans le salon.  Le repas avait sans doutes commencé, touchait-il à sa fin ?  Combien de temps resteraient-ils ? Fredonnant un « Rigaudons » pour clavecin elle s'était assise, avais dédaigné le substitut de sang qu'on avait posé sur sa table de chevet et n'avait pas porté l’œil sur la desserte chargée de nourriture qui avait été abandonnée dans la chambre. Qui l'avait apporté ? Elle ne se souvenait pas. Posant ses pieds nus sur le sol frais, la jeune femme ne pris pas la peine de défroisser la soie de sa chemise de nuit et avait quitté sa chambre pour déambuler dans les couloirs du manoir.

Elle fredonnait encore, le même air. Elle ne s'était arrêtée qu'un court instant quand elle avait poussé la porte de bibliothèque. La pièce était construite juste au dessus du Salon dans lequel se tenait le repas. Debout au centre de la pièce elle avait baissé la tête vers le carrelage en marbre et écouté avec attention le bruit de la vie en dessous de ses pieds. Elle percevait le son des conversations, des couverts. Instinctivement elle synchronisa sa respiration avec la musique légère qu'elle percevait. Petit à petit elle avait recommencé à fredonner , murmurant les parole de la chanson que les convive écoutaient. Une pièce qui avait été écrite pour sa mère du temps ou elle était elle-même cantatrice. Elle avait attrapé un livre d'image, un livre de contes pour enfant qu'elle se souvenait avoir lu avec son frère dans ses jeunes année et chantonnant encore elle s'était mécaniquement dirigée vers l'assise engoncée dans la fenêtre. C'était l'endroit qu'elle préférait pour lire.  La fenêtre donnait vue sur les jardins à la française de la maison et à cette heure la lune illuminait étrangement ces derniers. Elle aimait cet éclat argenté, le trouvait apaisant. Sumire avait levé les yeux de la couverture de son livre pour admirer avec anticipation le paysage sublime des jardin mais ses yeux se perdirent brutalement dans des puis d'or en fusion. Une couleur chaude, intense, qui donnait presque l'intention de vivre. Dans un premier temps elle n'avait pas saisit la différence brutale de couleur mais son regard s'était posé sur un visage qui avait de familier la proximité temporelle. Le choc survint. Silencieusement.  Elle avait seulement fait un pas en arrière, sa chanson s'était tus dans sa gorge et le livre avait provoquer un « POC !' sonnore en rencontrant le sol. La seconde suivante, elle avait légèrement penché le visage vers la gauche, détaillant l'homme des yeux, sans pudeur. Comme si elle cherchait à prouver sa véracité.

« –Pourquoi es-tu là? »

Elle avait demandé calmement, sans préambule. Étrangère à toute forme de politesse ou d'étiquette. Seulement curieuse à propos de sa présence. Elle ne se baissa pas pour ramasser le livre. Elle ne le lâchât pas des yeux. De crainte sans doutes qu'il disparaisse soudainement.

Voilà pour ce premier post ! je suis disponible pour modifier si quelque chose ne te conviens pas.


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Tyki Mikk

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Mar 16 Aoû - 23:49

Lorsque le comte millénaire avait reçu cette invitation il ne put s'empêcher de rire pendant un moment, tant il était ravi. Rencontrer une telle famille, si illustre et qui avait su s'affirmer, subsister dans le temps, c'était une aubaine à ne pas manquer. Aussi, il avait invité la totalité des "Noah" comme il les appelait à venir se joindre à la fête, ne leur laissant pas vraiment le choix de refuser, au grand de Tyki qui n'en avait aucunement l'envie. En effet il avait prévu de préparer un minimum les cours qu'il donnerait bientôt, ne voulant pas ruiner sa couverture dès le premier jour mais malheureusement ça n'était pas de l'avis du comte. C'est donc contraint pour ne pas dire forcé qu'il se rendit à cette fête organisée en leur honneur en compagnie des autres. C'était une grande et riche demeure où l’opulence et le luxe étaient volontairement affichés, ce qui était une vraie lubie chez ces gens, comme chez beaucoup de nobles, avouons-le... Mais quoi qu'il en soit il ne comptait pas s'en plaindre, il attendrait simplement le bon moment pour se faufiler et aller trouver un endroit calme pour se détendre.

Après que chacun se soit salué, il profita d'un instant où le comte, qui s'était débarrassé de son déguisement habituel, offrit un bouquet de roses noires à la charmante Isanami en signe de reconnaissance pour traverser le mur le plus proche et disparaître. Il avait ensuite erré un bon moment, un trop long moment à son goût dans les longs couloirs de cet endroit. Il avait même perdu le fil des pièces qu'il comptait quand il trouva enfin un endroit appréciable pour s'installer, au premier étage de la demeure. Il entra dans la-dite pièce, une bibliothèque imposante, et marcha le long des étagères, scrutant silencieusement le titre des divers livres qui y étaient soigneusement rangés. Reconnaissant un ouvrage dont le nom de l'auteur lui était familier, il s'en saisit doucement et effleura la couverture lisse du bout de ses doigts gantés.

Il vit alors un fauteuil à bascule qui lui semblait confortable et à côté duquel se trouvait une table d'appoint. Il retira alors son manteau, sa veste, sa cravate et ses gants qu'il plia impeccablement avant de les poser dessus et d'y ajouter son haut de forme. A vrai dire, il avait quitté la pièce tellement vite qu'il n'avait même pas eu le temps de se débarrasser et c'est d'un geste distrait qu'il posa sa canne contre le mur, s'asseyant confortablement. Il croisa les jambes et déboutonna les premiers boutons de sa chemise d'une main, en relevant le col, tandis que de l'autre il ouvrit l'ouvrage et commença à le feuilleter tranquillement.

Cela faisait déjà une petite heure qu'il était là et personne ne semblait s'être rendu compte de son absence, ce qui l'arrangeait pas mal, au fond. Il était à l'aise au moment présent et n'avait pas envie d'y retourner, pour l'instant. Tout ce qu'il lui manquait pour être au paradis était un bon feu de cheminée, mais pour l'instant cet instant de lecture était largement suffisant. Il avait mis son poids légèrement en arrière, gardant la chaise penchée afin que ses pieds ne touchent pas le sol et lisait calmement. Il était si silencieux par rapport aux personnes sous ses pieds que lorsqu'une jeune femme entra elle ne sembla pas le remarquer. Il leva alors lentement la tête de l'ouvrage, le gardant ouvert dans une main et la salua d'un signe de l'autre.


-Yo !

La jeune femme eu soudainement l'air surprise en le voyant, en lâchant même le livre de contes qu'elle avait dans les mains. Tyki le regarder tomber au sol dans un léger bruit, semblant insensible à la scène, comme si sursauter lui aurait coûté trop d'énergie.

-Pourquoi es-tu là?

-Pour lire, c'est ce que l'on fait dans une bibliothèque, non ?

Si ses mots avaient pu paraître insolents, ça n'était pas du tout le cas, il se contentait simplement d'énoncer une vérité, d'un ton las et rêveur. Il était encore concentré sur sa lecture et ne comptait pas perdre le fil, aussi il reposa ses yeux dorés sur les pages jaunies avant de les lever à nouveau. Il tapa soudainement son poing droit dans sa paume gauche, les yeux écarquillés, le livre sur ses genoux et la bouche légèrement entrouverte.

-Oh, je me souviens de toi, la dernière fois nous avons dansé ensembles, non ?

Son visage pensif, pour ne pas dire blasé changea alors et il lui adressa un sourire amical tout en reprenant doucement le livre dans ses mains. Il la détailla également du regard, profitant d'un écart des nuages pour distinguer la silhouette du corps frêle de la jeune femme à travers le léger tissus qu'elle portait grâce aux rayons salvateurs et ô combien amicaux de l'astre lunaire qui lui rendait là un service des plus agréables. Effaçant alors un sourire impudique que son faciès avait vilement prit l'espace d'un très court instant, il reprit une attitude plus simple, se remettant correctement, du moins selon son goût, le fauteuil à bascule quelque peu penché en arrière et les jambes croisées nonchalamment

-Je me disais aussi que je ne t'avais pas vu, je pensais m'être sauvé avant que tu ne fasses ton entrée...

Cette fois son ton était redevenu plus détaché, il était reparti dans sa lecture et ne faisait plus grande attention à ce qu'il se passait autour de lui. Il ne fallait tout de même pas qu'il passe pour un obsédé ou je ne sais quel pervers. Il tourna alors lentement la tête vers la fenêtre et regarda le paysage dehors, la nuit était si belle et calme, il n'y avait rien de plus agréable pour Tyki que la tranquillité et le silence, inutile donc de préciser qu'il préférait un divan confortable de nuit à un banc en plein jour, surtout ces temps-ci où les journées sont aussi ennuyeusement longues que chaudes.
L'une des rares choses qu'il appréciait faire dans des lieux bruyants, c'était se rendre sur les marchés, au couché du soleil, lorsque les marchands commencent à remballer leur produits. Souvent, son élégance suffisait à ce que l'une de ses vieilles dames lui donne des pommes et autres victuailles qu'il mangeait alors tranquillement sur le chemin du retour. Il adorait particulièrement les pommes, celles qui sont bien rouges et fruitées et devait reconnaître que l'odeur de la jeune femme s'apparentait à un verger en fleur. Même si en s'y concentrant un peu plus il distinguait plus les fruits sauvages mais il n'allait tout de même pas se mettre à la renifler comme un vulgaire chien. C'était une dame après tout ~.


-J'ignore si je t'ai fais bonne impression, ou même si tu te souviens de moi... Je suis Tyki Mikk...

Il parlait lentement, comme si ses pensées se dirigeaient ailleurs, ce qui était d'ailleurs le cas. Comment diable allait-il assurer ses cours si on le traînait sans cesse dans des endroits pareils ? Enfin, son attention se reporta ensuite sur le livre, dont il reprit calmement la lecture, tout en gardant un léger intérêt, tout de même pour son interlocutrice. Ce ne serait pas de bon ton de l'ignorer après tout et une beauté comme elle s'en sentirait probablement vexée, peut-être même verrait-elle cela comme une insulte ? Il l'ignorait mais quoi qu'il en était il comptait bien demeurer le plus courtois possible, s'il venait à déshonorer sa famille, le comte lui ferait passer un sale quart d'heure et il n'avait vraiment pas envie d'aller jusque-là.
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Sumire Hôjô

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Mer 17 Aoû - 1:15

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Dans l'or de ses yeux
Il se trouvait seulement là avec ce regard nonchalant et ce micro-sourire tordu et Sumire n'aima pas cela.
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« Ce qu'on fait dans une bibliothèque. » Elle avait plissé le nez, nerveuse. Il se trouvait là, débraillé , à son aise, si proche d'elle. Il se trouvait seulement là avec ce regard nonchalant et ce micro-sourire tordu et Sumire n'aima pas cela. Se retrouver seule chez elle en présence d'un homme avait toujours été pour elle une mauvaise expérience. Lui , particulièrement, qui se tenait assis dans une des pièces les plus intimes de la maison. Assis dans le siège qu'elle avait partagé avec son propre frère pendant des année. Elle sur ses genoux, lui se balançant lentement lui murmurant que leur père rentrerai bientôt à la maison. D'une manière ou d'une autre elle trouvait cela indécent mais ce ne furent pas les premiers mots qui sortirent de sa bouche.

« – C'est ce qu'on fait chez sois, oui. Pas dans celle des autres. Je ne savais pas que Papa avait pour habitude de perdre ses invités dans la maison. »

Sa présence n'était pas désirée en ces lieux mais elle avait gardé un ton calme et mesuré alors qu'elle s'accroupissait gracieusement pour ramasser l'ouvrage déchut. Rêveusement elle avait passé une main sur la couverture pour chasser une poussière invisible, des miettes de ses rêves d'enfant , peut-être. Un sourire plus doux avait orné ses lèvres mais elle l'avait perdu en se relevant affrontant le regard insistant de l'homme. Elle le regardait tout autant cela dit. La couleur inhabituelle de sa peau, les saveur étrange qu'elle portait, la carrure de ses épaules ou les muscles qu'elle devinant sous sa chemise trop ouverte pour que la société de l'approuve. Pas que cela la dérangea outre mesure, elle ne possédait elle-même pas une parure digne de la bonne société. Elle ne le jugerai pas sur ce genre de choses. Peut-être pour son visage étrangement inapproprié alors qu'il semblait enfin frappé par la grâce d'une quelconque illumination à son sujet. S'ils avaient dansé ensemble ? Ils l'avaient fait. Pour toute réponse elle avait opiné silencieusement du chef. Elle n'était pas du genre à se forcer à parler et n'allait certainement pas commencer pour satisfaire cet incongru personnage qui agissait comme s'il était chez lui. Elle lui avait tourné le dos, se remémorant cette soirée qui avait eût lieu le mois précédent. Elle ne savait pas vraiment les raison qui avait poussé l'homme à lui proposer une danse, il avait un bon nombre de soupirante à satisfaire et elle se complaisait dans sa contemplation silencieuse de l'agitation alentour. Elle avait cependant compris qu'il serait fort mal venu qu'elle se permette de refuser. Sans doutes aussi qu'elle avait été intriguée par son exotisme et par la couleur de ses yeux. Comme de l'or liquide. Son affirmation suivante en revanche étira un sourire étrangement mélancolique sur ses lèvres. Se sauver, n'est-ce pas ? Avant elle. La fuir en quelques sortes ? Il avait sans doutes raison de le faire.

« – Je ne savais pas que c'était ta famille qui était attendue Tu n'avais pas à te sauver de ma présence. Je ne serai pas venue de toutes façons. »

Son ton peut-être plus mélancolique ; elle lui avait fait face une nouvelle fois sans ajouter un mot mais avait seulement survolé son visage du regard et avait porté son regard sur la fenêtre et le divan encastré dedans. Admirant la vue sur les jardins. Encore. Elle ne pensait pas qu'elle pourrait s'en lasser un jour. Sumire avait fait quelques pas dans la direction de la baie qu'elle convoitait depuis son arrivée dans la pièce et silencieusement avait fait un point sur l'agitation qui régnait encore en bas. Sa propre famille avait tendance à être bruyante mais ils semblaient bien s'entendre avec les convives tout aussi enjoués. Elle n'aima pas cela non plus. Si ses parents les appréciaient, allaient-ils revenir plus souvent ? Risquait-elle de trouver une nouvelle fois cet homme dans une des pièce de la maison qui n'était pas dédiées aux invités ? Allait-elle devoir supporter encore son regard, soutenir sa voix ou même assumer le fait qu'elle ne pouvait pas le déloger de l'endroit ou il se posait, même si ça devait entacher des souvenirs précieux de son enfance ? Posant les genoux sur la banquette elle s'était penchée vers l'avant pour relever de moitié la fenêtre à guillotine et laisser entrer un souffle d'air frais dans la bibliothèque. Elle le laissa lécher son visage et faire danser un peu la soie de son vêtement avec un délice manifeste. Il parlait de la soirée. L'impression qu'il lui avait laissé ? Avait-elle été bonne ? Étrange aurait été le mot le plus juste pour décrire cette emprunte qu'il avait laissé sur sa peau.

« – Tu semblais tendu, ça me rendais nerveuse. J'avais peur de t'avoir écrasé un pied par mégarde. Mais je me souviens oui, tu es resté dans mon esprit pendant plusieurs jours. »

Elle avait avoué avec franchise alors qu'elle s’installait à moitié allongée sur le divan. Il n'avait pas été le seul homme à avoir cherché son attention ce soir là. L'avait-il vraiment cherchée ou ne fuyait-il pas seulement la horde de fille qui tombaient en pâmoison à ses pieds ? Il était le seul qui avait retenu son attention à elle, d'une façon particulière, ténue, tordue et inexplicable. Elle avait cherché un long moment à percer le secret de ces yeux dorés qui flamboyaient d'un feu trop sauvage pour être bon. Ça avait occupé ses journées, certaines de ces nuits pendant la semaine qui avait suivit , puis elle l'avait rangé dans un coin de son esprit et décidé de ne plus y songer. Aujourd'hui cette fascination était réanimée mais elle ne se sentait pas en sécurité. Son regard avait plongé dans les pages du livre de contes.

« – Je suis Sumire. »

Elle avait soufflé sans le regarder. Elle espérait secrètement que la soirée se termine ou que la faim ne le pousse à quitter les lieux. Elle n'en dit rien cela dit.

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Tyki Mikk

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Mer 17 Aoû - 13:36

En sentant la présence de quelqu'un dans la pièce, Tyki s'était d'un seul coup senti stressé, pensant que le maître des lieux s'était rendu compte de son absence et venait le chercher personnellement. Ce qui n'était pas bien vu du tout et lui aurait valu de sérieuse réprimande de la part du comte, ce qu'il voulait à tout prix éviter. Se faisant tout petit il avait humé calmement l'air et s'était quelque peu rassuré, aucun homme ne dégagerait une odeur si délicate. Ou alors un homme très spécial, peut-être même efféminé... Mais ça n'était pas le cas de son hôte, alors tout allait bien, n'est-ce pas ? En voyant la jeune femme il sourit, définitivement rassuré. Cependant sa présence avait l'air de gêner cette dernière, et l'idée de devoir aller ailleurs voir même de rejoindre les autres vint s'immiscer peu à peu dans son esprit d'une façon très désagréable.

– C'est ce qu'on fait chez sois, oui. Pas dans celle des autres. Je ne savais pas que Papa avait pour habitude de perdre ses invités dans la maison.

-Oh, ma présence t'incommode... J'en suis navré, je désirais juste un peu de calme... Les festivités, les réjouissances, tout cela est fort plaisant... Mais le silence... C'est une perle que je chéri...

Si au début il lui avait répondu le nez dans son livre, bien trop captivé par ce qu'il lisait, il avait relevé le regard pour la dernière phrase. Lui qui avait l'habitude de dévorer les livres ne pouvait se sentir que bien en ce lieux et il l'appréciait donc énormément. Il ne comptait pas le quitter de suite et priait pour qu'elle ne le mette pas dehors à coups de pieds au postérieur. Il décida alors d'être sincère et de ne point lui cacher les raisons qu'ils l'ont amené à venir ici. Ce que la demoiselle interpréta malheureusement de travers, pensant immédiatement qu'il se cachait d'elle, ce qui n'était pas le cas puisqu'il fuyait tout bonnement la fête.

– Je ne savais pas que c'était ta famille qui était attendue Tu n'avais pas à te sauver de ma présence. Je ne serai pas venue de toutes façons.

-Je ne me sauvais point de ta présence, à vrai dire j'ignorais même chez qui j'étais avant d'arriver. J'ai quitté la réception uniquement pour être seul... Et aussi parce qu'en réalité j'aurais préféré lire un livre devant un bon feu plutôt que de devoir mettre ce costume inconfortable... Ce n'est point qu'il ne me sied guère, seulement je me sens plus à l'aise ainsi. Dois-je me rhabiller ?

Déclara-t-il en désignant les vêtements soigneusement pliés sur la petite table. Il avait préféré embrayer tout de suite sur un autre sujet, sa tenue actuelle. Il ne fallait point qu'elle se mette à présent à penser qu'il était parti car il n'appréciait guère sa famille, cela n'avait rien à voir. Il trouvait même qu'il s'agissait de gens charmants, bien qu'extravagants et ne voulait pas les insulter en se faufilant ainsi, simplement, ayant été traîné ici de force, il désirait tout naturellement ne point se retrouver également contraint à manger plus que nécessaire tout en écoutant la vie, sans doute passionnante, de leurs hôtes. Surtout qu'en étant avec eux, le comte se serait sans doutes permis de raconter tout un tas de détails gênant sur lui, uniquement pour avoir de quoi fournir la conversation. Ce soir il devrait donc se contenter de la petite Road et des autres, qui ont de toute manières bien assez de contenu à eux seuls.

Il repensa cependant à la joie du comte lorsqu'il fut invité ici et trouva même étonnant qu'il ne s'était pas rendu compte de sa disparition. Il avait alors deux options, soit il ne l'avait pas rappelé afin de ne pas incommoder les maîtres des lieux, soit il l'avait laissé partir car cela l'arranger.
Avait-il espéré qu'il rencontre à nouveau leur jeune fille ? Cela expliquerait son contentement des jours précédents... Il ne pensait tout de même pas à avoir une union avec cette famille ? Par son biais qui plus est...?
Des sueurs froides lui parcoururent alors l'échine avant qu'il ne finisse par se reprendre. Le comte était vraiment un tordu, il n'y avait plus aucun doute sur cela depuis fort longtemps...
Il posa alors nonchalamment son regard sur celle, elle était parfaitement son genre... Plus si jeune que ça, ça n'était plus une ado mais sa petite taille et son corps frêle la rajeunissait ce qui n'était guère désagréable pour lui.
Les traits de son visage se contractèrent alors sous la colère. Il était vexé que le comte se serve ainsi de lui, l'envoyant dans les bras d'une femme lorsque cela l'arrangeait.
Enfin si ça n'avait pas été lui il aurait probablement envoyé Sheryl... Pauvre fille, elle ignorait ce à quoi elle avait échappé, son grand-frère était un vrai sadique, plus fou encore que lui-même...
Enfin, la conversation ne pouvait s'arrêter là, s'il ne plaisait point à la jeune femme nul doute que le comte enverrait son frère et il ne comptait pas lui infligeait cela... Il serait charmant au début, puis une fois leur lien scellé, il briserait cette belle fleur en mille morceaux jusqu'à ce qu'elle devienne docile...
Et puis... Bon Dieu elle se rapprochait de lui... Il plongea immédiatement sa tête dans le livre afin de ne pas la regarder mais la malheureuse se pencha alors pour ouvrir la fenêtre, et il leva les yeux, trop curieux avant de tomber face à la jeune femme, courbée magnifiquement afin de lever la vitre d'un geste gracieux.
Avalant sa salive, il décida de passer à autre chose et enchaîna alors, lui demandant s'il lui avait laissé bonne impression.


– Tu semblais tendu, ça me rendais nerveuse. J'avais peur de t'avoir écrasé un pied par mégarde. Mais je me souviens oui, tu es resté dans mon esprit pendant plusieurs jours.

-Mes pieds vont bien, il n'ont reçu aucun traumatisme au cours de cette danse, rassure toi. Plusieurs jours ? Pourquoi ai-je cette curieuse impression que c'est un exploit ?

Il souriait, visiblement amusé. Avait-il eut l'air tendu à ce point pour qu'elle pense lui avoir violenté les pieds ? Il fallait dire qu'il la trouvait délicieuse et lui qui vouait presque un culte au plaisir, avait du se retenir à un point non convenable afin de ne pas lui sauter dessus dans la seconde. Ainsi, pendant toute la danse il songeait à l'emmener ailleurs, pour discuter, puis à la séduire peu à peu avant de peut-être passer à des choses plus plaisantes... Bon sang, cette proximité l'avait vraiment rendu fou et cette seconde tentative n'arrangeait rien.

-Je t'ai invitée car tu étais là, seule, beauté immobile parmi ces courtisanes dansantes aussi inintéressantes que fades. Elles me collaient d'ailleurs et peu trop et je trouvais que c'était une insulte envers toi que de ne point d'inviter. Les autres jeunes hommes ne t'approchaient guère. C'était comme si ta beauté n'était pas assez bien pour eux... Même si je pense que tu l'étais simplement trop pour qu'ils n'osent poser un regard sur ta personne...

S'il était sincère ? Tyki n'avait pas pour habitude de se complaire dans le mensonge, il disait donc simplement ce qu'il pensait, sans détour inutile mais en restant poli toutefois. Il avait été éduqué ainsi après tout...

-Cela doit être étrange de me rencontrer en dehors des festivités et dans une tenue pareille... Pour moi ça l'est avec toi, en tous cas, nous n'avions guère parlé, tu étais muette et j'étais trop... Subjugué... Pour entamer la conversation outre mesure... Quoi qu'il en soit je suis ravi de constater qu'il y a un caractère qui se dissimule sous ce visage si parfait !

Il avait en effet eu peur de se retrouver face à une poupée immobile et sans âme. Une qui serait parfaitement polie, parfaitement docile. Bon sang, s'il désirait un chien il s'en achetait un, non, une femme ce n'était pas un pantin dont l'on tirait calmement les ficelles. Et pourtant il en avait beaucoup trop vues, ces pauvres jeunes filles qui se laissaient dicter leurs moindres faits et gestes, ça le rendait malade.

– Je suis Sumire.

-Et bien c'est un plaisir, Sumire...

Il lui adressa un sourire charmant, comme d'habitude et hésita à lui faire un baise-main. Il n'avait pas ses gants, ce serait impoli de la toucher avec ses mains nues, elle pourrait croire qu'il cherchait à la souiller et ça n'était pas le cas.

-Vous m'excuserez si je ne respecte pas les coutumes mais nous ne sommes tous les deux pas en tenue pour cela et je ne voudrais guère vous gêner par des actions inappropriées. De plus nous sommes ici en dehors des festivités, dans un lieu plus intime, ce sera donc notre secret, si vous le voulez bien.

Il lui sourit poliment, se voulant rassurant et reprit son livre correctement, l'ayant coincé entrouvert, par le pouce de sa main gauche le temps de leur conversation afin de lui porter une meilleure attention.
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Sumire Hôjô

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Mer 17 Aoû - 15:10

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Elle rêvait qu'elle se laissait tomber depuis cette fenêtre en arrière.
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Il ne se sauvait pas de sa présence à elle mais des réjouissances ? Quelle drôle d'idée. Savait-il combien de personne rêvaient d'être eux aussi convier aux soirée organisées par ses parents ? Même ce genre d'entrevues plus intimistes , en petit comité. À tors d'ailleurs. Elle savait que de nombreuses famille cherchaient à rencontrer le couple dans l'intimité pour demander la grâce de sa main, ses parents avaient pourtant toujours été absolument catégorique sur la façon dont il ne marierai leurs enfants que par amour et pas par convenance. Alors sans doutes qu'ils cherchaient seulement une occasion de rencontrer la petite princesse en tête à tête. Seul à seul. Cœur contre cœur. cœur elle avait encore le souvenir poignant du cœur ensanglanté et chaud d'Hori Megumu qu'on avait déposé dans le creux de ses mains. Elle pouvait presque se souvenir de l'odeur capiteuse de son sang. Elle avait dégluti. Lentement comme pour retirer cette image de son esprit.  Elle porta un nouveau regard sur son vis-à-vis, un homme curieux sans doutes pas attiré par la renommée de sa famille.  Elle ne s'en sentait pas plus en sécurité, seulement plus curieuse. Sumire avait suivit son geste en direction des vêtements qui étaient posé sur le guéridon, devait-il se rhabiller ? Elle jaugea son accoutrement d'un œil torve et haussa doucement les épaules avant de se concentrer sur autre chose.

« – Fai-le si tu as envie de le faire, si tu n'en a pas envie ça ne m'importe pas. »

Avait-elle répondu en se dirigeant vers la fenêtre pour l'ouvrir et s’installer sur la couche qu'on y avait encastrée.  Se redressant légèrement  elle lui avait tourné le dos , pour glisser ses jambes dans l'ouverture de la fenêtre . Elle battait lentement des pieds les yeux rivés sur le vide qui la séparait de l'herbe fraîche, pouvait presque imaginer le toucher des plantes sur sa peau, le goût de la première rosée. Certain jours elle rêvait. Elle rêvait qu'elle se laissait tomber depuis cette fenêtre en arrière. Lentement et lorsque son dos touchait le sol : elle savait qu'elle était libre. d'un geste ample elle ouvrit la totalité de la fenêtre, abandonnant le livre sur le divan restant debout dans l'encadrement de cette dernière, ancrant ses yeux dans les rayons de la lune, les lumières de la ville au loin et le murmure de cette dernière. Le flux et le reflux des carrosse, le bruit des sabots contre le pavé, le bruit indistinct du vent et des voix des humains. Ça ressemblait à la mer.  Elle pouvait imaginer les vagues qui se fracassaient avec violence contre les rochers.  Elle l'écoutait parler de la soirée assumant le fait qu'il n'avait pas souffert de quelque maladresse de sa part. Était-ce un exploit que de rester dans ses pensées ? Il l'avait invitée pour chasser d'autre prétendantes, parce qu'elle n'était pas elle-même entourée de soupirants, parce qu'elle ne dansait pas comme une beauté de porcelaine immobile dans l'agitation. Avait-il pensé qu'on la dédaignait par manque d’intérêt ? Même s'ils avaient peu parlé, il disait avoir été subjugué, ébloui. Un visage parfait.  Elle s'était lentement tournée, toujours debout sur sa banquette pour lui faire face. La brise soulevait ses cheveux qui tombaient en boucles négligées au creux de ses genoux. Elle avait été fascinée elle-même sans doutes pas pour les mêmes raisons. Ses mots tournaient dans sa tête. Un caractère sous ce visage parfait. Parfait. Une beauté.  Replaçant distraitement ses cheveux derrière son oreille , elle avait assumé un regard plus profond que jusqu'à présent.

« – Il est vrai que je n'ai pas pour habitude de prêter une si longue attention a ceux de ton sexe. Parce que les hommes qui me portent de l’intérêt finissent toujours par mourir. »

Son ton était plus assuré qu'auparavant. Plus incisif. Elle le dévisageait avec attention, fixant son regard dans le sien comme pour jauger de ses réactions.  Tous ne mourraient pas, mais il y avait déjà eût trop de dommages collatéraux par sa faute. Sans doutes qu'elle avait cherché à l'effrayer un peu. Elle avait poursuit en se rasseyant sur le divan avec lenteur.

« – C'est pourquoi les hommes avisés n'approchent pas. Tu ne le sais pas ? Ils m'appellent la "beauté néfaste" . J'ai été aimée par trois hommes, le premier s'est suicidé en mon nom, le second à tué le troisième pour obtenir mon cœur. La famille du troisième à tué le second. »

Alors est-ce que tu me trouve toujours belle ?
Elle n'avait pas dit mais avait arraché son regard au sien pour retourner à sa contemplation de la nuit. Elle avait repris son propre livre mais n'était pas certaine d'arriver à se concentrer.  Ce n'était pas que sa présence l'incommodait mais elle n'aimait pas cette situation. Elle ne comprenait pas pourquoi personne n'était à la recherche de Tyki ? Ce n'était pas l'habitude de ses parents que de laisser courir le risque qu'elle se retrouve seule avec lui.

« – Je ne fais pas grand cas des coutumes, de l'étiquette ou toutes ces stupidités qui enrobent la politesse, . Tu peux choisir de l'oublier ou de la  garder pour les autres, ça ne me regarde pas. »

Laconiquement. De toutes les manières à quoi servait la politesse ? À quoi servait en baisemain ? À quoi aurait servit une révérence ou l'une de ces formules de politesse alambiquée ? Elle avait appris à se méfier des gens qui semblaient trop mielleux et préférait encore une franchise qui n'avait pas peur de mettre des mots sur les choses que l’excès d'affabilité.

« – Mon père dit que tu as beaucoup voyagé ...les vampires ailleurs, boivent-ils réellement du sang ou font-ils comme les notre et usent des substituts? »

Elle avait demandé au bout d'un moment. Elle n'avait jamais connu le goût du sang humain et avait été exclusivement avec des substituts alors naturellement la jeune femme avait fini par développer une curiosité tordue à propos du goût que cela pouvait avoir.

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Tyki Mikk

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Mer 17 Aoû - 18:44

– Fais-le si tu as envie de le faire, si tu n'en a pas envie ça ne m'importe pas.

-Je te remercie.

Il lui adressa un regard aussi courtois qu'amical. Elle ne comptait donc pas l'embêter, ce qui l'arrangeait. Dans un sens lui reprocher sa tenue aurait été un sacré comble au vu de celle qu'elle portait mais d'un autre côté elle était chez elle et lui en plein dans son intimité, il ne lui en aurait donc pas tenu rigueur. Elle semblait également avoir oublié la gêne qu'il lui infligeait plus tôt, semblant s'intéresser quelque peu à sa conversation. Il trouvait d'ailleurs celle de la jeune femme fort plaisante, elle avait l'air plus ouverte que certaines de ses semblables, tout en restant polie et correctement éduquée.

– Il est vrai que je n'ai pas pour habitude de prêter une si longue attention a ceux de ton sexe. Parce que les hommes qui me portent de l’intérêt finissent toujours par mourir.

-Vraiment ? Comment cela ?

Il avait haussé un sourcil, étonné. Il semblait même avoir délaissé sa lecture, trop intrigué par les propos de la jeune femme et tenait à présent le livre nonchalamment dans sa main gauche le coude droit posé sur un accoudoir et sa main soutenant légèrement son menton.

– C'est pourquoi les hommes avisés n'approchent pas. Tu ne le sais pas ? Ils m'appellent la "beauté néfaste" . J'ai été aimée par trois hommes, le premier s'est suicidé en mon nom, le second à tué le troisième pour obtenir mon cœur. La famille du troisième à tué le second.

-Quelle étrange manière de faire... Ce n'est pourtant pas ainsi que l'on séduit une femme... Ce que je veux dire c'est qu'à part t'étouffer et te faire culpabiliser, une telle bêtise n'a pas du t'apporter grand-chose... Quoi qu'il en soit je pense que ce surnom est inapproprié, ce n'est pas toi qui est néfaste mais eux qui sont sots.

Il espérait qu'elle ne voit pas ses mots comme une insulte envers ces défunts, mais tout de même. Aller jusqu'à se suicider pour une femme, il fallait être sacrément idiot. Ce n'était pas ainsi qu'ils allaient pouvoir la séduire, c'était bien connu ! Avec les femmes il fallait savoir tout faire. Etre protecteur sans être violent, être doux sans être une guimauve. Savoir se débrouiller tout en ayant besoin d'elles, leur montrer de l'attention par des petites œillades puis jouer l'indifférent, l'homme bien trop assaillit par les convoitises des autres pour pouvoir leur appartenir. Là la jalousie ferait sûrement le reste et leur cœurs seraient vaincus. Et puis quant à se battre pour une femme... Un accord suffit, celui qui possède la meilleure famille l'épouse, le second devient son amant. L'on dira probablement qu'avoir un amant est mal vu mais... Et toutes ces femmes mariées qui lui ont fait don de leur corps ? A plusieurs reprises pour certaines. Si les hommes se permettent d'avoir des maîtresses, les femmes seraient bien sottes de ne point en faire autant.

– Je ne fais pas grand cas des coutumes, de l'étiquette ou toutes ces stupidités qui enrobent la politesse, . Tu peux choisir de l'oublier ou de la  garder pour les autres, ça ne me regarde pas.

-Voilà qui m'arrange... Et puis la simplicité n'a jamais tuée personne.

Déclara-t-il en souriant. Elle ne comptait pas lui prendre la tête avec ça, tant mieux, il pourrait alors encore plus se détendre. Toutes ces politesses devenaient très vite étouffantes après tout, c'est pourquoi il était ravi de pouvoir s'en détacher ne serait-ce que l'espace d'un instant. Après tout, ils n'étaient en l'instant présent, simplement

– Mon père dit que tu as beaucoup voyagé ...les vampires ailleurs, boivent-ils réellement du sang ou font-ils comme les notre et usent des substituts?

-Eh bien tout dépend de l'époque et du pays en question... J'ai vu le nombre de vampires chuter au fil du temps, j'ai vu les guerres entre les pays, les massacres... Il y a longtemps les vampires attaquaient les humains et ces derniers les respectaient autant qu'ils les craignaient... Puis ils se sont rebellés. Ma famille a été décimée lors de la guerre entre humains et vampires qui a eue lieu au japon... Ses membres survivants se sont éparpillés, moi y compris et c'est ainsi qu'à commencer mon voyage... Je peux te dire que dans certains rares pays les vampires sont encore à l'honneur... Alors que dans d'autres, n'ayant pas de substituts, ils boivent simplement le sang de leurs congénères consentants le temps de trouver une âme sœur qui pourra les repaître.
J'ai moi-même déjà bu du sang, si c'était là ce que tu te demandais. Humain ou vampire, les deux ont un goût particulier qui varie selon la personne. Je préfère néanmoins celui des jeunes filles, plus sucré et doux. Oh, ne vois pas cela comme quelque chose de pervers, je suis certain qu'à ma place tu aurais toi aussi eu une préférence.


Voyager à travers ces époques et ces pays l'avait poussé à respecter diverses façons de vivre et coutume. Etant un vampire, le dépaysement était donc encore plus intense à chaque fois qu'il traversait une frontière. Mais cela le fascinait, chaque endroit était une multitude de découvertes, de traditions, de langage, il ne comprenait pas comment un tel être pouvait être aussi diversifié et le fait que sa famille désire les asservir le rendait un peu mal à l'aise face à tous ces humains qu'il avait côtoyé dans les plus simples conditions possibles. Que ce soit nu pour se laver dans une rivière ou en portant un de leur costume traditionnel, les rapports amicaux qu'il avait entretenu lors de ses voyages le dissuadaient quelque peu de s'en prendre à eux. Mais il ne pouvait pas pour autant désobéir au comte, il n'en avait ni le droit ni la moindre possibilité...
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Sumire Hôjô

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Mer 17 Aoû - 21:47

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Dans l'or de ses yeux
Mais elle demeurait un vampire elle connaissait elle aussi l'appel du sang...
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Elle ramassa nerveusement ses cheveux du même côté de sa tête et entrepris de les tresser, lentement, pour occuper ses mains, son esprit aussi pendant qu'elle l'écoutait parler, pendant qu'elle racontait elle-même ce qu'elle avait a raconter. Elle n'était pas assez grande pour que ses pieds n'atteignent le sol lorsqu'elle était assise ainsi alors elle les balançait en rythme de gauche à droite semblant suivre une musique bien précise. Tyki affirmait qu'elle n'était pas la « beauté néfaste » que les autres prétendaient et que c'était la stupidité des hommes qui aurait du être blâmée. C'était sans doutes vrai, mais elle avait fini par assumer le fait que c'était elle qui les avait poussé à cette folie fanatique. Quelle avait sa propre part de responsabilité dans cette sombre histoire. Elle n'avait cherché la mort de personne mais d'une certaine façon elle s'était sentie soulagée de se savoir débarrassée d'eux. De manière définitive. Ce n'était pas un sentiment qu'elle traduirait avec des mots parce qu'il était si violent, impropre en vérité mais, à l'époque, elle s'était sentie si fatiguée qu'elle avait penser que c'était une fin correcte. Justifiée. Et pendant un temps elle en avait senti les bénéfices puisque la pression autour d'elle s'était étiolée un peu. Les soupirants avaient disparu pendant un temps avant de revenir plus nombreux. Sumire avait alors compris qu'elle aurait parfaitement pu se passer d'une rumeur aussi racoleuse. Certains jours, elle souhaitait être née laide, comme la femme vampire qui s'occupait généralement de la cuisine au Manoir. Même si la seconde était la première à dire qu'elle enviait la beauté de la jeune noble à dire qu'elle avait toujours prié pour renaître avec une pareille bénédiction.

Ses doigts pâles glissèrent lentement contre le grain du papier, suivant le trait délicat du dessin qu'elle regardait avec attention. Un lac sombre ou flottaient des lotus, fleurs éternelles, symboles d'éternité, d'immortalité. L'éternité qui s'offrait à la jeune femme lui paraissait déjà être trop longue et trop lourde à porter. Quel bonheur y trouverait-elle ? Elle refusait de devenir un poids ou une honte pour sa famille, mais la demoiselle comprenait l'inquiétude de ses proches à propos de son avenir. Elle laissa ses mains retourner à la confection de la longue tresse comme si c'était l'activité la plus passionnante du monde, ne lâchant pas des yeux le dessin du livre qui reposait sur ses genoux. Ils avaient abordé le sujet de la politesse. Il pensait que la simplicité ne pourrait pas faire de mal à personne et c'était aussi de cette façon qu'elle le concevait. C'était de l'inverse dont il fallait être méfiant.

« – Je crois que ceux qui usent le plus de politesse sont les gens qui ont de lourds secrets. Et je n'aime pas cela. »

Le lourd passé des gens la terrifiait. Alors elle préférait s'éloigner rapidement de ceux qui semblaient cacher trop d'intentions sous leurs sourires et leurs mots. Ironiquement la jeune femme pensait que la société toute entière se porterai mieux si le monde entier arrêtait de se prêter au jeu du politiquement correct et usait de franchise. Les situation n'auraient pas le temps de pourrir avant d'éclater et les problèmes seraient traiter immédiatement. La plupart des gens pensaient que le mensonge était essentiel à la survie de la société mais elle refusait d'admettre quelque chose d'aussi sordide, peut-être parce qu'elle même ne mentait pas. Jamais. Elle ne souvenait pas l'avoir fait parce que ses parents l'avaient toujours élevée en lui disait que tout était bon à dire tant que c'était la vérité. Sumire n'avait pas peur des mots. Elle connaissait leur sens, leur poids et en usait en conséquence que ce soit pour dire « Je t'aime » ou « je ne t'aime pas ». Elle parlait peu c'était vrai, mais elle avait la certitude de dire seulement des choses qui lui importait. Les longues conversation ne lui plaisaient pas , elles devenaient facilement superficielles. Elle ne pouvait pas toujours éviter de se confronter aux autres cela dit et c'était un fait dont elle avait parfaitement conscience.

Pour éviter qu'elle ne rêve de quitter la maison ses parents avaient toujours fait attention à ne parler que des choses qu'elle avait le droit de désirer. Une liberté factice et restreinte derrière les carreaux d'or et de diamant de la cage qu'ils avaient construit pour elle. Ils avaient tout deux beaucoup voyagé mais ne parlait jamais de leurs voyage et se contentaient d'évoquer les années qu'ils avaient passé au Japon, dans les régions les plus proches de leur localisation actuelle. Sumire en dépit de son statut, de la richesse de sa famille rêvait en petit. Elle avait appris aussi qu'il y avait des sujets dont elle ne pouvait pas être curieuse avec eux puisqu'ils se contenteraient de seulement éviter la question. C'était pour cette raison qu'elle en avait profité. Profité de la proximité de Tyki pour poser des questions qui lui étaient habituellement interdites. Comment était la vie ailleurs, comment étaient leur semblables ? Est-ce qu'il pouvait lui parler du goût du sang ? Elle même était vierge de toute morsure, son sang n'avait jamais coulé pour personne et elle n'avait jamais consommé ce fluide. Ça avait toujours été interdit pour elle. Susumu refusait également de répondre à ses questions. Alors elle l'avait écouté avec une fascination totalement morbide.

« – Mes parents ne parlent jamais du goût que cela à. Je n'ai jamais rien bu de semblable, mais je suppose que c'est instinctif après tout de le vouloir. Certains jours, j'imagine le son que ferai le sang en coulant dans ma gorge, a quel point il serai chaud. La résistance de la chair sous mes crocs, le goût de la peau ... »

C'était ce qu'impliquait après tout vivre dans une famille aussi proche que la sienne du sénat et du clan Ichijô. Ils avaient fait parti des premier à tester les Blood Tablet et à les adopter par solidarité et sans doutes par amitié. On avait jamais laissé à Sumire l'occasion d'éprouver la vérité de sa nature. Mais elle demeurait un vampire elle connaissait elle aussi l'appel du sang et comme tous elle en avait désiré. Avec une intensité qui l'avait parfois rendue malade. Terminant finalement sa tresse elle laissa cette dernière reposer contre son et le long de sa cuisse. Fermant les yeux elle s'était affalée contre le mur, repliant ses jambes blanches sous elle, dans une position a demi-allongée.

« – Je me demande ce qu'il y a de si terrible dans notre nature pour qu'on nous empêche de la suivre. C'est ce que nous sommes après tout. Des prédateurs . »

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Tyki Mikk

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Jeu 18 Aoû - 0:43

– Je crois que ceux qui usent le plus de politesse sont les gens qui ont de lourds secrets. Et je n'aime pas cela.

-Je pense simplement que nous avons tous nos petits secrets, certains plus lourds que d'autres... Mais tu as raison, dans notre société, en tous cas, l'excès de politesse est très souvent annonciateur de mauvaises choses.

Il semblait soudainement pensif. Il avait pour sa part une bonne dose de secrets, que ce soit le but de sa famille, son côté fou, entre autres... Et il ne comptait révéler aucun d'entre eux, cela le mettrait beaucoup trop en danger, lui et sa famille et il n'avait aucunement l'envie de se faire dévorer vivant par cette société de rapaces qui l'entourait et qui n'attendait qu'un faux pas pour le submerger et lui prendre jusqu'à sa dernière richesse, jusqu'à la dernière goutte de son sang.
C'était d'ailleurs pour cette raison que ce qu'il appelait "le piment de sa vie", cette vie qu'il menait en tant que Joyd Mikk était aussi plaisante que dangereuse car s'il venait à trop s'y complaire, ou si l'on venait à faire le rapprochement entre ces deux lui il aurait de sérieux problèmes. Voilà pourquoi cette seconde partie de lui, le "côté lumineux", comme il le nomme, est si excentrique et différent de son "côté sombre". C'était bien simple, en les mettant côte à côte, ne serait-ce que par leur allure ou leur posture il serait difficile de faire le lien si on ne le connaissait pas.


– Mes parents ne parlent jamais du goût que cela à. Je n'ai jamais rien bu de semblable, mais je suppose que c'est instinctif après tout de le vouloir. Certains jours, j'imagine le son que ferai le sang en coulant dans ma gorge, a quel point il serai chaud. La résistance de la chair sous mes crocs, le goût de la peau ...

-Tu voudrais y goûter ? Juste une fois ? Je veux dire... C'est cruel de ne pas avoir le droit de savoir, toutes ces questions qui t'empoisonnent... C'est ce que tu es, c'est dans ta nature d'en boire... Mais après j'ai peur que tu ai du mal à supporter les blood tablet... Moi-même je ne suis pas repassé à ça, je bois du sang qui nous est fourni mélangé avec du vin. Oh et ne t'inquiète pas pour son origine, il vient de jeunes filles qui sont ravies de m'en offrir.

Déclara-t-il simplement, d'un ton parfaitement neutre. Il était néanmoins sincère et trouvait qu'en effet, se priver ainsi de quelque chose qui fait partit de soit était ridicule. Non pas qu'il la trouvait ridicule, mais la forcer à agir ainsi, sans la laisser choisir... C'était malsain. A force elle aurait une obsession pour tout ce qui la taraude à propos de ce qu'elle ignore et puisqu'elle ignore visiblement beaucoup de choses... Il valait mieux qu'elle les découvre petit à petit plutôt qu'elle ne finisse par craquer et sombrer dans la folie.
Surtout que pour les êtres de la nuit... C'était comme s'ils marchaient sur un fil au-dessus d'un gouffre et que ce gouffre était empli de folie qui n'attendait qu'une bourrasque pour tout emporter et l'y faire sombrer.
Il se stoppa soudainement net dans ses pensées, dans ses gestes. Pourquoi était-il en train de s'en faire autant pour cette gamine ? Elle n'était personne pour lui et il se moquait pas mal de son sort alors pourquoi...? Mais... S'en moquait-il réellement...? Depuis qu'elle était entrée dans cette pièce il s'était détaché de sa lecture, elle bloquait ses pensées, les hantait... Il se produisait exactement la même chose qu'au bal, était-elle en train de l'envoûter ? La repousser serait futile, et même perçu comme une insulte, il ne pouvait donc pas couper court à cette discussion et à vrai dire, il n'en avait point envie.
Il restait néanmoins une solution envisageable, prendre les devants afin de ne pas se laisser consumer par cette femme. Il n'avait qu'à essayer de la séduire avant d'en être dépendant, si elle le repoussait il ne remettrait plus jamais les pieds ici et la laisserait se débrouiller avec son triste sort et sinon peut-être qu'il l'aiderait mais devrait rester prudent pour ne pas perdre le contrôle. Les rumeurs sur elle étaient peut-être vraies... Ou bien alors elle l'attirait tout simplement, après tout elle était son genre de femme...


– Je me demande ce qu'il y a de si terrible dans notre nature pour qu'on nous empêche de la suivre. C'est ce que nous sommes après tout. Des prédateurs.

-C'est parce que nous tuons des gens pour le faire et de nos jours ce n'est plus possible... Les différents êtres se rapprochent de l'égalité, ce malgré un faussé énorme entre le plus pauvre et le plus riche des hommes. Nous nous mettons également peu à peu à leur place. Imagine si l'un de tes proches t'était arraché par un hunter, ce serait horrible, il serait monstrueux. C'est exactement pareil pour ces humains. Et puis pourquoi chasser lorsque l'on t'offre gracieusement de quoi te nourrir ? Peut-être qu'un jour les humains vivront avec nous sans aucun problème, ils nous donnerons peut-être même leur sang, comme si c'était un honneur. Mais en attendant on ne peut compter que sur nous-même.

Pendant son laïus il s'était levé et approché à pas de loups, lents,  et était maintenant penché au-dessus d'elle, un charmant sourire aux lèvres. Il la regardait, calme et scrutait ses moindres réactions, ses micro-expressions, écoutait les battements de son cœur. La braquer n'était pas dans ses projets mais s'il ne forçait pas les choses il ne saurait jamais son avis sur la question, elle était trop secrète, trop mystérieuse pour qu'il puisse le deviner autrement qu'en entrant dans le vif du sujet.

-Si tu veux survivre ne fais confiance qu'à toi-même, c'est manipuler ou être manipulée. Que choisis-tu ? Vivre aux ordres des autres... Ou suivre ta voie...?

Tandis qu'il parlait il avait planté ses ongles dans la chaire de son cou, suffisamment pour que quelques gouttes de sang clair et une douce odeur sucrée-salée s'en échappe. Deux arômes mélangés pour deux personnalités différentes. Il savait son odeur ainsi que son goût unique et il n'ignorait pas qu'il lui proposait du sang de qualité, sans vouloir se vanter, ayant un sang-pur pas si lointain que cela dans ses ancêtres.

-Tu veux savoir ce que ça fait...? Ça ne t'engage à rien vis à vis de moi... Évites juste de me tâcher, je suis du genre maniaque...

Il lui souriait maintenant amicalement et ne semblait pas effrayé le moins du monde. Même s'il ne s'était que rarement fait mordre et uniquement par Road, sa nièce qu'il aimait comme sa sœur, il n'imaginait pas cette jeune femme être violente ou le mordre douloureusement, au contraire. C'était donc confiant qu'il écarta un peu plus le col de sa chemise qui était d'ailleurs relevé depuis qu'il était arrivé ici et s'était mis à l'aise. Son torse imberbe dégageait une odeur de cannelle, de tubéreuse, mêlée à quelques épices et enfin à de l'amande amère, odeur plus particulière un peu comme celle du cyanure
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Sumire Hôjô

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Jeu 18 Aoû - 13:49

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Dans l'or de ses yeux
Mais elle demeurait un vampire elle connaissait elle aussi l'appel du sang...
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Goûter. Assumer ce qu'elle était réellement, céder à la pulsion que ses parents avaient cherché à étouffer au berceau en la nourrissant seulement de substituts. Seraient-ils déçus ? Sans doutes un peu. Elle ne pensait pas qu'ils lui en voudraient , mais elle n'avait pas envie de lire le reproche dans leurs yeux. Outre cela, Tyki avait mit lui-même le doigt sur le problème réelle que cette situation relevait. L'accoutumance au sang. Lui-même ne pouvait pas s'en passer et ses parents ne le faisaient pas non plus. Même si leur consommation se limitait à leur propres sangs respectifs et ceux de leurs plus proches amants. Susumu sentait le sang humain lui aussi, quelques fois, quand il rentrait de voyage. Il n'en parlait jamais avec elle mais elle le savait. Elle le sentait. C'était sans doutes pour cette raison qu'il ne l'approchait pas dans ces moments là. Pas avant que l'odeur ne se soit dissipée. Essayaient-ils de faire d'elle le parangon d'une nouvelle génération de vampire entière sevrée du sang humain ? Voulait-elle goûter à la sensation de la chair sous ses crocs, au flot du sang dans sa gorge ? Oui. Est-ce qu'elle le ferai ? Sans doutes pas. Ce n'était pas un rêve à sa portée. Ce n'était pas quelque chose qu'elle était autorisée à demander. Elle sentait le vent dans son dos apportant l'odeur réconfortante de la nature, elle chassait un peu les images sanglantes qui avaient pris place dans son esprit.

« – J'ai peur d'aimer cela. J'aimerai cela, c'est certain. Et ce serai une mauvaise chose. Sans doutes. »

C'était dans sa nature profonde. Naturellement elle aimerai le sang et elle craignait de ne plus pouvoir s'en passer et petit à petit d'être rongée par cette soif qu'elle pouvait à ce jour tenir éloignée d'elle assez facilement. On ne désire jamais trop quelque chose qu'on à jamais eu. Mais une fois qu'elle aurait franchis cette mince barrière elle pré-sentait qu'il serait très difficile de faire marche arrière. C'était stupide parce qu'elle n'aurait jamais du se sentir coupable de désirer connaître le vrai goût du sang mais elle le faisait. Elle se sentait mal à l'idée de seulement le désirait, comme si c'était quelque chose de terriblement tabou, qui n'aurait jamais du traverser son esprit. Pourtant elle était un prédateur. Un prédateur parfait. Tout son visage, tout son corps, de son apparente délicatesse à l'odeur qu'il dégageait en était la preuve la plus frappante. Comme les belles couleurs de la mante religieuse, elle n'était qu'un piège mortel caché derrière un visage d'ange. Elle n'était pas un prédateur qu'on avait envie de fuir. Elle n'aurait pas du se sentir coupable de le savoir. Sumire était un vampire après tout, elle n'était pas moins cruelle que les autres de sa race. Combien de temps passait-elle, assise dans les couloirs du conservatoire à imaginer dans sa tête diverses façon de tuer et de vider de son sang le chef d'orchestre qui dirigeait son groupe de musique de chambre ? Elle y pensait souvent. Le temps que cela lui prendrait, combien il serai facile pour elle de le convaincre de la suivre dans un lieu reculé. Elle n'était même pas certaine qu'il fuirait ses crocs. Sans doutes qu'il ne le ferai pas.

Tyki expliquait bien les choses , avec des arguments qui avaient été formatés par des années d'expériences et de vie, il avait une sagesse millénaire, certainement. Très certainement. Pour autant. Elle n'était pas satisfaite par les raisons qu'il lui servait. L'égalité ? Est-ce qu'elle était seulement connue dans la nature ? Est-ce que si ils avaient du être absolument semblable la nature, Dieu ou qui que ce soit aurait fait des humains leur nourriture?Ils étaient des animaux comme le loup mangeait l'agneau, le vampire cherchait la vierge. Pourquoi les choses devaient-elles changer ? Elle croyait à l'immuabilité de certaines choses. Est-ce qu'il ne fallait pas juste éduquer les jeunes vampires et les humains pour que petit à petit la société accepte ce besoin de sang comme un facteur normal et irrémissible. Elle avait fermé les yeux, se concentrant sur sa respiration, lente, profonde et sans s'en apercevoir elle avait calqué son souffle sur celui de l'homme. Les hunters. Cruauté. Horrible. Monstrueux. N'étaient-ils pas des monstres après tout ? Les humains n'en étaient-ils pas ? S’entre-tuant, guerroyant pour des idées surfaites, violant les leurs, volant, détruisant la nature . Ils se reproduisaient vite. Les vampires n'étaient-ils pas un prédateur destiné à régulé la croissance de ces derniers ? Elle ne savait pas, mais elle y songeait parfois. Il y avait forcément une raison à leur existence.

« – Mais ce serai dans l'ordre des choses. Les humains tuent les animaux, les vampires tuent les humains, les Hunters tuent les vampires ...bien qu'au final ils soient humains eux aussi ... »

Elle avait brusquement ouvert les yeux et s'était figée en avisant de la proximité du l'homme. Elle ne l'avait pas entendu se déplacer. Combien de temps avait-elle était « absente » pour ne pas s'en rendre compte. Instinctivement, se sentant menacée par la différence évidente de force entre eux elle s'était serrée un peu plus contre le mur et avait ramené encore plus ses jambes contre elle. Il la scrutait avec attention, comme s'il cherchait à lire à l'intérieur de son âme. Peut-être par défis, même ainsi acculée, elle le regardait avec intensité. Comme pour lui dire qu'il pouvait chercher autant qu'il voudrai mais ne pourrait lire que ce qu'elle lui céderai. Manipuler ou être manipulée. Suivre les dictat ou s'en défaire. Suivre sa voix. Elle trouvait cela réducteur mais elle ne pu pas en faire état ses yeux s'étaient arrêtés sur la façon dont il cherchait à creuser dans sa gorge. Sumire eu un regard fuyant en direction de la fenêtre ouverte. Elle aurait pu sauter par cette dernière. Certainement. Elle aurait du être rassurée par cette perspective de retraite facile mais elle n'en eût pas pas l'occasion.

« – Ne fait pas cela !  »

Elle avait crié. C'était la première fois depuis le début de la conversation qu'elle haussait la voix, mais le mal était déjà fait. Elle n'écoutait même plus vraiment ce qu'il racontait obnubilée par le liquide incarnat qui perlait le long de sa gorge. Bien malgré elle ses yeux avaient rougeoyé , s'était tinté d'un rouge vif, lumineux . Ainsi elle pouvait même deviner les veines qui passaient sous la peau de l'homme. Son nez détaillait l'odeur avec attention. C'était peut-être la meilleur qu'elle avait senti après celle de sa mère. Des épices, quelque chose de fort, d'amer et d'étrangement doux. Elle avait montré les dents , retenu un grognement et avait plaqué ses mains sur sa bouche et son nez pour retirer sa respiration. Paniquée. Qu'essayait -il de faire au juste ? Dans une maison pleine de vampires. Si le reste de la maisonnée sentait l'odeur qu'arriverai-il ? La jeune femme s'était forcée à fermer les yeux pour ne plus regarder la chute lente du sang contre sa peau. Retenant son souffle elle avait déchiré un morceau de soie dans la manche de sa chemise de nuit et avait cessé la chute du sang avec ce dernier avant qu'il ne tache le vêtement de l'homme avant de lever vers lui un regard presque suppliant. Elle n'était pas prête à le faire. Ou peut-être que c'était ça, ce qu'il appelait « sa propre voie ».

« – E-...écarte-toi ...fait partir l'odeur ...s'il te plaît? »

Elle aurait sans doutes pu apprécier le fait de glisser son nez ou sa bouche contre sa peau. Sans modre, juste pour s'imprégner des arômes qui en émanait. Elle aurait posé son oreille contre sa poitrine pour écouter le son que faisait son sang dans son corps, le bruit de son cœur pompant. Pompant. Battant. À ce stade ses idées n'étaient plus assez claire pour qu'elle soit impérative et elle tenta de dissimuler son nez dans l'odeur plus douce de ses propres cheveux. Elle ne le regardait plus, choquée, encore tiraillée entre l'envie de le fuir au de lui sauter à la gorge pour se repaître de sa personne. Ramenant ses genoux contre sa poitrine elle avait caché son visage dedans. Elle se sentait coupable. Coupable de vouloir ce sang. Coupable de le refuser. Coupable d'en aimer l'odeur. Coupable de l'avoir poussé à se blesser. Coupable de désirer voir encore des perles rouges sur sa peau. Coupable de fantasmer sur sa saveur.

« – Est-ce qu'on peu quitter cette pièce? Ça sent. Ça sent encore. Ça sentira encore longtemps ? Je ne veux pas y rester.  »

Un peu chancelante elle s'était lever de sa banquette pour faire quelques pas dans la pièce. Son corps brûlait de l'intérieur. Littéralement et jamais le carrelage n'avait paru aussi froid sous ses pieds nus. Un frisson violent la secoua et elle enlaça ses propres bras.

« – Ne refais plus cela. Je t'en prie. Plus jamais.  »

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Tyki Mikk

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Jeu 18 Aoû - 15:34

– J'ai peur d'aimer cela. J'aimerai cela, c'est certain. Et ce serai une mauvaise chose. Sans doutes.

-Tu penses que c'est une mauvaises chose car on te l'a dit, n'est-ce pas ? Tu devrais décider de cela par toi-même, non ? Je bois du sang et je n'ai pas l'impression de faire quelque chose de mal, personne ne souffre de mon choix. Et comme je te disais, non je ne peux pas passer au blood tablet car j'ai grandi sans elles, pendant des siècles. J'ai essayé d'en prendre à plusieurs reprises, mais je n'ai pas pu et c'est sans doute mieux ainsi.

Qui avait-il de mal à embrasser sa propre nature ? Pourquoi devrait-on se forcer à être quelqu'un d'autre ? Non ils n'étaient pas parfaits, oui ils buvaient du sang, tout être a besoin de se nourrir et ce n'est pas un mal. Allait-on forcer les humains à se nourrir de molécules ou on ne sait quelles autres choses tordues ? Non, car la viande, les légumes, tout ça fait parti de leur alimentation, alors pourquoi celle des vampires n'était pas respectée ?
Les humains se plaignaient de l'égalité homme-femme ou de richesse mais ils ne se rendaient même pas compte qu'ils créent eux-même encore plus de faussés qu'ils ne l'imaginaient.
De toute manière il avait toujours trouvé que ces êtres pas si différents de lui avaient parfois et sur certains sujets une logique et une façon de voir les choses complètement différentes, pour ne pas dire désuète.


– Mais ce serai dans l'ordre des choses. Les humains tuent les animaux, les vampires tuent les humains, les Hunters tuent les vampires ...bien qu'au final ils soient humains eux aussi ...

-Tu as raison et j'espère qu'un jour ils nous accepteront comme des êtres différents et non plus des monstres tout en comprenant et respectant nos besoins. Notre société a beau être plus ou moins pacifique pour l'instant, si nous continuons à devoir vivre dans l'ombre nul doutes que nombreux d'entre nous vont finir par s'en lasser et vouloir reprendre le-dessus sur les humains. Quitte à les utiliser comme eux le font avec le bétail, leur construire d'immenses endroits où ils vivront entassés, les nourrir directement par intraveineuse et se repaître de leur sang quand bon nous plaira.

C'était cruel mais vrai. Ils faisaient subir cela aux animaux, mais que diraient-ils si l'on en faisait autant avec eux ? C'était toujours ainsi, eux avaient le droit mais si ils venaient à devoir subir la même chose ils trouveraient cela cruel et monstrueux. Ces humains étaient paradoxaux, il l'avait toujours su mais plus il trouvait de preuve de ce fait plus il avait envie de leur éclater la tête contre un mur. Poliment, bien sûr. Ils devraient plutôt s'estimer heureux de ne pas déjà avoir été massacrés et remercier la vie et les vampires d'avoir été cléments. Sans parler des hunters qui consacraient leur vie à protéger ces êtres faibles, incapables de se défendre eux-même et mouraient pour eux sans que personne en parle. Car ils ignorent tout. Ils se complaisent dans leur ignorance, s'en servant comme d'une protection face à ce qu'ils ne comprennent pas, ce qui les dépasse.
Soudain Tyki soupira et freina ses pensées. Il devait se calmer car en cet instant précis il avait envie de faire un massacre. Il avait mit une main sur son visage, dissimulant le faciès sadique et fou qui y avait prit place l'espace d'un instant et lui sourit ensuite comme si tout était normal.


– Ne fait pas cela !

-Pourquoi ? Tu en as envie non ?

Il sursauta quelque peu en la voyant arracher sa robe de nuit, ne s'attendant pas à une méthode aussi radicale mais n'eut pas le temps de l'empêcher de quoi que ce soit et la laissa donc faire, un peu déboussolé. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle réagisse de la sorte, pensant même qu'elle accepterait d'y goûter ce qui le déstabilisait mais il ne devait pas la laisser s'en rendre compte, il n'aurait qu'à être poli, gentil, et tout devrait bien se passer !

-Hey... Nul besoin de faire cela, j'ai un mouchoir en soie dans ma poche, surtout que ces vêtements ne doivent pas être donnés...

Doucement il posa sa main sur la sienne, prenant la relève pour tenir le bout de tissus. Elle avait les mains douces et fines, les siennes l'étaient également à leur manière, après tout il prenait très soin de lui, faisant attention à son apparence à tout moment. Excepté bien sûr lorsqu'il changeait pour devenir ce professeur débraillé que pas grand-monde ne regarderait.

-Je cicatrise vite en plus...

Il la regarda tendrement et ajouta.

-Tu me prêtera ta chemise de nuit ? Je vais la nettoyer et la réparer, c'est le moins que je puisse faire pour t'avoir incommodée... Je pensais que cela te plairait, excuses moi.

Il restait d'une courtoisie sans failles, et ce sans tomber dans l'excès cependant. Il avait simplement l'air de quelqu'un de poli et de bien éduqué et semblait actuellement mal à l'aise quant au fait d'avoir abîmé le vêtement de la jeune femme. Sans doute refuserait-elle qu'il se donne cette peine... Mais quand bien même elle ferait ce choix il trouverait bien une autre solution afin de lui présenter des excuses convenables. Il n'avait pas été élevé chez les singes après tout et mettre le vêtement d'une dame dans un tel état était très malvenu. D'ailleurs en y pensant, lorsque ce genre de choses arrivaient c'était lorsqu'il s'emportait durant un ébat, un léger sourire vint d'ailleurs se dessiner sur ses lèvres à cette pensée.

– E-...écarte-toi ...fait partir l'odeur ...s'il te plaît?

-Tout de suite.

Il s'approcha un peu d'elle et ouvrit la paume de sa main où un trou se forma, aspirant l'odeur qui semblait tant la gêner puis la regarda calmement, ne voulant pas plus la perturber avant de lui expliquer d'un ton calme, le visage neutre.

-Ne t'inquiète pas, ce n'est rien. Je contrôle la matière. Je peux passer à travers les murs, les tables, faire passer des objets à travers moi ou même traverser les gens. Je décide de ce qui est matériel ou non, si tu préfère et en te touchant je pourrais même te rendre immatérielle tant que je suis en contact avec toi.

Il l'avait briefée rapidement, ne voulant pas qu'elle s'inquiète outre mesure ou pense qu'il lui cache quelque chose. Et puis elle avait le droit de savoir de quoi il était capable, surtout que lui révéler son pouvoir indiquait qu'il lui faisait confiance et était, au goût du vampire, un pas de plus vers elle et son amitié, voir plus si affinité...

– Est-ce qu'on peu quitter cette pièce? Ça sent. Ça sent encore. Ça sentira encore longtemps ? Je ne veux pas y rester.

-Non ne t'en fais pas pour ça, j'ai aspiré l'odeur et le peu qui reste va sortir par la fenêtre. On peut partir si tu le souhaites, où veux-tu aller ?

Lui demanda le "jeune" homme sur un ton qui se voulait rassurant. Il n'aurait donc pas la possibilité de finir son livre... Dommage... Mais il devait reconnaître qu'il lui plaisait plus de passer du temps avec elle. Ainsi il retira le bout de tissus de son cou, déjà guéri et le fit entrer à l'intérieur de sa canne afin d'en dissimuler l'odeur. Il prit ensuite le délicatement le livre qu'il rangea soigneusement à sa place. Quand je vous disais qu'il était maniaque !

– Ne refais plus cela. Je t'en prie. Plus jamais.

-Ça ne m'a pas fais mal tu sais... Mais soit, si jamais un jour je le refais ce sera car tu me l'auras demandé, sache que jusqu'à ce jour je te le garderais précieusement.

Lui dit-il en souriant tout en prenant ses affaires. Il avait tout rassemblé dans ses bras, les tenant précautionneusement quand il la vit chanceler. Par simple réflexe il lâcha ses vêtements et la soutint par les épaules, ces derniers ainsi que la canne heurtèrent alors le sol dans un léger bruit. Elle était si légère, si frêle, il avait l'impression qu'il pourrait la porter sans en ressentir la moindre gêne.

- Est-ce que tu vas bien ? Si on m'avais dis que je te ferais autant d'effet...

Lâcha Tyki sur le ton de la plaisanterie afin de détendre un peu l'atmosphère. Elle n'avait pas l'air au mieux de sa forme, aussi il l'aida doucement à quitter la pièce puisqu'y rester n'avait pas l'air de lui faire beaucoup de bien. Il aurait du s'en douter, vivre ainsi privée de tout un tas de choses ne devait pas aider quand il s'agissait de découvrir certains plaisirs interdits car trop intense. Et là il parlait bien de boire du sang, pas de sous-entendus.
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Sumire Hôjô

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Jeu 18 Aoû - 19:03

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Dans l'or de ses yeux
Mais elle demeurait un vampire elle connaissait elle aussi l'appel du sang...
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Peau contre peau. Ses mains étaient tellement grande qu'elle avait l'impression d'être un enfant. Ne l'était-elle pas après tout ? La tendresse subite dans ses yeux la troubla plus qu'elle ne savait le décrire et elle avait retiré sa main, rapidement. Comme si ce contact l'avait brûlée. C'était peut-être le cas d'une manière étrange et spécifique. Les gens ne la touchaient pas. Comme si sa peau avait pu être toxique pour eux, les hommes ne la regardaient jamais avec seulement une tendresse contenue, ils n'étaient pas aussi calmes et ils ne fixaient pas son regard comme lui le faisait. Qu'est-ce qui n'allait pas chez elle ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? Elle n'aurait jamais du avoir l'envie de rester dans la même pièce que lui. Il n'aurait jamais du se trouver seul avec elle pendant aussi longtemps. C'était dangereux. C'était une mauvaise chose. Mais c'était doux. Grisant même. Rapidement la blessure superficielle qu'il s'était infligée s'était refermée rendant l'odeur moins intense. Elle était présente. Une vraie torture. Un vrai délice, mais c'était mieux que plutôt. Elle suivait ses mots comme s'ils venaient d'un autre monde. Il lui avait fallu un peu de temps pour appréhender leur sens. Pour qu'elle ne revienne définitivement à elle. Réparer ? Sumire avait baissé les yeux sur la manche ample qu'elle avait fendue pour retirer un morceau de tissu salvateur. Nettoyer. Réparer. Elle aurait du avoir honte de le dire, mais elle avait l'habitude d'être une enfant gâtée, elle ne s'était jamais souciée du prix des choses, son père comme pour effacer ses longues absence la couvrait de vêtements et de parures qu'elle ne portait pourtant jamais. Trop rarement. Il aurait été indécent qu'elle cause du soucis à son vis-à-vis pour une histoire de ce genre.

« – Qui s'en soucie ? Ce n'est qu'un bout de tissu. Ta contenance à toute épreuve me débecte. Il n'y à personne ici. Tu n'a pas à paraître. »

Polis. Courtois. Polis. Polis. Sans failles. Pourquoi avait-il besoin de l'être quand elle ne le faisait pas. Que tentait-il de faire ? Cette sensation la rendait nerveuse. Personne ne pouvait rester éternellement aussi modéré. Elle n'avait pas envie de le croire. C'était terriblement dérangeant. Elle aurait préféré qu'il se contente d'oublier cette obligeance de comptoir qui ne servait aucun propos. Qu'il se montre autrement. Comme il l'était. Elle avait tendance à croire qu'elle était assez tolérante pour accepter presque tout. Assez ouverte pour se faire une opinion propre. Elle lui avait demandé, suppliante de faire disparaître l'odeur qui la mettait à mal. Elle avait l'impression que toutes les synapses de son cerveau explosaient littéralement , libérant un feu, une rage létale dans son organisme. Quelque chose qui menaçait de la faire basculer dans un monde ou elle ne voulait pas se rendre. Il s'était approché d'elle une nouvelle fois mais sa méfiance avait été endormie par le drôle de spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Estomaquée, émerveillée d'une certaine façon. Elle avait écouté son explication avec délice et immédiatement cherché des applications pratique à ce genre de capacité. Elle lui avait offert un grand sourire, amusé.

« – C'est incroyable ! Je ne peux rien faire de pareil, c'est assez spectaculaire n'est-ce pas ? Je crois que j'aimerai cela. être immatérielle une fois.  »

Elle avait voulu en rire mais elle était encore trop perturbée par l'odeur, elle avait paniqué demandé à quitter la pièce, s'il voulait bien ? Qu'est-ce que son bon vouloir avait a voir avec la situation ? Elle aurait du seulement s'en aller seule, courir, s'enfermer dans sa chambre et ne plus la quitter. Pour une raison étrangère à sa volonté pourtant elle n'en avait pas l'envie. Peut-être que c'était pas ce que la jeune femme était habituée à avoir bien moins de contacts sociaux et qu'elle y prenait goût pour cette soirée ou qu'il avait attisé sa curiosité de bien des manières. Ses réactions étaient souvent inattendue et elle avait envie de voir ce qui se cachait derrière ce sourire, derrière ce regard. Derrière ses yeux qui la fixaient comme s'il n'existait pas de doutes sur sa véritable nature. Sur les rumeurs qui l'entouraient, comme si il se plaçait légitimement en dehors de toutes ces humeurs. Elle l'avait regardé récupéré le livre emprunté et le ranger à sa place originelle. Elle n'envisageait même pas de ranger le sien, mais il avait l'air de tenir au cœur de l'homme que tout soit à la place appropriée. Elle trouvait cela amusant, étrangement rassurant aussi. Et ses mots avaient quitté sa bouche avant qu'elle ne puisse y penser.

« – Ce livre, s'il te plait de le faire, reviens ici pour le terminer. »

Ses pieds avaient touché le sol, elle s'était avancée. Mais avait chancelé sous le choc précédent. Elle lui avait demandé de ne plus la tenter de cette manière mais s'il avait répondu elle n'avait pas assimilé ses mots dans l'immédiat. Pantelante du frisson brutal qui l'avait déchirée plus tôt elle avait pensé qu'elle s’écroulerait mais la seconde suivante il était là. Ses mains sur ses épaules. Elle avait l'impression d'être une poupée de chiffon entre ses doigts. Avec une gentillesse manifeste il l'avait aidée à quitter la pièce. Mais elle avait cru bon de demander pardon, riant un peu à sa plaisanterie. De l'effet ? Elle ne le niait pas.

« – Excuses-moi mais mon corps ne semble pas décidé à obéir correctement, je crois qu'une partie de mon esprit est resté entièrement concentré sur la façon d'obtenir ton sang. Tu sens presque aussi bon que Maman, tu sais ?ça fait bouillir mon propre sang. »

Elle brûlait, de l’intérieur , tellement qu'elle était surprise qu'il ne se blesse pas à son contact. Elle inspirait à plein poumons son odeur portée par leur soudaine proximité. Petit à petit elle avait retrouvé sa stabilité et avait jugé qu'il était bon de lui laisser l'occasion de récupérer ses affaires. Elle l'attendait à l'entrée de la bibliothèque. Quand les mots qu'elle avait ignoré plus tot revinrent dans sa mémoire. Flattée ? Embarrassée ? Elle ne savait pas faire la part des deux. Sumire avait baissé les yeux.

« – Tu le gardera, pour moi ? ton sang ? Tu n'a pas à faire une chose pareille, tu n'a pas besoin d'être aussi prévenant non plus. Je ne vais pas me briser parce que je suis traitée normalement.  »

La jeune femme tourna son regard sur le couloir qui s'offrait à leur vue la lumière était encore allumée dans sa propre chambre. Ou voulait-elle aller ? Ou pouvait-elle l'amener ? Elle s'était dépêchée en direction de sa chambre et avait attrapé une robe de chambre qui traînait sur une chaise l’enfilant rapidement pour couvrir la déchirure sur sa manche, elle était revenue sur ses pas.

« – La dernière fois que tu es venu pour la grande fête tu n'as pas eu l'occasion de visiter les jardins n'est-ce pas ? Tu gagnerai à les voir pourtant. Si tu fuis l'agitation, tu appréciera sans doutes. »

Sumire avait étiré un sourire sincère et avait attrapé entre ses doigts la chemise de Tyki pour l'emmener à sa suite jusqu'à une pièce ou étaient entreposé les instruments de musiques, divers enregistrements de sa mère aussi. Sans s'en soucier elle s'était avancée pour ouvrir la fenêtre la plus grande, celle qui donnait vue sur le jardin. Elle avait offert un sourire plein de malice à l'homme.

« – Es-tu gêné à l'idée de sortir par une fenêtre ? J'aurai bien suggéré la porte de service mais tu ne sais pas à quel point le personnel est stupidement bavard dans cette maison. »

Ils ne pouvaient pas se présenter dans l'entrée principale de toutes les façons. C'eût été si parfaitement étrange et ils risquaient d'y croiser les festivités qu'ils avaient tenu à éviter toute la soirée. Elle grimpa sur le rebord de la fenêtre en premier et avec une parodie de révérence elle avait sauté. Ce n'était pas très haut. Un humain serai mort sans doutes. Mais ils ne l'étaient pas. Elle savoura avec félicité la sensation de l'herbe humide sous ses pieds. Elle attendait de voir s'il viendrai ou pas. Elle voulait le voir sauter.

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Ven 19 Aoû - 0:12

– Qui s'en soucie ? Ce n'est qu'un bout de tissu. Ta contenance à toute épreuve me débecte. Il n'y à personne ici. Tu n'a pas à paraître.

-Je te dégoûte vraiment ? Demanda-t-il l'air amusé tout en souriant. Je suis simplement un maniaque, je te l'ai déjà dis ~

Il souriait, tranquille et amusé de ses réactions. Apparemment elle n'aimait pas le voir être trop poli mais ça avait été plus fort que lui, il n'avait pu s'empêcher d'être courtois et de vouloir la sortir de cet embarras car nul doute que les servantes se poseraient des questions si elles venaient à devoir nettoyer du sang sur l'un des vêtements de mademoiselle Hôjo. Et puis il avait tenu à apprendre tout un tas de choses afin de pouvoir se débrouiller par lui-même et travailler. Ainsi il savait coudre, faire la vaisselle, la lessive et même à manger. Il jouait également de plusieux instruments de musiques comme le piano et le violon.

– C'est incroyable ! Je ne peux rien faire de pareil, c'est assez spectaculaire n'est-ce pas ? Je crois que j'aimerai cela. être immatérielle une fois.

-Je pourrais te faire essayer un jour. Tu verras, c'est une sensation étrange, la première fois surtout.

Il semblait ravi qu'elle s’intéresse ainsi à son pouvoir, il était vrai que ça n'était pas quelque chose de commun, même plutôt rare à vrai dire et il avait envie de le lui faire essayer aussi afin qu'elle se fasse sa propre idée là-dessus ! Il savait que cela pouvait surprendre, d'autant plus lorsque l'on en avait pas l'habitude ou lorsque l'on le voyait faire la première fois mais si jamais cela la tentait il pourrait lui faire traverser une ou deux choses.

– Ce livre, s'il te plait de le faire, reviens ici pour le terminer.

-C'est avec plaisir que j'accepte cette invitation.

Il lui adressa un sourire charmeur, laissant le livre dans l'étagère avant de se diriger vers ses affaires qu'il ramassa prudemment, prenant tout sous le bras avant de se diriger vers elle d'un pas silencieux qu'il accéléra soudainement tout en lâchant son paquetage en la voyant chanceler. Il l'attrapa alors doucement par les épaules et la soutint sans brusquerie. Il posa son regard sur elle, bien plus grand et imposant qu'elle. Il soutenait son corps frêle, l'appuyant contre son torse sans pour autant avoir une prise trop ferme et l'aida ensuite à quitter tranquillement la pièce.

– Excuses-moi mais mon corps ne semble pas décidé à obéir correctement, je crois qu'une partie de mon esprit est resté entièrement concentré sur la façon d'obtenir ton sang. Tu sens presque aussi bon que Maman, tu sais ? ça fait bouillir mon propre sang.

-Je n'aurais vraiment pas du faire ça, je ne comptais pas te faire perdre la tête.

Il lui sourit, quelque peu inquiet et vérifia du regard si tout allait bien. Le pire était qu'elle ne mentait pas lorsqu'elle parlait de son sang qui boue, sa peau était vraiment étonnamment chaude... Pour une vampire qui plus est... Il écarquilla les yeux, semblant vraiment surpris et commença à sérieusement s’inquiéter.
Il se baissa afin de se mettre à son niveau et la regarda dans les yeux, un air un peu trop sérieux même pour lui sur le visage.


-Tu vas bien ? Bois en tout de suite si tu n'arrives pas à te calmer...

Son regard doré laissait clairement transparaître son inquiétude alors qu'il lui lâcha doucement les épaules. C'est qu'elle lui faisait vraiment regretter la bougresse, elle voulait sa mort ou quoi ? Jamais personne ne l'avait fait regretter quoi que ce soit ni ne l'avait inquiété ainsi, devenait-il fou, mais d'une autre manière ?

– Tu le gardera, pour moi ? ton sang ? Tu n'a pas à faire une chose pareille, tu n'a pas besoin d'être aussi prévenant non plus. Je ne vais pas me briser parce que je suis traitée normalement.

-Ce ne sera pas compliqué tu sais, la seule personne qui a actuellement le droit d'y toucher est ma nièce, Road. Et puis ça ne me gêne pas, j'ai eu le droit à l'exclusivité d'une entrevue, je t'en offre donc une à ma manière.

Il sourit, se demandant néanmoins pourquoi elle trouvait cela si important. Oui le sang était plus ou moins sacré dans leur société mais tout de même, il ne venait pas de lui faire une promesse de mariage malgré tout, ce n'était rien et pas si grave que cela, enfin pour lui tout du moins. Après tout il avait vu tant de pays qu'il était un peu perdu par rapport à ce genre de choses et ces dernières avaient perdues un peu de leur valeur bien qu'il en connaisse encore le sens.

– La dernière fois que tu es venu pour la grande fête tu n'as pas eu l'occasion de visiter les jardins n'est-ce pas ? Tu gagnerai à les voir pourtant. Si tu fuis l'agitation, tu appréciera sans doutes.

-C'est vrai que je n'ai pas pu les voir, nous devions rester dans les pièces réservées à cet effet.

Répondit le vampire d'un ton pensif. Il se souvenait de cette fameuse soirée où il n'avait pas quitté la demeure, bloqué à l'intérieur en pleine fête et entouré de prétendantes, toutes ayant plus les unes que les autres succombé à ses charmes.

– Es-tu gêné à l'idée de sortir par une fenêtre ? J'aurai bien suggéré la porte de service mais tu ne sais pas à quel point le personnel est stupidement bavard dans cette maison.

-Ne t'inquiète pas, j'ai l'habitude de le faire.

Il la regarda sauter, l'air amusé par cet enfantillage toutefois tout à fait charmant chez elle puis il s'écarta, faisant mine de rentrer afin de récupérer ses affaires dans la pièce voisine avant de passer lentement à travers le mur qui séparait l'intérieur de l'extérieur et de retomber lentement sur l'herbe, debout comme s'il avait uniquement descendu une marche. Il posa ensuite son regard doré sur elle en souriant, décidément elle était vraiment pleine de surprises.
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Sumire Hôjô

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Sam 20 Aoû - 15:18

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Dans l'or de ses yeux
Mais elle demeurait un vampire elle connaissait elle aussi l'appel du sang...
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Boire tout de suite. Elle avait chassé cette idée avec violence et s'était contentée de répondre par un hochement négatif et sec de la tête. Sumire n'était peut-être pas une jeune femme comme les autres et la vie l'avait épargnée à bien des égards mais elle n'était pas faible au point de perdre contre elle même aussi rapidement. Elle avait chassé l'idée d'un geste de main assuré et s'était concentrée sur l'inquiétude manifeste de l'homme. Elle n'était pas certaine de la comprendre. De toutes les manières c'était son lot quotidien, son sang n'était ni assez pur ni assez menacé pour être correct et son corps n'arrivait pas à endiguer toutes les informations à ce sujet. Ce n'était certainement pas de la faute de Tyki qui avait sans doutes pensé agir pour le mieux en agissant de la sorte. Elle n'en voulait pas à personne, pour quel mérite de toutes les façons ? Elle avait sourit et opiné lentement de la tête dans un signe qu'elle voulait rassurant.

« – J'irais bien. » Elle avait affirmé et avait rangé cette information à l'arrière de sa tête alors qu'elle reprenait contenance à l'extérieur de la bibliothèque. Garder son sang pour elle ; elle n'avait pas sus comment réagir à cela. Elle avait été élevée dans l'idée que c'était quelque chose d'intime, de sacré, de puissant, qu'on ne le donnait pas au premier venu. Est-ce que , instinctivement, elle gardait son propre sang pour ce bénéfice elle aussi ? Est-ce qu'elle accepterai de partager cela avec une autre personne un jour ? Est-ce que ce n'était pas imprudent de faire ce genre de promesse ? Parce qu'elle lui avait accordé une entrevue ? L'avait-elle réellement fait ou est-ce que l'entrevue ne s'était pas imposée à eux ? Par la force des choses, comme mue par cette étrange attraction qu'ils avaient l'un pour l'autre. Parce que c'était le cas. Elle ne se voyait pas mentir à ce sujet, Tyki dans toute sa personne était un intriguant personnage duquel elle n'avait , à l'heure actuelle pas envie de décrocher le regard et elle serai presque risquée à avancer qu'il en allait de la réciproque. Alors elle avait préféré en rire.

« – Qui prendra la responsabilité si je deviens dépendante ? Personne n'a jamais bu mon sang, est-ce douloureux ? »

Elle avait disparu de son champs de vision pour se vêtir un peu plus et l'avait entraîné à sa suite pour l'aider à quitter la maison et rejoindre les jardins avec elle. Il s'était laissé faire et à son grand plaisir il n'avait pas opposé de résistance à l'idée de passer la fenêtre pour se faire. Aucun des autres n'aurait fait cela ; non pas qu'elle avait déjà proposé cette activité à d'autres hommes mais à force d'observation elle les connaissait et elle savait qu'ils sentaient ce besoin de paraître. Elle était une enfant à leurs yeux. Une femme-enfant, superbe , désirable, mais absolument immature. Ils n'avaient pas l'intention de se compromettre pour ce genre de jeux qui pourtant l'amusaient réellement. Les autres n'aimaient pas la simplicité qui était la sienne et préférait jouer du faste et du luxe que ses parents offraient. Sans doutes qu'en plus de posséder la perle qu'elle était ils désiraient bénéficier de cette grande richesse et réputation en l'attrapant. Quand à ceux qui étaient désintéressés de son statuts familial et qui n'aimait que sa beauté , ils auraient sans doutes, par fanatisme accepter de le faire mais Sumire ne voyait pas, dans les yeux de Tyki, cette lueur là. Donc, elle supposait que c'était bon si elle voulait visiter les jardins en sa compagnie.

Arrivée en contrebas elle s'était écartée du mur principal pour ne pas que les employés de cuisine ne la remarque et avait levé les yeux espérant voir l'homme sauter. Mais il ne le fit pas. En fait elle n'avait pas de mots pour décrire ce qu'elle avait vu, il était seulement passé entre les deux cloisons de pierre et avait quitté gracieusement son mur pour la rejoindre dans l'herbe. Elle du se faire violence pour ne pas l’applaudir comme une enfant devant son premier spectacle au théâtre et afficha une moue faussement contrariée.

« – C'est déloyal ! Je voulais te voir sauter, comme un homme! »

Mais le sourire qu'elle affichait ne pouvait que trahir son amusement grandissant alors qu'elle faisait quelques pas dans les jardins pour retrouver le chemin pavé qui les traversait et les déversait. La demoiselle avait gardé le silence un long moment se dirigeant vers la fontaine admirant les reflets pâles de la lune sur les pétales des fleurs et les ombres étranges que cela projetait sur le sol.

« – C'est Maman qui à insisté pour remplacer le jardin traditionnel pour un jardin français, mais on voit encore des traces de l'ancien. Je ne l'ai jamais connu cela dit, c'était bien avant ma naissance.  »

Elle babilla désignant certains tracés dans les jardinières et les formes géométriques qui se profilaient sur le sol.

« – Tu ne va pas avoir de problèmes pour avoir disparu pendant si longtemps ? » Elle avait demandé avant d'ajouter nerveusement « Tu connais bien mes parents ?  »

Cherchant à comprendre la raison pourquoi ni sa famille, ni la sienne n'était à la recherche de Tyki. Ce n'était pas dans leurs habitudes. 

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Tyki Mikk

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Sam 20 Aoû - 23:59

Il lui avait proposé son sang et elle s'était sentie mal, bien trop tentée visiblement... Et elle s'était emportée pour la première fois, le suppliant de faire partir l'odeur et de ne plus jamais le refaire, arrachant même sa nuisette afin de compresser la blessure qu'il s'était infligée. Il n'en revenait toujours pas, étant étonné qu'elle ai pu se contenir de la sorte, il pensait qu'elle allait se jeter sur lui et boire son sang sans aucune retenue. Mais s'eut été tout le contraire. Cependant elle semblait souffrir, aussi il obéit aussitôt lorsqu'elle lui déclara vouloir quitter la pièce, l'aidant alors volontiers tout en lui demandant si tout allait bien.

– J'irais bien.

-D'accord...

Son inquiétude ne faiblissait pas pour autant et il lui fallu attendre qu'elle ai réellement l'air d'aller mieux pour qu'il se calme intérieurement. Bon Dieu, dans quelle état elle le mettait ? Il allait de venir fou à force, elle avait du l'ensorceler il n'y avait pas d'autres explications... Lui qui d'habitude faisait céder les femmes sans avoir besoin d'y donner de sa personne était à présent en train de se ronger les sang au propos de l'une d'entre elles. Lui qui avait pour habitude de coucher quelques fois avec une jeune femme avant de passer à la suivante... Parfois même en en voyant plusieurs à la fois... Il était visiblement en train de s'attacher et ce dès le premier regard posé sur elle. Allait-il tomber amoureux ? Non, c'était impossible, pas lui... Il était trop instable pour que cela soit possible, trop... Tourmenté. Et quand bien même ce serait le cas, il ne pourrait changer ses vices actuels, imaginer vivre une vie concubine ou maritale lui semblait donc impossible. D'autant plus qu'il était le genre d'homme à avoir besoin de sa liberté, c'était important pour lui, vital car sa double vie qu'il aimait tant en dépendait.

– Qui prendra la responsabilité si je deviens dépendante ? Personne n'a jamais bu mon sang, est-ce douloureux ?

-Moi je la prendrais. La morsure l'est un peu mais si la personne sait y faire, ça peut être agréable. Tu as bien du entendre parler des baisers vampiriques non ? Ils sont connus pour être exquis.

Il lui sourit, lui répondant le plus naturellement du monde à ces questions qu'elle lui posait. Cela ne le dérangeait pas et il lui devait bien cela après l'avoir fait souffrir en la tentant de la sorte. Mais malgré cela elle devrait bien y goûter un jour car à un moment de sa vie elle aura bien besoin d'en ingurgiter, ne serait-ce que si elle venait à avoir une descendance, les femmes enceintes avaient besoin de se nourrir afin de pouvoir répondre aux besoins du bébés après tout et elle ne dérogerait pas à la règle.
La belle fleur décida alors d'aller dans les jardins, une fois qu'elle se sentit mieux et le vampire la suivit docilement, ses affaires sous le bras. Traversant ensuite le mur de la pièce où il se trouvait afin de la rejoindre en bas.


– C'est déloyal ! Je voulais te voir sauter, comme un homme! »

-Ah parce que je n'avais pas l'air d'un homme ?

Demanda Tyki l'air amusé de la situation. Il n'allait tout de même pas se laisser tomber lourdement au sol comme un sac rempli de briques uniquement pour avoir l'air d'un homme, les hommes pouvaient être agiles et gracieux, non ? En tout cas Tyki estimait en avoir le droit et n'hésitait donc pas à laisser cette dernière s'exprimer de temps à autres... Une fois à terre il posa délicatement son chapeau sur sa tête afin d'être moins encombré et garda le reste en main. Il se redressa quelque peu et regarda autour de lui, admirant le paysage qui se dévoilait autour de lui. Tout avait été parfaitement choisit dans le plus grand goût afin que ce lieux soit le plus beau possible et c'était réussi. Il était simple tout en étant sophistiqué et les fleurs, les haies, les arbres, tous étaient de magnifiques spécimens probablement importés directement de France.
Alors qu'il était ailleurs, occupé à admirer ce décor, il entendit la voix de la jeune femme et tourna la tête vers elle.


– C'est Maman qui à insisté pour remplacer le jardin traditionnel pour un jardin français, mais on voit encore des traces de l'ancien. Je ne l'ai jamais connu cela dit, c'était bien avant ma naissance.

-Elle a eu là une excellente idée, les jardins français ont énormément de charme, les anglais en ont également de très beaux...

Et dieu qu'il s'y connaissait après avoir tant voyagé de part le monde. Il avait vu tout un tas te merveilles au cours de ses périples et était maintenant quelqu’un d'instruit sans avoir eu à subir quelconque éducation stricte comme il se devrait. Il ne le disait pas mais les jardins typiques du Japon lui plaisait aussi, ils étaient un endroit parfait pour se détendre et profiter d'un moment de plénitude. Le bruit de l'eau, des feuilles, tout était fait pour que l'on puisse se retrouver avec la nature environnante et ne plus penser au reste. Il aimait également les bassins où vivaient les carpes qu'il aimait pêcher à la main et manger.

– Tu ne va pas avoir de problèmes pour avoir disparu pendant si longtemps ? Tu connais bien mes parents ?

-Je pense qu'ils ont tellement la tête dans leurs festivités qu'ils n'ont pas remarqués mon absence... Tes parents ? Eh bien j'ai de nombreuses fois entendu parler d'eux et ils sont réputés pour leur sens de la fête. A part ça je ne les connaissais pas personnellement avant d'avoir été invité.

Il lui sourit à nouveau puis regarda le jardin, paisible. Il aimait la suivre, se laisser guider au fil des pas de la jeune femme, il trouvait cela très agréable d'ailleurs. Il regardait autour de lui, à chaque fois qu'il posait son regard il trouvait une belle fleur, une haie soigneusement taillée, le genre de choses qui plaisaient au maniaque qu'il était. Même s'il n'en disait mot, la perfection lui plaisait, il suffisait de voir la façon dont il s'habillait en société pour en avoir la preuve car dans ces occasions là il était maladivement parfait. Tiré à quatre épingles, se comportant comme le parfait gentleman, il ne laissait rien au hasard. Oui mais là ce n'était pas le cas me direz-vous... Bien sûr mais il ne voyait simplement pas l'intérêt d'être parfait quand il avait l'occasion d'être simplement confortable, en privé qui plus est. Alors il avait tendance à se laisser un peu aller, mettant malgré tout des vêtements propres et sans la moindre tâche, même minuscule. Dans ces cas-là il se contentait de garder sa chemise, son pantalon et ses chaussures, n'étriquant donc pas son corps par des couches supplémentaires qu'il jugerait inutile.
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Sumire Hôjô

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Dim 4 Sep - 11:38

détails
Dans l'or de ses yeux
Mais elle demeurait un vampire elle connaissait elle aussi l'appel du sang...
ft. Tyki
Ʃkaemp はは ™

Pas l'air d'un homme ?
Elle l'avait avisé un moment et détourné les yeux. En vérité ce qu'elle trouvait étrange c'était cette facilité avec laquelle il usait de ses pouvoirs face à un étranger. Elle ne l'aurait pas fait. Personne chez elle n'y aurait songer pas sur quelque chose d'aussi « extravagant ».  Susumu était doué lui aussi. Horriblement doué et sa capacité était assez forte pour faire tu tors à bien des gens, il transcendait les castes mais il était insidieux et discret ce n'était pas quelque chose de palpable contre laquelle on pouvait lutter ou qu'on pouvait seulement détecté à moins de savoir ce que l'on cherchait. Même en sachant cela il n'en jouait que rarement et jamais face à des personnes qui étaient susceptible de l'analyser et de développer par la suite des moyens de s'en débarrasser.  Sumire pouvait faire ce genre de choses, analyser calmement – plus certainement parce que c'était dans sa nature d'observer les autres et de titrer des conclusions à leurs sujet, de deviner des choses à leur sujet.  Pas que ce soit une activité qu'il l’intéressait en soit pas elle ne savait pas faire autrement. Une partie de son esprit le faisait instinctivement. Même maintenant.  Elle n'avait pas l'intention de laisser des gens qu'elle ne connaissait pas juger de ses propres capacités, ce qu'elle était capable de faire. Réellement. Et des choses il y en avait. Pour une raison ou une autre le sang qui coulait dans ses veines, ce lui des Hio avait été la source de son pouvoir.

Cependant ce n'était pas ce qu'elle avait envie de dire en parlant de le voir sauter.  Outre qu'elle trouvait étrange sa facilité à montrer ouvertement ses capacités – était-ce à cause des longues années qu'ils avait passé loin de la société vampirique ? – elle avait eût envie de le voir sauter. Voir la façon dont ses muscles se tendaient, dont il retomberai et la stabilité qu'il avait. C'était peut-être parce qu'elle passait trop de temps à regarder les choses mais Sumire pensait qu'on pouvait déduire beaucoup de choses sur une personne à la façon qu'il avait de sauter, de marcher ou de retomber sur ses pieds. Une nouvelle fois la jeune femme l'avait sondé , attentivement.

« – Impossible. Je n'oserai pas.  »

Elle avait répondu d'un ton calme alors qu'elle se concentrait sur les jardin et l'ambiance particulière qui y régnait. Des jardins français, symétriques, clairs et amovibles, qui changeaient avec les saisons parce que cela avait été le désir de sa mère. Isanami avait-elle toujours été aussi excentrique ? Parfois elle avait l'impression que ce comportement dissimulait une lourde blessure ; comme on se cache parfois derrière un sourire mais Sumire ne posait jamais ce genre de questions. On ne l'avait jamais explicitement interdit, mais elle savait que ce n'était pas une question qu'elle avait le droit de poser. Elle ne le faisait donc pas. Naturellement.  Elle n'aimait pas les conflit et malgré sa franchise et son honnêteté elle préférait les éviter autant que possible.

Tyki était un être étrange, complexe, il semblait paraître plus qu'il n'était et même si il semblait être plus vivant depuis qu'elle lui avait fait remarquer elle se sentait mal à l'aise. Elle ne comprenait pas que personne ne le cherche devait-elle par la suite le mentionner à ses parents ? Il n'y avait aucune chance pour que personne n'ai perçu l'odeur de son sang dans la maison alors pourquoi personne n'intervenait ? Maintenant ils étaient là dans les jardins , silencieusement , simplement et ils étaient passés par une fenêtre...elle commençait à se demander si finalement ses propres parents n'espéraient pas quelque chose de cette rencontre, lui donnaient-ils une chance de rencontrer un homme (alors qu'elle ne l'aurait pas fait spontanément) et de développer quelque chose à son côté ? Pour quel bénéfice ? Elle savait qu'ils ne lui forceraient jamais la main pour des raisons sans doutes qu'elle ne connaissait pas. Elle n'avait pas à les connaître.  Lui, il parlait, du bon goût de sa mère, des jardins anglais, elle avait lu un peu à leur sujet mais c'était loin maintenant. Elle ne s'y intéressait pas particulièrement après tout, elle appréciait seulement le calme qui régnait dans cette nature artificielle.

« – Qu'ont-ils de différent ? J'aime les jardins japonais, comme ceux de mes grand parents. »

Oui, définitivement elle aimait ce genre d'ambiance, si calme, si loin. Dans l'arrière pays au manoir ancestral des Shoto, perdu au milieux des rizières et des troupeaux. La nature la plus absolu et le calme. Elle aimait cet endroit, la vétusté des lieux la beauté et l'air parfumé qu'il y avait, le petit jardin  derrière le Engawa. Là ou sa mère avait vécu son enfance et sa jeunesse , de belles années dans une liberté totale. Elle aimait le regard torve de sa grand-mère et les poèmes de son grand-père qui parlaient des plaines infinies et de la floraison au printemps.  C'était sans doutes l'endroit dans ce monde qu'elle préférait, le seul qu'elle ne voulait pas voir disparaître et si elle avait été tenue de faire un choix c'est là-bas qu'elle aurait aimé vivre.   Son regard camélia se portait sur les fleurs encore fermées qui attendaient l'arrivée du soleil pour ouvrir leurs corolles, leurs couleurs, leurs odeurs tout cela se mélangeait dans son esprit et elle se sentait bien, étrangement bien.

« – Ce sont des gens bien qui gagnent à être connu, je regrette que mon frère n'ai pus venir sa seule présence peut faire entièrement changer l'ambiance d'une pièce. Comme un soleil. »

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Tyki Mikk

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MessageSujet: Re: De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki    Ven 9 Sep - 19:01

Tyki n'aimait pas forcément se donner en spectacle mais devait reconnaître que parfois le faire l'amusait et qu'il avait apprécié lui faire croire qu'il ne la suivait pas avant de simplement traverser le mur comme si c'était naturel. Enfin pour lui tout du moins ça l'était, depuis qu'il avait découvert son pouvoir il ne se bridait pas quant à son utilisation, il se contentait de ne pas se faire voir lorsqu'il s'en servait, surtout par des humains. Cependant au-delà de l'aspect combatif c'était quelque chose de pratique. Inutile de s'embêter à ouvrir une porte lorsque l'on peut passer au travers du mur le plus proche de notre destination. Il aurait pu être un parfait voleur, il traverse le mur de la banque et dissimule tout ce qu'il désire à l'intérieur de lui comme s'il était une sorte d'immense poche sur pattes.

– Impossible. Je n'oserai pas.

-Même si tu l'aurais dis cela ne m'aurais pas gêné, j'aime la franchise. Oh bien sûr j'ai mes petits secrets mais si j'ai quelque chose à dire je ne le garde pas pour moi.

Il lui sourit amicalement et regarda le jardin qui se dressait devant puis autour de lui. Il était magnifique, un parfait jardin français à la symétrie parfaite et entretenue. Car évidemment la moindre branche qui dépasse est un véritable fiasco pour ce genre de lieux. Il en remarqua d'ailleurs une qui dépassait d'un buisson et ne pu s'empêcher de chercher du regard de quoi la couper. Quand il dit être maniaque il ne plaisante pas ! Qui était celui ou celle qui devait le tailler et avait osé ne pas remarquer que quelque chose n'allait pas ? Pour lui s'était évident, cette branche était trop longue de trois centimètres. Trois centimètres. Pour vous ce n'est rien mais pour lui c'était un véritable blasphème et de ce fait, alors qu'il parlait à Sumire il ne cessait de fixer ce bout de verdure dissident qui semblait le provoquer en faisant remuer ses petites feuilles vertes sous la brise nocturne.

– Qu'ont-ils de différent ? J'aime les jardins japonais, comme ceux de mes grand parents.

-Eh bien leur différence se résume simplement, les jardins français sont portés sur l'art et une symétrie parfaite, alors que les jardins anglais cherchent à imiter la nature, ils semblent plus vrais tout en étant faux car arrangés par l'homme, chaque plante, fleur ou arbuste est sélectionnée afin de rendre le mieux possible tout en donnant l'illusion que c'est la nature qui les a placées là.
Et pour ce qui est des jardins japonais c'est un véritable art chez eux et c'est très respecté. Ils suivent trois grands principes : la reproduction de la nature en miniature, le symbolisme et la capture de paysages, tous ont une importance capitale dans la création du jardin. A cela viennent s'ajouter d'autres techniques, l'utilisation de la perspective afin de facilité la miniaturisation et ce qu'ils appellent le miegakure, où ils l'utilisent afin de dissimuler certains endroits du jardin qui ne pourront être vus que sous un certain angle. Ils ont diverses techniques afin de rendre leurs jardins plus grands, du moins à en donner l'impression car les jardins japonais sont plus petits que les jardins chinois.


Il s'arrêta dans sa tirade et lui sourit. Il s'était emporté et aurait pu continuer ainsi un bon moment, heureusement qu'il s'en était rendu compte à temps. En plus de cette petite incartade il avait continuer de fixer cette branche du diable pendant qu'il parlait, n'osant plus regarder ailleurs, de peur d'en trouver une autre ailleurs et d'en faire une névrose. Cette dernière était d'ailleurs déjà en train de pointer le bout de son nez, il était pâle et ses mains le démangeaient. Comment cette maudite branche osait détruire cette symétrie parfaite ? Ce jardin serait magnifique si elle se faisait raccourcir comme il se doit ! On a pas idée de laisser la verdure faire ce que bon lui semble lorsque l'on est dans un tel endroit, ce serait comme... Ne pas plier le papier toilette en triangle après l'avoir utilisé... A cette pensée il eut des sueurs froides et passa une main tremblante dans ses cheveux.

-Navré, j'ai beaucoup voyagé et appris tout un tas de choses alors parfois je m'emporte et je pourrais parler pendant des heures si je n'y faisais pas attention.

Ce qui était d'ailleurs étonnant puisqu'il était du genre silencieux, mais lorsqu'un sujet le passionnait, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Il réussit à détourner difficilement son regard doré du massacre esthétique qu'il avait sous les yeux et finit enfin par le poser sur l'oeuvre d'art qui s'adressait à lui. Il lui s'efforça d'avoir l'air décontracté, enfin autant que pourrait l'être un homme recouvert de plâtre et avec un balais dans un endroit non prévu à cet effet.
Tyki était vraiment une personne étrange, il était maniaque tout en pouvant devenir bordélique, aimant tout autant la simplicité que les choses plus complexes. C'était ce genre de problèmes qui le faisaient apprécier autant un jardin français et leur perfectionnisme fanatique qu'un jardin anglais, beaucoup plus fouillis. Et si vous trouvez cela paradoxal sachez que toute sa personne est ainsi et que ses deux personnalités n'arrangent rien à cette affaire déjà bien trop complexe.


– Ce sont des gens bien qui gagnent à être connu, je regrette que mon frère n'ai pus venir sa seule présence peut faire entièrement changer l'ambiance d'une pièce. Comme un soleil.

-Nous avons tous nos occupations, cependant j'aurais en effet été ravi de le rencontrer. Votre famille n'est guère parfaite, aucune ne l'est et nous avons tous nos défauts ; mais elle est de loin l'une des plus agréable que j'ai pu connaître.

Il reporta son regard sur le jardin et remarqua qu'un cailloux se trouvait au beau milieu d'une allée alors qu'il n'avait rien à y faire, il s'en approcha comme si de rien n'était et posa le pied dessus, se rendant immatériel à cette extrémité l'espace d'un instant afin de le faire disparaître dans son pied, il le jetterait plus tard, pas question d'avoir l'air trop étrange voyons. Il s'arrêta un instant, pensif. Combien de choses en tous genre il avait à l'intérieur de lui à force de remettre ce qu'il devait faire à plus tard... ? Il avait intérêt à ne pas passer un détecteur de métaux, il le ferait exploser ! Soudain un sourire illumina son visage, il devait y avoir une paire de ciseaux que Road avait laissé traîné sur la table, il y a deux semaines ! Il ouvrit simplement la paume de sa main et un trou se forma dans cette dernière d'où la paire de ciseaux sortit. Il se tourna alors et se dirigea vers la branche de tous ses soucis qu'il raccourcit alors d'un geste précis avant d'afficher un sourire satisfait et détendu.
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De pourpre et d'or ☼ Pv Tyki
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