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 Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]

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MessageSujet: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Dim 17 Déc - 0:01

C'était la fin d'après-midi, les rayons du soleil venaient caresser la pierre de l'académie Cross, une légère brise fraiche venait agiter les arbres, déplaçant quelques feuilles, lorsque Killian Norowa monta les dernières marches et s'arrêta un instant devant la porte, regardant l'arche de pierre d'entrée dans le mur d'enceinte près de cinq minutes en pensant :

"Voici donc l'académie Cross, enfin ! Il ne me reste plus qu'à trouver quelqu'un pour savoir à quelle porte frapper"

Puis il reprit sa marche en réajustant son sac de toile beige épaisse qui contenait ses possessions sur son épaule, franchit rapidement les derniers mètres qui le séparaient du bâtiment principal, en poussa la porte et s'engouffra à l'intérieur. Aussitôt la porte refermée derrière, il regarda le couloir qui lui paraissait alors désert et prit à gauche, observant les différentes portes qui se présentaient à lui, tendant l'oreille en passant pour déterminer s'il y avait ou non du monde à l'intérieur, regardant sur les murs s'il apercevait des écriteaux pour se repérer. Il n'était pas surpris qu'il n'y ait personne dans les couloirs, les cours n'avaient sans doute pas encore pris fin ou bien les étudiants étaient-ils déjà partis vaquer à leurs occupations mais à cet instant précis il aurait bien aimé que quelqu'un lui dise où il devait se rendre et surtout où il pourrait poser l'épée qu'il dissimulait sous son manteau de coton huilé noir. Il se voyait mal expliqué pourquoi il avait une telle arme sur lui, encore plus s'il croisait un vampire, car après tout, il y en avait bien parmi les élèves à ce qu'il avait compris de son ancien et maudit maître, Vlad Archer.

Après une dizaine de minutes passée à parcourir les couloirs, il observa avec plus d'attention les écriteaux qui indiquaient le chemin de l'infirmerie, de la bibliothèque et de la cafétéria. Il y en avait sans doute d'autres ailleurs mais il ne comptait pas errer encore des heures jusqu'à trouver la bonne porte ou une âme charitable pour l'envoyer dans une nouvelle direction, si possible la bonne.

"Bon, cafétéria ou bibliothèque ? Nourriture du corps ou de l'esprit qu'est ce qui attire le plus ? La cafétéria ? Oui, la cafétéria !" dit à haute voix Killian avant de prendre la direction qu'il présumait être la bonne, rêvant de se vautrer dans un fauteuil et de s'enfiler quelques tasses de café, pas beaucoup, juste 3, 4, 5 ou 6, ce ne serait pas de trop pour se remettre du voyage que représenté le trajet entre chez lui et l'Académie. Mais pour l'instant il se contenterait du détestable cachet devant éviter les crises qui le prenaient parfois à des moments inopportuns, comme en plein milieu de mortels innocents quant à la réalité de ce monde. Aussi sortit-il un pilulier en métal, gravé d'un chat lové sur lui même, l'ouvrit et fit tomber un comprimé dans sa main droite avant de ranger le pilulier tout en avalant le cachet avec une gorgée d'eau de ce qu'il restait de la bouteille qu'il avait acheté plutôt dans une supérette sur le chemin.


Dernière édition par Killian Norowa le Sam 25 Aoû - 16:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Ven 26 Jan - 20:52

Pour raison médicale, James avait eut une absence de quelques jours. Aucun élève ne savait ce qui lui était arrivé mais le professeur venait de clore sa journée. La sonnerie avait retentit, annonçant la fin de sa dernière heure et pour une fois James l'avait accueillit sans retenir sadiquement les étudiants après les cours pour leur donner quelques recherches à faire avec la menace de ramasser les travaux lors de leur prochaine rencontre. L'enseignant avait même parut épuisé aux yeux des jeunes âmes qui avaient dû le subir durant deux heures d'affilées et pour une fois les adolescents ne s'étaient pas trompés sur ce point.
Monsieur Sorel, comme il se faisait appelé puisqu'il était sous couverture, était tout bonnement éreinté.
C'est ainsi que l'enseignant arpentait à présent les couloirs en prenant le chemin de la sortie. Se sachant seul, James sortit alors sa main gantée de la poche où elle était toujours enfermée. Sous cette protection de cuir se trouvait autrefois un substitut en métal qui laissait souvent place à un crochet lors des chasses. Cependant à présent, ce substitut n'était plus une grossière masse sans articulation. En effet, il avait acquis un système plus complexe nouvellement mis sur le marché de la médecine, une main à taille réelle et plus que tout articulée. Peu d'exemplaires étaient pour le moment commercialisés et c'étaient avant tout les hunters qui en bénéficiaient. Le Baskerville avait la chance d'avoir un réseau étendu de contacts, si bien qu'un d'entre eux avait subtilisé l'un de ces précieux membre mécanique sans que cela n'attire de trop l'attention pour ensuite le faire parvenir non sans une chère contribution en échange. Les sources de James étaient rarement des personnes honorables mais avec ses années de traques, d'entraînements et surtout les périodes sombres de sa vie, l'anglais avait su se faire une place dans la clandestinité mais aussi une réputation bien définie et parfois utile.
Après avoir eut une brève hésitation, le professeur retira son gant et révéla cette fameuse prothèse inédite. Suite à une opération, faîte dans l'illégalité évidement, ils avaient même réussit à concorder son système nerveux à ce substitut si bien qu'il pouvait en bouger les doigts. Du moins il le pouvait grossièrement après des nuits de rééducations autodidactes. Avec la nièce Yagari qui lui tournait autour, le comte se doutait que quelque chose ne tournait pas rond et qu'un événement quelconque se préparait dans l'ombre. L'arrivée de ce richissime propriétaire du casino, aperçut dans sa spectaculaire parade onéreuse, n'était guère pour rassurer le père sur ses gardes. Peut-être que cet individu millionnaire n'avait aucun lien avec ses fils, Akame ou lui mais le Baskerville se sentait en mauvaise position si bien qu'il se devait de reprendre un entraînement plus sérieux. Malheureusement malgré son habileté de la main gauche, ce n'était pas assez pour combler la perte de sa dextérité de sa main droite.
Il était bon de la gauche, mais de la droite il avait été excellent et quasi imbattable.
Le sort en avait cependant décidé autrement puisqu'il avait sa main droite lors de son combat contre le sang-pur qui avait assassiné sa femme. En tuant Lord Alistair, unique sang-pur anglais après la belle Cordelia De Castellan qui fut l'épouse tardive de James, le chasseur avait perdu toute chance de mener une vie tranquille. Nombreux étaient ceux qui le recherchaient, lui le paria qui avait commis le plus grand outrage qu'un homme puisse faire envers la société vampirique.
Le professeur d'histoire sentit le fil de ses pensées se rompre lorsqu'un bruit de pas attira son attention. Un élève hors cours ? Pourtant quelque chose clochait. Il reconnaissait bien trop ce fourmillement au niveau de la nuque qui le saisissait toujours en présence d'un être de la nuit. Mais celui-ci avait quelque chose de différent dans son aura. C'était intangible, à peine perceptible et si personne n'avait rencontré une telle situation jamais il ne pourrait remarquer cette subtile divergence. Cela lui faisait penser à son fils Kaien, un mélange de vampire et de chasseur. Mais c'était tout bonnement impossible, son aîné était sans doute le seul être vivant de ce genre, les autres finissant toujours par être repéré et exterminé. L'anglais suivit alors la direction des bruits légers et y découvrit un jeune homme dont les traits lui étaient inconnus. Qu'est-ce qu'il faisait dans le bâtiment des humains ? Un nouveau venu ? Mais James n'était pas naïf. Et à cause des événements des derniers temps, le renégat était même devenu paranoïaque si bien qu'il n'envisageait pas sérieusement que ce gamin soit ici par hasard.

-Je peux vous aider ? demanda le Baskerville qui avait remis son gant au préalable.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Sam 27 Jan - 0:10

Au son de la voix, Killian se figea l’espace d’un instant, cherchant des yeux son propriétaire en espérant que celui-ci ne l’avait pas vu prendre des médicaments, préférant garder le secret sur ceux-ci. Et puis il y avait autre chose, une sensation semblable à celle qu’il ressentait lorsque son mentor venait lui rendre visite, une forme d’appréhension, différente de celles qu’il pouvait avoir lorsqu’il s’approchait de vampires ou de son mentor. Très vite il repéra cet homme d’un mètre soixante-quinze, à peine plus grand que lui, qui, il n’avait aucun mal à le sentir, dégager une aura de méfiance. D’abord il pensa qu’il s’agissait d’un simple humain, un professeur sans doute vu son âge, même si ses habits étaient quelques peu désuets, ce qui n’était pas sans lui rappeler les tenues de celui qu’il connaissait sous le nom de Vlad Archer, être au sujet de qui il ignorait presque tout. Toutefois l’homme était différent des humains ordinaires ; il y avait quelque chose, quelque chose qu’il ne s’expliquait guère même s’il était presque sûr d’avoir déjà ressenti cela par le passé, mais où ? Quand ? Il n’aurait su le dire. Une fois de plus sa mémoire lui faisait défaut et y réfléchir ne servirait à rien, il n’avait qu’à espérer que ce n’était rien de réellement important, pas comme tant des choses qu’il avait oublié.

« Je peux vous aider ? » avait dit cet étrange personnage. Oui, peut être pouvait-il l’aiguiller. Après tout il cherchait quelqu’un pour le guider, ou au moins lui dire où il devait se rendre exactement. Killian esquissa un sourire, se demandant tout à coup s’il n’était pas passé sous le nez du portier ou de tout autre hère condamné à garder l’entrée ces lieux pour l’instant désert, et si le destin ne lui avait pas jouer un tour en le jetant entre les pattes d’un drôle d’énergumène. Mais à peine le sourire s’était-il dessiné sur ses lèvres qu’il avait disparu, laissant place à un visage calme et aimable, tandis qu’il s’assurait que son manteau ne laissait pas voir de trop son épée, le réajustant légèrement d’un geste sans doute trop vif, presque imperceptible, pour un simple humain.

« Cela se pourrait. Je viens d’arriver et, n’ayant vu personne, je me demandai où je devais me rendre pour signaler au moins mon arrivée et savoir où je pouvais poser mes affaires. Je suis censé intégrer la Day Class… Mon nom est Killian Norowa. ». répondit le jeune homme qui s’approcha d’un pas mesuré, jaugeant le Baskerville du regard. Cette odeur, cette aura qu’il dégageait, plus les secondes passées, plus l’idée qu’il s’agissait possiblement d’un chasseur germait dans son esprit et, l’espace d’un instant, si court qu’il était difficile de le voir, ses yeux prirent une lueur cramoisie, rougeoiement que l’on aurait pu attribuer à un reflet si, dans la même fraction de temps, les ombres n’avaient pas remuées d’une manière anormale, se rapprochant de Killian avant de reprendre leur place sans que celui-ci ne les remarque ou, s’il l’avait bien remarqué, il l’ignorait, réfutant ce que cet incident signifiait comme il le faisait avec ses « médicaments », sa force surhumaine, sa rapidité, son goût peu prononcé pour les journées trop ensoleillé, son odorat trop fin, surtout lorsqu’il était question de sang, et tous ses autres indices révélant sa nature vampirique. Pour se conforter dans l’idée qu’il n’était pas un vampire il n’avait qu’un maigre refuge : il pouvait manier des armes anti-vampires et pourtant là encore, quelque part dans les tréfonds de sa mémoire qui ne revenait que dans ses rêves sous une forme partiellement déformée, la vérité sur ce qu’il était vraiment se cachait également mais ce murmure il préférait l’étouffer, se convainquant que les rêves n’étaient que des rêves inspirées par un traumatisme d’enfance.
Craignant alors d’alerter le professeur par une attitude étrange, il chassa ses pensées, attendant qu’il réponde.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Mer 31 Jan - 21:02

Le jeune homme avait fait un mouvement bien trop rapide pour ne pas trahir son espèce. Il se trouvait bien en présence d'un vampire, James en avait eut la preuve. L'anglais n'en avait pas eut le moindre doute auparavant, mais quelque chose en ce nouvel élève le perturbait. La concentration de sang de noctambule dans ses veines était bien trop présente pour que le Baskerville ne le remarque pas, mais ce qui le déroutait le plus était que son interlocuteur portait sur lui une arme anti-vampire. L'arme était bien trop dissimulée pour que l'historien puisse la voir directement mais il reconnaissait cette énergie particulière qu'elle dégageait.
Maintenant il lui fallait comprendre comment un telle chose était possible.
Un hybride ? C'était tout bonnement impossible. Jusqu'à ce jour, les rares enfants nés de l'union d'un hunter et d'un enfant de la nuit avaient péri dans des accidents malheureux, ou alors ne s'étaient jamais rendus compte de leur différence et les parents coupables avaient emporté le secret avec eux lorsque leur enveloppe charnelle s'était changée en poussière.

« Cela se pourrait. Je viens d’arriver et, n’ayant vu personne, je me demandai où je devais me rendre pour signaler au moins mon arrivée et savoir où je pouvais poser mes affaires. Je suis censé intégrer la Day Class… Mon nom est Killian Norowa. ».

En l'attendant prononcer le nom de sa classe, James avait haussé un sourcil surpris. Mais que diable faisait Kaien ? Envoyer un vampire, même particulier, dans la classe de jour était suicidaire.

« Vous ne voulez pas dire la Night-Class par hasard ? »

Il y avait des chances pour que le nouveau venu puisse s'être trompé après tout.
James se sentit cependant prêt à faire volte-face lorsque les iris du jeune homme rougirent et qu'un étrange phénomène se produisit, faiblement certes, mais pas assez anodin pour échapper à l'oeil entraîné du Baskerville. Cet événement venait de le troubler un peu plus. C'était un vampire puissant, trop puissant pour n'être qu'un simple level C.
Un aristocrate pouvant manier les armes anti-vampire, de manière pleinement consciente puisqu'il avait juste un enfant de la forge sur lui ?
Mais ce Killian Norowa était donc suicidaire de s'afficher de la sorte sur le territoire d'un sang-pur ? Si Kaname venait à s'en rendre compte, pire, un membre d'une famille adverse et venait à faire parvenir l'information à l'oreille d'un autre prince en haut de la société, un scandale risquait d'éclater.

-Suivez-moi, je vais m'occuper de votre dossier, ce ne serait pas étonnant que le directeur l'ait déposé dans mon casier pendant que j'avais cours. Votre arrivée était bien arrivée aujourd'hui?
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Jeu 1 Fév - 0:03

« Vous ne voulez pas dire la Night-Class par hasard ? » dit le Baskerville en haussant un sourcil lorsqu’il avait entendu ce nouveau venu annoncer qu’il était venu pour intégrer la Day Class.
 
La surprise du professeur n’avait pas échappé au jeune homme qui, de nouveau, ressemblait à un simple humain, du moins en apparence car l’aura si particulière qu’il dégageait continuer de se faire sentir par ceux qui y étaient sensibles. C’était désormais au tour de Killian de prendre un air étonné, une lueur furieuse dans le regard alors qu’il s’interrogeait sur cette étrange question. Pourquoi diable cet énergumène lui demandait-il s’il ne voulait pas dire la Night-Class ? Ne voyait-il pas qu’il était bien humain, certes avec du sang de chasseur mais  plus humain que ses créatures de la nuit qui provoquait chez lui autant de haine que d’admiration ? Et puis comment pouvait-il lui demander une telle chose ? Ignorait-il donc que sa mère avait été assassinée par un vampire ? « Du calme, tu t’emportes Killian », se dit-il en son for intérieur, prenant le temps d’inspirer et d’expirer longuement avant de répondre à l’enseignant.
 
« C’est bien la Day Class que j’ai demandé. Je ne suis pas l’un de ses oiseaux nocturnes qui quittent leur nid au crépuscule… La nuit je révise ou je dors. » fit-il en esquissant un sourire aimable, prenant soin de garder un ton respectueuse tout en insufflant une légère froideur à sa voix, histoire de faire comprendre à cet homme qu’il ferait mieux de cesser avec ses insinuations de mauvais alois. Killian n’avait aucun doute sur ce qu’il avait essayé de dire : il pensait qu’il était un vampire, une idée qui, combinée à ce qu’il percevait chez l’homme ne laissait subodorer qu’une chose : il avait en face de lui un chasseur. Pourtant, pas un instant, Killian ne pensa lui dire qu’ils avaient cela en commun ; il avait le sentiment qu’il devait rester sur ses gardes, que s’il se montrait trop ouvert il s’attirerait quelques ennuis. De plus ce n’était ni le lieu ni l’endroit pour faire état de ces questions, un humain ordinaire pouvant fort bien se trouver non loin, à portée d’oreille.
 
« Suivez-moi, je vais m’occuper de votre dos dossier, ce ne serait pas étonnant que le directeur l'ait déposé dans mon casier pendant que j'avais cours. Votre arrivée était bien pour aujourd'hui ? » avait fini par dire le professeur qui se montrait troublé par ce qu’il venait de voir et percevoir : un vampire, et, plus exactement, un aristocrate, capable de manier une arme anti-vampire. Toutefois Killian mit le trouble du Baskerville sur le compte de son ignorance de la venue d’un nouvel élève dans sa classe à cette période de l’année ; après tout cela n’arrivait pas si souvent.
 
« Merci à vous ! Je n’ose imaginer où mes pas m’auraient mené avant que je ne trouve quelqu’un pour m’indiquer où me rendre ! » fit-il d’un air sincère en s’approchant du professeur, n’allant pas trop vite afin de ne pas trahir encore plus la présence de son épée. Toutefois il avait totalement oublié qu’à l’index de sa main droite se trouvait une chevalière en or pâle, sertie d’un saphir polie, gravé d’un sceau bien particulier : un dragon perché au sommet d’une tour, blason de la lignée des Celas. Killian en avait hérité de sa mère et l’avait porté depuis sa mort, même après qu’il se mit à nier son ascendance et, à l’heure actuelle, il ne la voyait que comme un simple bijou de famille. Par ce simple oubli, cette simple négligence il dévoilait sans le savoir ses liens avec l’une des lignées de sang pur dont l’unique membre connu encore en vie était réputé pour n’apparaître que rarement en société et ne jamais laisser d’être indignes souiller le nom de sa noble lignée, ne serait-ce que par un détail insignifiant comme renverser du vin sur la robe d’une invité. Même si cela n’avait jamais pu être prouvé l’on raconte qu’il aurait tué plusieurs membres de sa famille après que sa compagne périt dans des circonstances tragiques. Ce sang pur avait pour nom Alexander Vladimir Celas et, il y a de cela de nombreux siècles, il fut surnommé le démon écarlate à cause des combats qu’il avait pu mener sans chercher à préserver ses habits du sang de ses proies. Mais ces dernières années il était plus connu pour être l’auteur de poèmes et de quelques romans de fantaisie, le dernier cycle en date, intitulé Les joyaux du dragon, se déroulant dans un univers fictif et racontant les aventures d’une femme membre d’une ligue d'assassin.
 
Emboîtant le pas à l’enseignant aussitôt que ce dernier se fut mis en marche, Killian demanda de la même voix polie « Puis-je savoir votre nom, monsieur ? » avant de replacer, d’un geste agacé mais tout à fait normal, une mèche qui lui tombait devant l’œil gauche, ce qui eut pour conséquence que la pierre de la chevalière projeta un reflet bleuté lorsqu’un rayon de soleil l’a frappa de biais.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Jeu 1 Fév - 14:57

Des Norowa James en avait peu entendu parler. Du moins sur l'instant ce nom ne lui disait rien, autant qu'une tragédie qui avait pu se produire. Il fallait dire que si ces derniers ne traînaient pas dans les affaires sombres qui pullulaient sous la société dorée des vampires, le Baskerville ne s'était probablement pas renseigné sur eux. Pourtant la rage dans les iris de ce jeune homme éveillait la curiosité du professeur. Pourquoi une telle réaction alors que l'humain évoquait simplement la
classe dans lequel il devait normalement être inscrit ?
James était loin de se douter qu'il faisait face au même cas de déni que celui d'Akame.

« C’est bien la Day Class que j’ai demandé. Je ne suis pas l’un de ses oiseaux nocturnes qui quittent leur nid au crépuscule… La nuit je révise ou je dors. »

La réponse du jeune homme ne satisfaisait pas l'enseignant. Pour quelle raison donc ce dernier était parmi les enfants du jour plutôt que ceux de la lune ? Sans doute à cause de ce quotidien particulier que le concerné abordait. Ainsi il aurait opté pour un mode de vie humain ? Mais même Zero, qui vivait comme tel depuis des années, était sur le point d'être envoyer dans la classe de nuit. Il était vrai cependant que les raisons de ce transfert étonnant n'étaient autre que la décadence accélérée du dernier rejeton des Kiryu.
Cela n'empêchait pas que James allait avoir une discussion avec le directeur sur la venue de ce nouvel élève.

-Dans ce cas je suis en droit de m'occuper de vous, je serai votre professeur d'histoire et je connais plutôt bien le directeur.

Certes pas aussi bien que cette tête brûlée de Yagari, puisque les deux étaient d'anciens partenaires de chasse, mais sa défunte Cordelia entretenait de bons rapports amicaux avec le directeur de l'académie du temps de son vivant. Malheureusement Kaien estimait qu'ils avaient assez de proximité pour parfois lui déléguer quelques dossiers, notamment les retardataires qui font leur entrée en scène après les dates convenues de rentrées scolaires.
Le traqueur de vampire fit donc signe à son interlocuteur de le suivre, lui tournant certes le dos mais demeurant sur ses gardes. Qui savait si ce n'était pas un envoyé de quelque organisation qui désirait lui faire payer le prix du meurtre d'un sang-pur ? Si le jeune homme pouvait manier aussi impunément une arme anti-vampire, cela laissait à supposer qu'il avait une quelconque alliance avec la Guilde ou un groupuscule privé et quasi sectaire. La tête de James était quasi mise à prix, bien que tous le désiraient vivants, aussi les assassins même les indépendants comme Akame étaient nombreux à le chercher.

« Merci à vous ! Je n’ose imaginer où mes pas m’auraient mené avant que je ne trouve quelqu’un pour m’indiquer où me rendre ! »

-Il est vrai que l'affaire vous aurez sans doute pris plusieurs heures. Trouver quelqu'un n'aurait pas été difficile en soit, mais parvenir à trouver les bons renseignements oui. Le directeur n'est pas quelqu'un facile à dénicher. Je ne saurai vous dire où il est actuellement...

Néanmoins le regard du comte sous couverture avait glissé sur un objet brillant au doigt du noctambule au comportement spécial. James eut du mal à ne pas s'arrêter pour mieux examiner le bijou mais ne tenait pas à éveiller les soupçons de son accompagnateur.
Et il avait parfaitement reconnu le blason.
Bon dieu qu'est-ce que faisait un membre des Celas ici ? Ces derniers étaient l'une des dernières lignées de sang-purs à ne pas séjourner au Japon. Du moins le dernier de sa lignée. James n'avait pas connaissance d'un autre membre encore en vie autre le vieux « démon écarlate ». Le chasseur n'avait d'ailleurs aperçut ce dernier que deux fois en plus de 140 ans d'existence. Sa fille avait été plus présente parmi les siens mais on la disait aujourd'hui assassinée. Quelque soit l'identité de ce Killian Norowa, James le voyait à présent comme un véritable danger pour la sécurité de ses fils. Les partisans de Lord Alistair avaient-ils demandé de l'aide au patriarche de cette famille pour récupérer l'héritier de Cordelia à savoir Cain ?* Le dernier enfant sang-pur né officiellement était venu au monde quelques années après Kaname, une certaine Yona Hio qui siégeait présentement elle aussi dans l'Académie. L'existence de Cain était secrète mais avant de mourir ce faquin d'Alistair s'était vanté de sa descendance récemment venue au monde si bien que nombreux étaient les groupes à son service qui désiraient récupérer le petit dans l'optique de l'élever. S'occuper de l'éducation d'un tel trésor leur permettrait par la suite d'avoir une forte influence sur lui et d'obtenir son sang aisément, et avec le précieux liquide vital une puissance quasi illimitée.
Que le clan des Celas leur vienne en aide était une bien sombre nouvelle.

« Puis-je savoir votre nom, monsieur ? »

De cette question a priori innocente, l'anglais en tira une suspicion démesurée. Voulait-il s'assurer de son identité pour faire un rapport ensuite à ses supérieurs ? Quelque chose dans l'esprit du chasseur avait changé. Killian n'était plus seulement un élève aux mœurs étranges pour un vampire, mais une potentielle menace en quête d'information. Un espion à la solde d'un nom aussi effrayant que respecté.

-Jeremy Sorel. Je suis professeur d'histoire depuis une année. Si vous vous posez des questions sur le thème d'en ce moment, nous étudions la Grande-Bretagne sous le règne de la Reine Victoria.

(*Après discussion avec Adalynn et l'accord de Tôga-chan, nous avons convenu que Cordelia était une sang-pure et non une aristocrate si bien que Cain est un petit sang-pur en croissance '^')
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Jeu 1 Fév - 20:24

« C’est bien la Day Class que j’ai demandé. Je ne suis pas l’un de ses oiseaux nocturnes qui quittent leur nid au crépuscule… La nuit je révise ou je dors. » A peine avait-il répondu ceci que l’hybride su que cette réponse ne satisferait pas l’enseignant mais c’était lui seul qui s’était trompé en pensant qu’il venait ici pour la Night Class.

« Dans ce cas je suis en droit de m'occuper de vous, je serai votre professeur d'histoire et je connais plutôt bien le directeur. » avait toutefois répondu ce dernier dont les cogitations échappaient totalement à Killian qui, lorsque son guide providentiel et malaisant, mentionna le directeur, se demanda si celui-ci savait qu’il était issu d’une famille de chasseur presque éteinte. Toutefois il ne se demandait pas si quelqu’un connaissait son véritable nom ; pour lui les Celas n’étaient qu’une lignée de sang pur aussi respecté que crainte et Crow n’était qu’un nom dépourvu du moindre sens même si, comme celui des Celas, il lui était familier. Lorsque le chasseur se retourna, faisant signe au nouvel élève de le suivre, il semblait encore plus sur ses gardes et qui lui en aurait voulu ? Après tout, même si Killian le niait, il n’en était pas moins le type de personnes qui peuvent vous faire froid dans le dos du seul fait de leur présence. De plus, une arme anti-vampire n’était pas un objet que l’on trouvait chez le premier venu, surtout une épée vieille de près de quatre cents ans mais contrairement aux suppositions du traqueur de vampire il n’avait passé nulle alliance avec la Guilde ou quelque groupuscule privé et sectaire ; il était là de sa seule volonté pour étudier en un lieu où il avait une chance de ne pas attirer les vampires de level D et E comme une bouse attirée les mouches. Ici d’autres étaient là pour remplir ce travail et, s’il envisageait l’idée de chasser ce n’était que pour conserver la main et éviter de se réveiller un matin, exsangue par un visiteur ayant eu une fringale nocturne. En tout cas, il n’était pas là pour le Baskerville et, qu’il ait tué un sang-pur ou dix, ne lui aurait procuré le moindre effet : il s’en moquait tout simplement. Pourtant, quelque part, le Baskerville n’avait pas tords en pensant que, peut-être, l’hybride était un assassin car, même s’il l’avait oublié, c’était ce qu’il avait été jusqu’à ce qu’il se confronte à Vlad Archer. Le patriarche des Celas lui avait certes procuré une formation semblable à celle des chasseurs mais il avait également œuvré à la réalisation de son ultime arme et pour cela il lui avait inculqué les arts du meurtre. Mais en ces jours, la seule chose qui restait de cette formation était une tendance à la furtivité, une affection malsaine pour les lames et les poisons et des réflexes.

« Merci à vous ! Je n’ose imaginer où mes pas m’auraient mené avant que je ne trouve quelqu’un pour m’indiquer où me rendre !

« Il est vrai que l'affaire vous aurez sans doute pris plusieurs heures. Trouver quelqu'un n'aurait pas été difficile en soit, mais parvenir à trouver les bons renseignements oui. Le directeur n'est pas quelqu'un facile à dénicher. Je ne saurai vous dire où il est actuellement... »
avait répondu le professeur dont le regard avait dérivé sur la chevalière de cet étrange fils de la Nuit. L’effort pour ne pas s’arrêter n’attira pas l’attention de Killian mais son regard en disait long : quelque chose le travaillait. Pourtant, pas une seconde, le fils de Lilith Celas ne pensa que tout cela était dû à ce qu’il était et au blason de sa chevalière, bijou de famille que son esprit dérangé n’assimilait pas au Celas, alors qu’il savait pertinemment qu’il s’agissait de l’emblème de cette famille de sang pur.

« Puis-je savoir votre nom, monsieur ? » demanda Killian, désireux uniquement de savoir qui il devait remercier et sur qui il lui faudrait se renseigner, l’attitude de l’homme et l’homme lui-même n’ayant rien de normal. Toutefois il risquait de devoir attendre longtemps pour obtenir des réponses, il n’était pas membre de la Guilde -celle-ci ignorait peut-être même tout de son existence- et il ne se connaissait aucun contact dans les bas-fonds ou la haute-société pour lui répondre. Cela ne lui laissait donc qu’une personne, celle qu’il pensait être Vlad Archer : son aïeul, le dernier Celas de sang pur. Sans le savoir, Killian était devenu un danger, une menace pour le chasseur et ses fils, mais, pour l’heure, il n’était rien d’autre qu’un risque latent ; peut-être que ce qu’il apprendrait après qu’il aurait contacté son Maître changerait sa première impression sur l’homme mais il n’envisageait pas de se faire des ennemis ici même s’il n’excluait pas de malmener ceux qui lui chercheraient des noises.

« Jeremy Sorel. Je suis professeur d'histoire depuis une année. Si vous vous posez des questions sur le thème d'en ce moment, nous étudions la Grande-Bretagne sous le règne de la Reine Victoria. »
le chasseur n’avait-il pas mis un peu trop de temps à répondre à une question des plus innocentes et simples ? Il n’avait fait que demander son nom et il lui avait en plus précisé le poste qu’il occupait au sein de l’Académie, depuis quand et avait même précisé ce qu’il voyait en ce moment avec ses élèves. C’était bien étrange pour quelqu’un qui n’avait rien à craindre et ne cherchait pas à cacher quelques cadavres sous le tapis. C’était décidé, il écrirait dès ce soir une lettre pour le faux Vlad mais il ferait montre de prudence en écrivant une lettre banale à l’homme et, entre les lignes, il écrirait à l’encre invisible le vrai message, à l’aide de l’alphabet runique que son maître avait élaboré pour coder ses missives, et il la posterait aussitôt, même si cela signifiait violer le couvre-feu pour trouver la première boîte aux lettres.



Quant à Alexander Vladimir Celas, il n’était pas du nombre des admirateurs de Lord Alistair. Il n’avait jamais apprécié l’homme en lui-même et ses méthodes le répugnaient ; aux yeux du Sieur Celas un adversaire ne se faisait pas assassiner par un sous-fifre, l’on se salissait soit même les mains ou l’on restait dans ses pénates si l’on était trop couard. Mais, plus que tout, il y avait eu cette histoire entre un descendant de hunter à la réputation pour le moins sulfureuse et une sang pur. Alexander avait eu vent du plaisir pervers qu’avait pris le Lord à voir les deux amants arrachés l’un à l’autre, de la grossesse de la vampiresse qui se solda après trois années par la naissance d’une fillette et si personne ne se doutait de l’identité du père, le vieux level A soupçonnait que l’époux de la sang pur n’était pas l’heureux parent. Une naissance après trois ans de mariage n’était certes pas en soit fort suspecte mais la gestation chez les vampires était par nature fort longue ; il était d’alors logique d’envisager que le Baskerville soit le père. Le Duc Celas avait toutefois gardé cela secret, une telle information pouvant se montrer fort utile dans un avenir plus ou moins lointain. Des années plus tard, il entendit parler de la fuite de l’ancienne amante du Baskerville, la bien-nommée Cordélia. L’on murmurait dans les couloirs qu’elle aurait retrouvé son amant même si nombres de bouches se fermaient à l’approche du Duc, le privant des détails juteux chers aux courtisans et serviteurs. Il n’avait toutefois pas jugé bon à l’époque de se mêler de ces histoires, certains détails lui rappelant trop la perte de son épouse ; lorsqu’il fut contacté par des sympathisants de Lord Alistair pour aider dans la traque des fils de Cordélia, l’un du Baskerville, l’autre d’Alistair, il se contenta de congédier ces opportunistes qui avaient cru, l’espace d’un instant, qu’il pourrait désiré aider s’attirer les faveurs du Lord. Peu après la nouvelle de la mort de ce dernier, Alexander vit revenir des émissaires et, pour faire comprendre sa position sans devoir se répéter des milliers de fois encore, il tua les deux vampires venus lui demander assistance, renvoyant leurs restes aux autres partisans avec trois mois sur une lettre cachetée de son sceau : « Allez au diable. ». Le refus du sang pur ne fit jamais la une des conversations, personne n’ayant envie de finir comme le dernier qui avait lancé une rumeur sur lui : lentement déchirait de l’intérieur, sans que cela n’aille jusqu’à la mort, par des branches d’aubépine sous le regard amusé du Duc qui sirotait paisiblement une coupe du sang de sa victime en public malgré les conventions, tout en discutant avec une jeune vampire de la différence entre une aubépine et une ronce. Cet épisode avait pris place six mois avant que le Lord Alistair ne fut tué.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Ven 30 Mar - 11:12

James était perturbé par le lien entre le jeune homme et les Celas alors que tous deux déambulaient dans les couloirs. Kaien savait-il qu'il avait invité l'un des subordonnés de ce clan au sein de son école ? Le directeur désirait plus que tout la paix entre les deux espèces, lui qui était pourtant le plus célèbre des chasseurs autrefois. Mais suite à une promesse faite à Juri Kuran, mère de Kaname, et par amour pour cette dernière le « Vampire sans crocs » avait rangé définitivement son arme. James reconnaissait les bonnes intentions de l'ami de Cordelia, mais ne pouvait croire qu'une telle entreprise fonctionnerait. A quoi jouait donc Cross en infiltrant un nouveau vampire dans la Day Class ? C'était impossible que le proviseur n'ait pas compris la réelle nature de ce nouvel élève. Plus perturbant encore, le concerné semblait clairement réfuter son appartenance à l'espèce de la nuit. Or James ne voulait pas admettre un second cas de déni comme celui d'Akame.
Un vampire refoulé était une chose, un deuxième semblait impossible.
Dans tous les cas, ces derniers étaient instables. En se faisant mordre lors d'un instant de faiblesse par l'albinos qu'il hébergeait, l'anglais en avait fait l'expérience mieux que personne. Les Blood Tablets servaient à canaliser cette soif quasi animale, mais cela ne suffisait pas à rendre les risques nuls.
James comptait bien garder ce Killian Norowa à l'oeil.

Ils arpentèrent ainsi les couloirs en silence durant cinq bonnes minutes. Par les financements qu'elle avait reçu grâce notamment aux parents d'élèves noctambules, l'Académie avait pu bénéficier d'une bonne reconversion. Jadis, ce bâtiment était l'ancien QG de la Guilde, mais suite à l'agrandissement des locaux en raison de l'accroissement du nombre des hunters au fil des siècles, un déménagement avait été entrepris il y a de cela plus de quatre cents ans. Les ancêtres de Kaien Cross en avaient hérité et leur descendant en avait fait une école. Peu d'humains savaient l'ancienne fonction des locaux, et plus personne sans cette information ne pouvait en deviner le passé militaire.
Autrement dit, les lieux étaient intéressants par leur côté historique.
L'anglais ne comptait cependant pas en faire la moindre remarque à cet adolescent étrange. Quoique adolescent était un mot à prendre avec des pincettes. Il n'avait pas l'énergie des vampires tout jeune et James doutait que son âge véritable serait inscrit dans les dossiers. Après avoir laissé le jeune homme entrer dans la salle des professeurs, actuellement vide puisque ses collègues remplissaient leur devoir d'éducateur, l'anglais s'était dirigé vers les casiers dédiés aux enseignants. Sans jamais user de sa main gantée, le Baserville avait offert le sien et découvert effectivement le dossier du nouvel élève.
Fourbe de Kaien.
Ce dernier aimait déléguer certaines de ses tâches aux personnes en qui il avait conscience et qu'il jugeait apte à remplir le rôle que l'on attendait. Pour cela, Tôga Yagari et lui-même se retrouvait souvent avec quelques petits travaux en plus qui n'incombait pas toujours à de simples professeurs. Il fallait dire que les deux hommes avaient des dettes envers lui : ils étaient tous les deux hébergés aux frais du directeur.

-Et bien...

James avait beau feuilleté le dossier de son interlocuteur, il ne trouvait aucun élément pouvant mettre ce dernier dans une mauvaise posture. Bon dieu. Tout était calculé avec finesse. Mais qu'attendre de plus des Celas ? Ils étaient reconnus pour leur perfection et la propreté du travail, sauf quand le sang-pur à la tête du clan décidait d'intervenir par lui-même pour laver quelques affronts fait à son nom. Les interventions du patriarche étaient rares, mais toujours effroyablement étonnantes.

-Je vais te conduire à ton dortoir, tu auras une journée pour t'habituer aux bâtiments, je t'enverrai l'un de tes camarades internes pour qu'il puisse te faire visiter les lieux demain. Tu reprendras les cours à partir de mercredi. Cela te va ?

(Désolée du temps de réponse, encore une fois T.T)
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Sam 31 Mar - 0:33

Tout le temps du trajet, Killian se demanda ce qui pouvait bien perturber autant le professeur. D’ailleurs, était-ce bien un professeur ? Plus le temps passait, plus il se posait de questions. Il ne l’appréciait pas ou plutôt il n’appréciait pas les sensations et souvenirs qui l’assaillaient et que, dans sa démence, il tentait de refouler et pour l’heure il ne prêtait guère attention au bâtiment de l’académie, dont il connaissait vaguement le passé. Il essayait plutôt de comprendre pourquoi le visage d’une jeune fille dans une école lui revenait sans cesse, seule chose qu’il ne parvenait à oblitérer. Il ne pouvait dire qui elle était, quand cela avait eu lieu mais il avait l’impression qu’il avait commis un acte extrêmement regrettable cette nuit-là, même s’il ne se souvenait plus réellement de ce qu’était le regret.

Lorsqu’ils atteignirent la salle des professeurs, l’hybride n’avait pas réussi à résoudre cette énigme aussi décida-t-il de remiser les questions à plus tard tandis qu’il franchissait le seuil et se retrouvait dans la pièce pour l’heure déserte. Killian regarda donc ce « Sorel » sortir de son casier un dossier, le consulter, cherchant quelque chose qu’il ne semblait trouver, ce qui l’exaspérait visiblement.

« Je vais te conduire à ton dortoir, tu auras une journée pour t'habituer aux bâtiments, je t'enverrai l'un de tes camarades internes pour qu'il puisse te faire visiter les lieux demain. Tu reprendras les cours à partir de mercredi. Cela te va ? » demanda l’enseignant qui venait de se confronter à la perfection du maître des Celas.

« Cela m’ira. Merci, professeur Sorel. Je suppose qu’il me faudra voir directement avec les élèves de ma classe pour rattraper les cours ? » répondit Killian d’une voix aimable, sincère malgré son air renfermé qui trahissait ses doutes, attendant que le professeur ne prenne la direction de la sortie pour le guider jusqu’au dortoir.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Jeu 5 Avr - 14:48

Durant son année de rémission, James n'avait pas eut d'autres choix que de reprendre ses études pour passer le diplôme de professeur d'Histoire en candidat libre. La situation avait été compliquée, ce n'était pas une commune mesure mais Kaien avait joué de ses relations tout comme le chasseur avait usé de quelques liens dans l'ombre, notamment des services qu'on devait lui rendre. L'apprentissage avait été aisé, retenir des connaissances n'était pas un problème pour le hunter qui avait eut tout le loisir de développer sa mémoire au fil des années, pour les missions en grande partie.
Sur le papier, il était donc parfaitement dans les règles.
Le chasseur comprenait que le vampire se montrait méfiant, ce n'était un secret pour personne. Le plus simplet des individus pourrait comprendre qu'une tension existait entre les deux hommes, sans en deviner la raison pour autant. Une méfiance partagée vis à vis de l'autre. Ce n'était pas de la peur ni de la rancune, ils ne se connaissaient pas après tout.

« Cela m’ira. Merci, professeur Sorel. Je suppose qu’il me faudra voir directement avec les élèves de ma classe pour rattraper les cours ? »

-Je peux vous envoyer mes cours par mail si vous le désirez. Je me chargerai de scanner les documents donnés en classe afin de vous les transmettre. Pour le reste des cours, essayez de voir avec les autres professeurs si il leur est possible de vous les envoyer aussi, sinon le délégué de votre classe vous aidera volontiers.

Tout en tenant de tels propos, James invita ce Killian à le suivre. Le dortoir était éloigné du bâtiment scolaire et les panneaux de direction n'étaient parfois pas suffisant pour les élèves peu doués en orientation. Mais dans le cas de son nouvel interlocuteur, le Baskerville ne se faisait aucune inquiétude, le jeune homme devait savoir se déplacer miraculeusement sans indication trop fortement précise.
Vampire ou hunter, les deux étaient doués dans le domaine de la chasse.
Et plus les minutes passées avec cette personnalité étrange s'écoulaient, plus James avait la désagréable certitude de se retrouver face à un hybride. Les doutes étaient difficile à entretenir. Killian Norowa était clairement un vampire de niveau noble puisque possédant un pouvoir propre. Les ombres qui s'étaient agitées lors de son mécontentement ne pouvaient tromper l'anglais ou passer inaperçues malgré le déni du concerné. Cet élève semblait sur le même plan qu'Akame qui reniait aussi sa véritable nature. Leur capacité singulière se manifestait selon leurs émotions ou humeur si bien que cela les rendait instables aux yeux de James. Kaien s'était-il assuré que ce noctambule-ci se contrôlait ? Sa puissance n'était pas à sous-estimer, si dégât il venait à faire, l'arrêter ne serait pas une tâche facile. Plus dérangeant encore en cas de rébellion, ce jeune homme savait sans doute maîtriser une arme anti-vampire, l'épée dans son dos était inactive ce qui signifiait qu'elle acceptait d'être portée par un enfant de la nuit. Mais outre les Kuran qui pouvaient,  pour certains comme la défunte Juri Kuran par exemple, les manipuler sans rejet, les hybrides étaient les seuls.
Et ce détail laissait entendre que le jeune homme était l'un de ces êtres miraculés.

-Arriver ici ne vous pose pas de problème?

Tout hybride était-il, Killian Norowa avait clairement prouvé son hostilité envers les créatures nocturnes, or James ne le savait pas membre d'une quelconque guilde mondiale. A moins que ce ne soit un membre caché ? Les hybrides étaient des légendes. Les rares nés dans l'Histoire de la longue guerre entre les deux camps avaient été éliminés au plus tôt pour éviter que les belligérants possèdent une arme trop puissante pouvant leur permettre de prendre l'avantage sur l'autre.
La présence d'un mélange savant entre les deux espèces ne rassurait pas le britannique.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Ven 6 Avr - 11:30

A quoi jouait Cross en infiltrant un nouveau vampire dans la Day Class ? Savait-il seulement ce qu’il faisait ? Avait-il conscience de qui était Killian ? Peut-être, peut-être pas. Impossible de ne pas comprendre qui était, ce qu’était le jeune homme ? Non, il suffisait de ne pas être attentif pour ne pas le comprendre, ou du moins pas immédiatement, pas avant que le mal soit fait. Un vampire qui s’ignore est une chose bien dangereuse ; personne ne sait ce qu’ils peuvent faire lorsque, saisi par l’effroi, ils attaquaient. L’histoire avait déjà montré que Killian pouvait se montrer dangereux ; sa sœur aurait pu en témoigner si elle avait survécu à leur rencontre. Serait-il aussi dangereux pour l’avenir ? Il était encore trop tôt pour le dire mais il était certain qu’il n’était pas inoffensif.

Les craintes de l’anglais était justifiées ou, pour le moins, n’étaient pas infondées. Mais pour Killian, cette méfiance réciproque n’était pas due à leur nature sensiblement différente. L’un et l’autre était des chasseurs, il avait une arme et ce Sorel ignorait visiblement d’où il venait, de quelle lignée il était issu et à quelle possible groupe il pouvait être lié.

« Cela m’ira. Merci, professeur Sorel. Je suppose qu’il me faudra voir directement avec les élèves de ma classe pour rattraper les cours ? »

« Je peux vous envoyer mes cours par mail si vous le désirez. Je me chargerai de scanner les documents donnés en classe afin de vous les transmettre. Pour le reste des cours, essayez de voir avec les autres professeurs s’il leur est possible de vous les envoyer aussi, sinon le délégué de votre classe vous aidera volontiers. »

Envoyer les cours par mail ? Scanner les documents ? Qu’est-ce qu’il cherchait à dire par ses termes barbares ? Oh… Faisait-il allusion à une faculté de ces grosses machines encombrante ? Comment les appelles-t-on déjà ? Ordinateurs ? Oui, c’est ça ! Mais comment pourrait-il avoir ça avec lui, dans ses bagages ?

« Par mail ? C’est impossible ! Je n’ai pas d’ordinateur et même si j’en avais une je n’aurais jamais pu la transporter ! Vous réalisez la taille de ces machins ? Il faudrait au moins deux gros cartons ! » dit-il en fixant avec des grands yeux l’enseignant, se demandant s’il ne consommait pas des champignons étranges puis ajouta « A moins qu’ils n’y en aient d'accessibles ici… Mais là encore, je n’ai pas d’adresse mail… ».

Killian avait bien vu l’invitation qui lui était faite de suivre, l’homme mais il restait planté sur place, interloqué.

« Arrivez ici ne vous pose pas de problème ? » demanda ensuite le Baskerville.

L’homme devait faire référence aux vampires et cette question ne pouvait avoir qu’une origine : la réponse que Killian avait donné lorsqu’il lui avait demandé s’il n’aurait pas voulu dire qu’il devait intégrer la Night Class. Sans doute avait-il semblé hostile aux nocturnes mais la vérité était plus complexe. Killian n’était pas hostile aux vampires en soi ; il l’était contre ceux qui sortaient du rang, attaquaient les humains. L’aura hostile qu’avait pu ressentir James n’était due qu’à son refus d’accepter sa nature ; il pouvait très bien parler à un vampire sans vouloir l’étriper, même s’il n’aimait guère, du moins depuis qu’il réfutait en faire partie, l’espèce. En tout cas, à cette heure, Killian n’envisageait pas de pouvoir se lier d’amitié avec un vampire. Il acceptait de les tolérer, de les côtoyer mais les approcher, c’était plus difficile. Sa réponse ne reflétait qu’une partie de la vérité, afin d’apaiser, ne serait-ce qu’un peu, les inquiétudes de hunter.

« Au contraire. C’est un lieu parfait où il n’y a pas en tout temps à se mentir. »

Sa réponse, et cela il ne pouvait le comprendre, était des plus ironiques car il continuait de se mentir.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Sam 7 Avr - 17:13

Par sa méfiance sous-jacente, quasi perceptible pour l'être sensible qu'était Killian, James avait sans doute commis une erreur. Le Baskerville ne pouvait cependant faire autrement que de ne pas prendre le cas de son interlocuteur à la légère. Pas si ce dernier était effectivement lié au sauvage Aleksander, patriarche et ultime membre vivant connu de la lignée des Celas. Il en était le fondateur aussi bien que le survivant. N'y avait-il pas quelque chose de triste dans pareil destin ? Son sang, la gloire des siens disparaîtrait avec lui si le prince de sang-pur venait à quitter ce monde.
Mais au fond, n'était-ce pas préférable ?

« Par mail ? C’est impossible ! Je n’ai pas d’ordinateur et même si j’en avais une je n’aurais jamais pu la transporter ! Vous réalisez la taille de ces machins ? Il faudrait au moins deux gros cartons ! » « A moins qu’ils n’y en aient d'accessibles ici… Mais là encore, je n’ai pas d’adresse mail… ».

En entendant une telle déclaration, mais surtout en voyant sur le visage du nouvel élève que ce dernier ne mentait pas, l'anglais sentit un élan de désespoir profond le gagner. Ce gamin était sincère et ne jouait pas la comédie, il ignorait réellement les dernières prouesses informatiques. Mais à quel décennie s'était-il arrêté ? Quelle Guilde laissaient ses membres aussi ignorants sur les technologies nouvelles ? Lui-même, pourtant issu du siècle précédent, s'était confronté à ces machines par soucis d'accoutumance à la modernité.
Mais puisque le jeune homme était hybride, c'était possible qu'il n'ait pas été élevé au sein d'un groupe de chasseurs, justement.
Le plus désolant, et c'était là toute l'ironie de la situation, c'était que même cette inculte d'Akame connaissait l'existence des ordinateurs et savaient les définir... Enfin, dans ses termes maladroits et sa langue incomplète. L'albinos en ignorait certes l'utilisation, mais elle savait à quoi l'engin ressemblait. Killian, lui, n'avait pas l'air de savoir ne serait-ce que la forme actuelle des ordinateurs.

-Hum... Vous en trouverez quelques-uns dans une salle de travail présente à l'étage de votre dortoir. Mais il y a aussi un espace informatique dans la bibliothèque. La documentaliste qui s'en occupe pourra vous aider si vous avez quelques difficulté à vous en servir.

Pauvre Kagura, elle ignorait encore quel spécimen allait lui tomber dessus. James savait la vampire patiente mais jusqu'à quel point ?

-Je me chargerai de vous imprimer autant de cours que possible pour vous faciliter la tâche. Mais il serait préférable pour vous de vous initier à l'informatique. Au moins pour apprendre les bases, car certains professeurs donnent beaucoup de travaux qui requiert l'ordinateur.

Le professeur désabusé n'osait même pas lui expliquer que ces machines étaient aujourd'hui transportables et qu'il pouvait aussi se servir des téléphones pour accéder à Internet. Savait-il simplement ce qu'était un moteur de recherche ? L'immensité des choses à apprendre à Killian donnait déjà un fort mal de tête à l'historien.
Parce que cela lui faisait réaliser qu'il allait aussi devoir apprendre tout ça à Akame.
Un peu plus et il allait devoir donner des cours de soutient à ces deux là pour les aider à s'insérer dans la vie active des humains. Enseigner à deux vampires refouler à ses comporter comme des personnes normales, mais surtout s'habituer à l'époque actuelle, où allait le monde ? C'était le problème avec les vampires, ils vivaient tellement longtemps qu'ils finissaient toujours par abandonner l'envie de suivre les nouveautés et créations inédites des humains pour n'avoir plus qu'une connaissance superficielle d'un univers dont ils ne font plus partis. Les sang-purs surtout étaient touchés par ce phénomène de décontextualisation.
L'interrogation qui s'immisçait peu à peu dans l'esprit du britannique était le véritable âge de Killian. Ce n'était pas un jeune homme normal. Mais une autre suivait... A quel époque celui-ci s'était-il arrêté ?

« Au contraire. C’est un lieu parfait où il n’y a pas en tout temps à se mentir. »

Cette réponse avait eut le mérite d'apaiser légèrement la méfiance de James. Tout refoulé qu'il était, cet hybride n'était pas foncièrement hostile aux vampires. Mensonge ou vérité ? Quelque soit le cas, Killian Norowa semblait simplement à la recherche d'un endroit où se poser. Son identité, son passé, sa nature même étaient incertains mais au moins son désir de paix, peut-être éphémère cela dit, n'avait pas l'air d'être feint.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Dim 8 Avr - 17:04

L’ignorance des évolutions technologiques de Killian surprenait le Baskerville, d’autant que cet étrange personnage qui se tenait en face de lui était et paressait sincère. C’était désespérant, pour l'enseignant qui voyait venir une charge de travail supplémentaire comme pour tous ceux qui venaient à côtoyer Killian : il en était resté aux premiers ordinateurs accessibles au public, de gros postes précieux pesant un âne mort et un internet lent et coûteux. Sans doute parviendrait-il à en allumer un, mais, une fois l’interface ouverte devant lui, il serait totalement perdu, incapable de reconnaître le moindre onglet, la moindre fenêtre. Seul le clavier et la souris lui parlerait.

« Hum... Vous en trouverez quelques-uns dans une salle de travail présente à l'étage de votre dortoir. Mais il y a aussi un espace informatique dans la bibliothèque. La documentaliste qui s'en occupe pourra vous aider si vous avez quelques difficultés à vous en servir. » répondit le Baskerville

« Bien… » répondit Killian, n’osant pas dire qu’il n’avait vu un ordinateur qu’une fois et encore de loin.

« Je me chargerai de vous imprimer autant de cours que possible pour vous faciliter la tâche. Mais il serait préférable pour vous de vous initier à l'informatique. Au moins pour apprendre les bases, car certains professeurs donnent beaucoup de travaux qui requiert l'ordinateur. » ajouta le professeur, ce qui tira une grimace à l’hybride qui trouvait étrange que l’on puisse demander de faire des devoirs sur des machines aussi limitées. Sa réaction était illogique ; en venant, il avait constaté que les trains ne fonctionnaient pas à la vapeur, que les voitures allaient plus vite que dans ses souvenirs mais c’était normal. La science évoluait tellement vite après tout… En réalité, les choses n’avaient pas été si rapides, elles avaient mis de longues années, plus d’un siècle avant d’atteindre le niveau intellectuel et Killian n’en avait retenu que quelques éléments, pris de ci de là depuis la fin du XIXe siècle, depuis sa déchéance.

« Arrivez ici ne vous pose pas de problème ? » demanda-t-il également.

« Au contraire. C’est un lieu parfait où il n’y a pas en tout temps à se mentir. » répondit Killian, apaisant légèrement les craintes du comte sur les intentions du jeune homme qui, après tout, n’était ici que pour étudier.

Killian quitta alors à la suite du Baskerville la salle des professeurs, le laissant le mener à travers les couloirs, repérant les lieux, notant que le dortoir était éloigné des salles de classes. Plusieurs minutes il marcha en silence, réfléchissant à comment aborder la question qu’il se posait depuis qu’il avait remarqué que son interlocuteur n’était rien de plus qu’un hunter, comme lui. Pouvait-il lui donner confirmation de ce qu’il pensait sans doute ? Devait-il lui dire qu’il avait une arme capable de blesser les deux classes ? C’était dangereux mais s’il était un hunter, il avait dû la remarquer. Alors, d’un ton anodin, sans même adresser un regard à l’enseignant, repensant à la manière dont il lui avait dit se nommer Jeremy Sorel, il dit, non sans avoir pris soin de vérifier que nulle n’était dans les environs pour les entendre :

« Quel est votre nom déjà, Sir ? ». Sir n’était pas une manière d’évoquer la position sociale de l’homme, ce n’était rien d’autre qu’une des expressions désuètes qu’il employait parfois comme sieur. Puis, observant James pour pouvoir saisir la moindre expression faciale, le moindre geste qui répondrait malgré lui à la question de l’hybride, il ajouta « Quel est votre proie ici ? ». Il lui demandait ainsi clairement ce qu’un hunter faisait ici, ce qu’il chassait, non pour lui offrir son aide mais pour savoir quelle était le but de ce professeur, savoir s’il devait le craindre.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Lun 30 Avr - 17:00

James doutait que ce nouvel élève prendrait réellement des cours de rattrapage pour mieux maîtriser l'informatique. Il lui faisait l'effet d'un vampire qui venait de se réveiller après une sieste de plusieurs décennies. Mais qu'en savait James après tout ? Killan avait bien une aura vampirique, certes contrastée comparée à celle de ses congénères aux dents longues mais la prestance et l'énergie qui se dégageait de ce jeune homme ne trompait personne et surtout pas un vieux chasseur comme lui. Killian avait peut-être sommeillé durant de longues années pour une cause inconnue, pour sa propre sécurité aussi en raison de sa nature rarissime. L'hybridité était un cadeau pour certains, comme une malédiction car si elle permettait une meilleure résistance face aux armes de la fournaise de la Guilde, elle faisait de son porteur une proie convoitée pour tout vampire -ou chasseur- désireux de prendre le pas sur l'autre camps dans la guerre ancestrale qui opposait les deux espèces depuis la nuit des temps.
En venant ici, Killian ne se jetait-il pas dans la gueule du loup ?
Mais une autre solution était possible : que ce soit Killian lui-même le loup au milieu de la bergerie. Le diable dans la bergerie... Quelle certitude pouvait avoir James que cet hors normes n'en avait pas après sa peau ou celle de l'un de ses fils ? Malgré le temps qu'ils passaient ensemble, l'anglais était toujours incapable de définir si son interlocuteur travaillait pour lui-même ou était sous les ordres de quelqu'un. Les papiers falsifiaient étaient d'une perfection étonnante, mais justement trop parfaits pour que l'enseignant ne baisse pas sa garde.

-J'insiste vraiment pour ces cours de rattrapage. Ils vont seront plus qu'utiles.

Akame était malheureusement encore trop instable pour sortir, sans quoi le chasseur ne se serait pas gêné pour l'envoyer participer à cette aubaine afin de s'éviter des cours en plus à enseigner à cette petite inculte. De plus, en tant que vampire refoulée, peut-être qu'être confrontée à une personne qui, comme elle, fermait aussi les yeux sur sa propre nature la ferait réagir... Mais l'exposer à la présence de Killian représentait également un risque que le britannique n'était pas prêt à prendre. L'identité réelle de ce dernier était bien trop vague.

« Quel est votre nom déjà, Sir ? »

Intelligent. Ce petit en avait décidément dans la cervelle pour oser lui demander son nom alors que le professeur l'en avait déjà renseigné. Mais cela annonçait à James que l'hybride avait réellement des doutes sur sa couverture, à moins qu'il n'ait senti le sang de chasseur de vampire qui coulait dans les veines de l'aîné. Jeremy Sorel était un pseudonyme acceptable et pouvant être soumis à tous les doutes humains, mais si l'on commençait à chercher du côté des hunters, l'on trouverait aisément que la lignée des Sorel s'étaient éteintes depuis longtemps.

-Sorel, monsieur Norowa.

Que rajouter de plus ? Mieux valait tenir quelques paroles courtes avec flegme plutôt que donner trop de précisions qui risquaient de plomber le personnage.

« Quel est votre proie ici ? »

Cette fois le chasseur ne se priva pas pour esquisser un sourire un brin amusé.

-Vous avez bien du culot pour un chasseur sous couverture, monsieur Norowa. Mais pour répondre à votre question, j'ai pris ma retraite suite à une blessure qui ne me permet plus d'exercer mon premier métier, je n'en ai donc aucune. Mais je pourrai vous retourner la question, quelle est votre proie ici ?

Killian ne l'avait pas regardé en osant lui faire part de cette interrogation, et James jouait au même jeu.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Sam 26 Mai - 12:52

Lorsque James répondit aux deux questions de Killian, ce dernier ne put retenir un rictus. Soit ce professeur-hunter était un imbécile soit il était assez intelligent pour comprendre que sa couverture ne le cachait guère à ses yeux. Il lui avait redonné le même nom : Sorel. Mais lorsqu’il lui avait demandé sa proie - Killian était prêt à parier que le vieil hunter ne se trouvait pas là que pour se cacher, encore moins enseigner -, il lui avait répondu qu’il se montrait bien audacieux pour un chasseur sous couverture avant de lui servir un mensonge en lequel il lui était impossible de croire. Il prétendait qu’une blessure l’empêchait d’exercer son métier, qu’il n’avait aucune proie mais, peut-être n’était-ce que sa façon de voir les choses qui lui interdisait de se contenter de cette réponse, l’homme, ce hunter, ne pouvait pas avoir raccroché les armes. Il marchait encore, il avait encore au moins une main valide donc il pouvait se battre. Killian s’accorda alors quelques secondes pour réfléchir. Peut-être ne mentait-il pas en disant avoir pris sa retraite de hunter mais jusqu’à quel point ? Naturellement, la réponse lui apparut comme une évidence et il eut envie de rire de lui-même : l’homme se cachait, protégeait quelque chose : sa vie ou celle d’une autre personne ; en un mot, il fuyait un adversaire. Mais désormais c’était à Killian de trouver une réponse à sa propre question qui venait de lui être retournée.

« Je ne suis pas un… Chasseur sous couverture. » dit-il alors que tout son être lui hurlait qu’il mentait.

« Je ne suis là que pour étudier. Vous n’êtes pas sans savoir combien il est éreintant de devoir toujours regarder derrière son épaule, mentir en permanence… Je n’ai aucune proie ici, pas à ma connaissance du moins. Pas encore… ». Il avait rajouté ses derniers mots exprès, menace à peine déguisée envers le professeur mais qui s’adressait plus largement tous les hunters et tous les vampires qui pourraient décider de le provoquer, lui chercher querelle. Le Baskerville, ou Sorel, comme il aimait à se faire appeler, le comprendrait sans doute ; ce n’était pas un imbécile, ce qui le rendait dangereux aux yeux de Killian mais pas assez pour qu’il ne s’empêche de jouer comme un chat avec un souris.

Pour en revenir à ces cours de rattrapage, je suis d’accord… Il semble que certaines choses m’aient échappé ces derniers siè… » il allait dire siècles, ce qui lui parût étrange mais déjà il se reprenait « ces dernières années. Je suppose qu’il n’y a pas d’autres… Etudiants concernés ? » .  La question était sincère, il ignorait tout de la protégée de l’enseignant mais c’était dit sur un ton si anodin que l’on aurait pu penser qu’il savait plus qu’il n’en avait l’air.

« Et, pendant que j’y pense, y a-t-il quelques règles auxquelles il me faudrait faire particulièrement attention ? Outre garder le secret sur mes camarades de la Night Class… » Camarades : un choix de mot surprenant se dit-il avant de repousser également cette idée. Killian hésitait à lui demander s’il devait dissimuler son arme, la laisser dans sa chambre voire la confier au soin d’un hunter, même s’il n’avait aucune envie de s’en séparer, mais il n’en fit rien. Il était presque impossible que ce Sorel ne l’ait pas remarqué et tant que nulle ne lui dirait qu’il n’y avait droit, il ne serait pas en torts en la portant.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Lun 2 Juil - 22:54

Le cas de Killian laissait James perplexe, à vrai dire pour l'instant, le professeur ne savait pas encore bien sur quel pied danser avec ce jeune homme. Le fait le plus étonnant était que le nouvel élève était une créature extrêmement rare, voire même prohibée officieusement par le Sénat et la Guilde des hunters. Cette seule découverte le perturbait à elle seule : savoir qu'un autre hybride existait outre l'aîné de ses fils. Comment réagirait Cordelia dans une telle situation ?
Avec méfiance, évidemment.
La belle sang-pur serait restée sur ses réserves, préférant garder ses distances pour mieux analyser les éléments inédits qui s'offraient à elle. Plus que d'action, sa femme avait toujours été un esprit penché vers une prudente réflexion. Killian aurait sans doute été affublé par cette dernière d'une étiquette d'« individu à observer ». L'ancienne De Castellan demeurait silencieuse sur ce qu'elle pensait et les théories qui se construisaient en son mental, attendant d'avoir des preuves concluantes avant d'agir, au contraire de James qui était parfois trop sanguin malgré son professionnalisme et sa patience dans les chasses. Pour l'heure, le Baskerville se contenterait d'adopter une attitude dubitative et observatrice sans accuser à tort le nouvel arrivant.

-Vos affaires ne me concernent guère après tout. Si le directeur vous a validé, son choix ne doit pas être remis en cause. La seule chose qui m'importera sera votre place au sein de l'académie, et votre respect de la paix qui y est instaurée.

Malgré ces paroles compréhensives à première vue, James ne pouvait rester totalement impartial. Une part de lui se refusait à la totale léthargie, celle-là même qui le poussait à vérifier chaque élément qui entourait ses fils. L'instinct paternel sans doute, ou celui d'un chasseur qui en avait vu plus que ceux de son espèce. La vie lui paraissait longue et épuisante parfois, lourde même. Killian n'avait pas totalement tort en arguant que la paix pouvait être recherchée sans d'autres motifs.
Si seulement James pouvait se satisfaire de cette explication.
Mais le jeune hunter était entouré d'une trop grande aura de mystère pour que l'anglais puisse être serein à son sujet. Or, les mots prononcés par celui-ci renforçaient James dans sa méfiance qui frôlait de plus en plus la paranoïa. Là aussi c'était un jeu dangereux, se montrer trop précautionneux envers l'hybride pourrait le rendre soupçonneux à son tour, si ce n'était pas déjà fait, et la dernière des envies du britannique était qu'un semi-vampire issu d'une branche incertaine se mêle de ses affaires. Surtout si le semi-vampire en question était lié aux Celas.

-Il y a bien une élève mais il me faut encore voir si les cours de rattrapage l'intéressent et si son emploi du temps le lui permet. Elle présente quelques lacunes en informatique aussi.

Des lacunes, pour ne pas dire une ignorance totale dans le domaine des écrans et des claviers qui y étaient reliés. Killian même, malgré l'étrangeté de son attitude, possédait plus de connaissances que l'albinos. Tous deux étaient des cas à part, à croire que l'Académie, et plus largement James, étaient destinés à regrouper les sujets déviants de la normalité.
La bévue du Norowa n'avait pas échappée à l'enseignant qui s'était retenu de ne pas froncer les sourcils en l'entendant se reprendre. Qu'est-ce que cela signifiait en somme ? Avait-il un déficit de mémoire ? Des troubles vis à vis des années ou alors simplement était-ce un léger écart avec sa couverture de jeune homme sortant à peine de l'adolescence ? Mieux valait garder cet indice au chaud dans un coin de son esprit.

Au fil de la discussion, les deux hommes avaient rejoint l'allée principale qui menait aux dortoirs selon les chemins pris. Lors d'un croisement, James avait prit la voie de gauche, comptant sur Killian pour retenir l'itinéraire emprunté.


-Ne pas provoquer ces derniers, ni vous blesser volontairement. Ensuite, les règles de base de respect de la vie commune et d'hygiène, puisque vous serez en internat. Mais vous me semblez être un étudiant consciencieux, je doute que vous provoqueriez des problèmes volontaires. Une seule chose cependant vous sera demandé spécifiquement, c'est de ne porter aucune arme à feu ou blanche. Mais là encore je suppose que cela ne vous concerne pas, les menaces envers vos camarades ne me semblent pas être votre genre après tout.

Comme l'avait supposé l'étudiant, l'épée qu'il possédait n'avait pas échappé à James qui ressentait les vibrations légères mais familière d'une arme anti-vampire, la même matière que les armes qu'il avait manié pendant si longtemps.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Sam 28 Juil - 17:27

Plus le temps passé et plus Killian avait la certitude qu’aux yeux de l’enseignant il était une énigme. L’homme était perplexe, dubitatif, c’était un fait. Inquiet, c’était possible. Toujours était-il qu’il était méfiant, bien trop pour quelqu’un désireux de rester discret, caché, invisible. En un mot, il était parvenu à éveiller l’attention du plus si jeune hunter qui tentait de deviner les pensées de celui qui se présentait comme étant Jeremy Sorel.

« Vos affaires ne me concernent guère après tout. Si le directeur vous a validé, son choix ne doit pas être remis en cause. La seule chose qui m'importera sera votre place au sein de l'académie, et votre respect de la paix qui y est instaurée. » lui dit James, donnant aussi bien à Killian l’impression qu’il souhaitait changer de sujet et montrer qu’il n’avait, au final, que peu d’intérêt pour les raisons de sa présence en ces lieux, que celle, plus agaçante, qu’il le mettait en garde, d’une manière presque menaçante. Peut-être se faisait-il des idées mais Killian avait le sentiment que ce Sorel ne le lâcherait pas si aisément, qu’il serait toujours quelque part, veillant à ce qu’il n’enfreigne pas les règles et ne mette pas en péril le fragile équilibre qui permettait à l’académie d’exister. Pour autant, même réelle, la menace n’aurait su empêcher l’hybride d’agir selon son bon plaisir, de suivre son cœur ou ses instincts bestiaux trop longtemps refoulés, de faire ce qu’il pensait juste ou bon, d’agir selon ses règles souvent désuètes.

Alors que le Baskerville répondait à sa question sur la possible présence d’autres élèves au cours de rattrapage, ou, plus exactement, de mise à niveau, Killian constata une fois de plus que son interlocuteur dégagé une aura de véritable paranoïa, justifiée sans doute mais qui l’empêchait de baisser totalement sa garde, ce qui lui était aussi familier que désagréable car cela voulait dire qu’il lui faudrait de longs jours avant de parvenir à se reposer convenablement et qu’il aurait grand mal à ne pas porter d’armes sur lui. En effet, si le Baskerville faisait preuve de paranoïa face à cet inconnu, Killian, lui, ne savait faire confiance qu’en les deux seules et uniques choses qu’il savait fiables, fidèles : son instinct et son épée. Mais en vérité, ce n’était là qu’une illusion de plus car son instinct lui était aussi néfaste que bénéfique et son arme pouvait bien lui faire défaut à un moment crucial.

« Il y a bien une élève mais il me faut encore voir si les cours de rattrapage l'intéressent et si son emploi du temps le lui permet. Elle présente quelques lacunes en informatique aussi. »

La  façon dont le professeur avait évoqué les lacunes de l’autre étudiante laissa penser à Killian qu’elle avait également manqué une étape dans l’évolution de la société, mais il était loin de s’imaginer l’ampleur de ce qu’ils avaient réellement manqué. Toutefois ce point fut vite relayé au second plan car déjà Killian avait posé une seconde question quant aux règles à suivre et à l’attitude à adopter vis-à-vis de la Night Class et la réponse n’était pas pour le satisfaire, bien au contraire. Sans surprise, il était mieux de ne pas provoquer les vampires, ou de se blesser, volontairement, ou non mais cela n’avait rien de nouveau pour lui ; c’était, en somme, une règle essentielle que tout chasseur se devait de retenir. Pareillement, le nécessaire respect des conventions sociales était attendu. Ce qui l’ennuyait, et, même, le dérangeait vraiment était qu’il ne puisse porter d’armes, à feu ou blanche et il n’y avait pas besoin d’être l’être le plus intelligent sur Terre pour comprendre qu’il avait un véritable problème avec cette dernière interdiction. Sans s’en rendre compte, sa main droite s’était crispée et il dut se faire violence pour ne pas la porter à son arme, comme pour empêcher qu’on ne la lui prenne et non pour se livrer à un bain de sang. C’est donc d’un ton où ne résidait aucune bonté et le visage sombre et menaçant, si semblable à celui de son grand-père vampirique lorsque ce dernier était contrarié, qu’il rétorqua au Baskerville, en des mots qu’Alexander Vladimir Celas n’aurait pas renié.

« Je ne suis pas là pour semer la discorde mais tentez ne serait-ce que d’effleurer de vos mains mon épée et c’est dans votre crâne que je prendrai mon café ce soir… » puis, sur un ton plus apaisé, mais guère moins décalé avec le personnage que Killian avait jusqu’alors tenu, plus ou moins involontairement, il reprit, se moquant totalement que ces mots puissent lui nuire. « Mon arme est la seule chose qui me protège et, sans vouloir douter de la sécurité de cette académie, je sais qu’un jour ou l’autre un vampire, d’ici ou d’ailleurs, me cherchera querelle. Je n’ai guère voyagé mais c’est une constante. N’espérez pas me voir sans mon arme aussi aisément, elle m’est trop précieuse et utile pour que j’y consente… ».

C’était fait. Killian n’avait pas encore commencé les cours, n’avait pas même encore atteint le dortoir et poser son sac qu’il avait menacé un professeur mais était-il raisonnable d’imaginer qu’un hunter, même jeune, délaisserait si aisément son arme, surtout si celle-ci était aussi étroitement liée à un passé presque perdu, refoulé dans les méandres d’un esprit torturé, si son propriétaire était une créature inhumaine et ancienne ? Peut-être l’enseignant avait-il prévu cette réaction et l’avait-il même désiré, pour se prouver, et prouver aux autres que Killian était une menace à la paix mais, même si l’hybride en avait parfaitement conscience, il ne pouvait accepter de se plier à cette demande, cet ordre. C’était, en fait, la seule chose qu’il était incapable de faire. Son arme était comme son bras, elle était sa vie, la seule chose qui lui permettait de repousser ses dons vampiriques, les réfuter, les oublier car, chaque fois qu’il avait perdu son arme au cours de son amnésie, ils avaient refait surface. Aussi, à ses yeux, l’épée avait pris une place prédominante que rien ni personne ne saurait déloger sans mal et la seule raison qu’il était capable de donner était qu’elle lui était nécessaire. Pourquoi ? Cela il n’aurait su le dire.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Dim 12 Aoû - 18:34

Remarquer la crispation dans les mouvements de Killian lorsqu'il fut question d'abandonner son arme était chose aisée. Le jeune homme s'était fait silencieux, son regard était devenu orageux et l'expression de son visage, fermée. Il était clair qu'une telle demande éveillait le mécontentement du futur élève. James pouvait le comprendre, lui qui ne se baladait jamais sans quelques armes bien cachées. Mais une épée... était bien trop imposante.
La menace de Killian ne lui fit ni chaud, ni froid. O, ce n'était pas qu'il sous-estimait le chasseur, étrangement le Baskerville n'avait aucun doute sur le fait qu'il tiendrait parole sur ce point, mais simplement le damoiseau n'était pas le premier esprit rebelle que le professeur rencontrait. Des fortes têtes, il en croisait tous les jours dans sa classe, ou simplement dans les couloirs, quand ce n'étaient pas de quelconques jeunes de rues qui essayaient de se pavaner devant certaines demoiselles bien ciblées afin de jouer aux petits malins et d'impressionner ces dernières.
Ou peut-être parce que des menaces de mort, son second fils en proférait tous les jours.
Le petit sang-pur était instable mentalement, ce n'était pas une nouveauté, mais entrant dans la pré-adolescence, son caractère était encore plus insupportable. Caïn avait un don tout particulier pour user les nerfs de son paternel, entre fugues, attaques, menaces de mort parfois mise à exécution dans des tentatives regrettables. Malgré toute la puissance que l'enfant saurait démontrer à l'âge adulte, il demeurait néanmoins trop jeune pour parvenir à ses fins et commettre un acte qui blesserait réellement le britannique.

-Prendre de la caféine avant l'heure de dormir n'est pas une bonne idée, cela trouble le sommeil, se contenta de dire James non sans esquisser un petit sourire en coin.

Se retrouver face à une forte tête à une telle heure était épuisant. Lui qui avait déjà fait sa journée... Si ce n'était pas la force, c'était la motivation qui lui manquait en cet instant. Mais l'enseignant se devait de rester ferme sur un point, le sujet de cette fameuse arme.

-En tant qu'ancien chasseur, je peux comprendre la réticence à l'idée de vous séparer temporairement de votre arme, mais soyez logique. Vous pensez vraiment que votre épée n'effraiera pas les autres élèves si vous venez en cours avec elle ? Sans compter l'impact que cela aura sur votre vie sociale. Il vous croiront atteint d'une malade qui vous enferme encore dans l'enfance ou dans des délires étranges d'héroïsme des temps passés. Jouer les originaux n'est pas le meilleur moyen de s'intégrer quand on intègre un système scolaire en cours de route.

Malgré tout le pacifisme dont faisait preuve Kaien Cross, il avait lui-même rangé son épée dentée pour mettre ses connaissances sur les vampires au profit d'une possible paix avec les humains. James possédait quelques idées sur la provenance d'un tel idéalisme, mais il ne comptait pas faire de commentaire. Cette institution l'arrangeait, ses fils pouvaient gagner quelques années d'une vie calme et presque normale.

-La question n'est pas de vous balader sans armes désormais, je ne sais les risques que vous encourrez, mais il est évident qu'aucune arme ne doit être visible à l'oeil de tous. Une épée est bien trop imposante, et je vous soupçonne assez talentueux pour maîtriser une autre arme plus discrète. Tout chasseur que vous êtes, la discrétion ne semble pas être de votre ressort.

Ces paroles pouvaient être interprétée comme un reproche caché, effectivement. Il y en avait déjà bien assez avec Zero qui se baladait le Bloody Rose à la ceinture. Malheureusement le jeune homme était excusable, depuis l'attaque de Shizuka Hio et le décès de cette dernière, la société vampirique en avait après sa peau. Au moins le professeur Yagari était plus avenant et acceptait d'abandonner son fusil, fidèle compagnon que tous lui connaissaient.

-Nous ne sommes pas les seuls hunters de cette académie. D'autres sont présents, vous ne tarderez pas à les rencontrer. Mais eux aussi risquent de réclamer une apparence plus pacifique de votre part.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Dim 12 Aoû - 19:40

Sans surprise, Killian vit sa menace, qu’il n’avait même pas pris la peine de déguiser, faire autant d’effet qu’une goutte de pluie dans un océan mais pour autant il n’en restait pas moins opposé à l’idée de ne pas porter son arme. Elle ne l’avait jamais quitté et, même s’il en maîtrisait d’autres, elle était celle qu’il préférait, qui lui donnait le plus un sentiment de protection, d’être envahie par une puissance aussi chaleureuse que malsaine, d’avoir une alliée fiable.

Pour autant, le Baskerville était contre le fait qu’il la conserve et sa tentative d’humour n’arracha pas même un sourire à l’hybride qui se contenta de la laisser filer. Pour autant, lorsque l’ancien hunter fit appel à sa logique et lui demanda s’il pensait que les autres élèves ne seraient pas effrayés par son arme, Killian ne sembla pas bien comprendre en quoi cela serait dérangeant. En fait, il ne voyait même pas où était le problème d’avoir une arme aussi imposante alors les allusions à une maladie enfermant l’esprit dans l’enfance ou une folie héroïque lui parurent presque insultant, tout autant que s’entendre dire que jouer les originaux n’étaient pas le meilleur moyen de s’intégrer. Evidemment, le professeur n’avait pas tort : son arme le ferait sortir du lot et pourrait bien engendrer quelques peurs chez les autres ; une arme discrète serait plus adaptée.

Hélas pour le Baskerville, Killian était tout sauf délicat dès lors où son arme était en jeu, et ce depuis son plus jeune âge. Pour cela, il était comme son père dans sa jeunesse qui n’écoutait rien ni personne, n’obéissant qu’à ses seuls désirs. De plus, peu lui importait l’avis des autres chasseurs : il considérait comme normal de porter son arme en société.

« Mais je ne cherche en rien le conflit, monsieur. Je n’ai cette arme que pour ma défense, et elle a beau ne pas être de la plus grande des discrétions elle sera toujours moins source d’inquiétudes pour les autres élèves qu’un poignard, une dague ou une arme à feu. Au moins je puis justifier auprès des… Ignorants que je pratique l’escrime après les cours ; cela vaudrait tant pour les élèves que les professeurs humains. De plus, les autres chasseurs me verront la tirer plus facilement que si je portais une plus discrète, ce qui leur permettrait de réagir et m’empêcher de commettre quelques impairs. J’ajouterai également que l’insulte potentielle pour les vampires sera plus acceptable si elle n’est pas dissimulée dans les replis de mes vêtements ; je ne ressemblerai pas à un lâche au moins. Non, vraiment, je ne pense pas que cela posera un quelconque souci pour personne. ».

Killian était convaincu de ses arguments, et cela se ressentait dans son ton. Il avait repris son clame assuré et tourné parfois la tête vers le Baskerville, avec un demi-sourire. L’on aurait dû mal à croire que quelques minutes plus tôt il menaçait l’homme et devait refouler une vague de colère, véritable pulsion meurtrière qui manqua de se solder par un changement de peinture dans les couloirs de l’académie.

« D’ailleurs… » commença Killian en passant une main dans ses cheveux pour les recoiffer, adoptant un ton où ironie et sérieux se mêlaient, « Il n’y a qu’un idiot pour croire au pacifisme entre deux clans en guerre depuis des milliers d’années. C’est du moins ce que j’ai toujours cru. ». Aussitôt qu’il eut dit cela, il sortit sa boîte à Blood Tablets, contenant selon lui des cachets pour ses crises, et en avala cinq d’un coup, sans même prendre la peine de les dissimuler puisqu’il était certain de l’inutilité d’un tel acte. Après tout, ce n’était que des cachets sans la moindre inscription pour les identifier ; il n’y avait que leur forme, leur couleur et leurs effets qui pouvaient le permettre.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Mer 22 Aoû - 22:44

James ne pouvait que comprendre l'importance que revêtait l'épée aux yeux de son interlocuteur. Lui aussi dans sa jeunesse ne quittait pas l'arme qui lui permettait de survivre, car porter le nom Baskerville était un péril en soit et engageait de nombreux dangers. Malheureusement pour Killian, James avait grandit durant la seconde moitié du règne d'or de la reine Victoria, à une époque où le port de l'épée n'était pas chose étrange. Avec les décennies, le britannique avait su s'adapter à l'évolution des mœurs et abandonner la lourdeur d'une lame finement travaillée pour la légèreté d'armes plus petites, certes, mais tout aussi efficaces. Le chasseur ne portait son premier amour que lors des chasses sérieuses, maniant celle-ci avec une affinité née de l'habitude et d'une assurance presque entière.
Enfin, assurance moins certaine depuis que sa main favorite lui avait été arrachée par son ennemi lors de l'ultime combat.

-Je comprends votre sens de l'éthique, vraiment, en tant qu'ancien chasseur je partage vos idées mais le symbole de cette académie est la paix. Idéal utopique ou réalisable, là n'est pas la question, mais offrir une lame à la vue de tous est contraire à cette idéologie. Quoiqu'il en soit, je n'userai pas de force avec vous, la décision appartient au directeur. Je n'interviendrai que si vous commencez à la sortir de son fourreau. En revanche, un rapport sera fait à Kaien Cross. »

Les jeunes âmes et leur arrogance l'agaçaient parfois. O il savait bien qu'il ne pouvait pas leur reprocher cette fougue dédaigneuse et quasi méprisante puisqu'il avait été bien pire teigne envers son père dans ses premières décennies. Ce serait des plus hypocrites que d'accuser les autres et de se faire passer pour un ange, mais James avait malheureusement des responsabilités... Qui lui pesaient bien trop et jouaient avec ses nerfs. Le comportement de Killian le fit sourire néanmoins. Un petit rictus au coin des lèvres, mais ce jeune homme ne manquait pas de souligner des aspects véridiques malgré l'ironie de la situation : lui-même était un enfant refoulé de l'union entre les deux espèces. La preuve même qu'une telle paix n'était pas si impossible qu'il le prétendait.

-Vous n'êtes pas le seul à penser cela. C'est un sujet sur lequel les deux espèces se mettent conjointement en accord : l'entreprise de Kaien Cross est aussi risquée que vaine. Mais pourtant, des élèves remplissent les classes. N'est-ce pas parce qu'au fond chacun veut tenter l'affaire ? Vous êtes ici sans que la raison de votre présence soit expliquée par la chasse, si je me fie à ce que vous dîtes, c'est bien parce que vous aussi vous voyez en ces lieux un havre de paix dans lequel vous reposer plus ou moins, ne serait-ce que pour un temps. »

Croire que James disait cela sans douter était faux. Dire que Killian était ici pour se détendre et se prélasser dans la vie d'un banal étudiant, tellement moins complexe que celle des traqueurs de noctambules, était une idiotie profonde à ses yeux. Le professeur ne pouvait croire qu'un individu de cette nature hybride, ainsi harnaché d'une épée et incapable de séparer de celle-ci, pouvait s'adonner à la tranquillité d'un quotidien normal alors que ses ennemis naturels rodaient autour de lui, crocs luisants et prêts à mordre.

Au fond, cette discussion ne rimait à rien. Tous deux jouaient avec des cartes falsifées, James par son rôle d'enseignant et Killian par le déni de ce qu'il était vraiment.
Le dortoir de la Day-Class se dessina à leurs yeux au fil de leur conversation, jusqu'à devenir immense et imposant de majesté. Ces lieux étaient chargés d'une histoire plus ancienne qu'on ne pouvait le croire et dégageaient une aura mystérieuse pour tous ceux qui appréciaient étudier le passé, dérangeante pour les jeunes qui préféraient l'exubérance de la nouveauté.

-Nous y sommes. Vu l'heure, les élèves humains se trouvent certainement déjà dans leurs chambres s'ils ne sont pas encore au réfectoire. Vous pourrez vous installer sans embarras à priori.

De sa main valide, James tint la porte à son vis à vis pour qu'il puisse rentrer dans la bâtisse et s'accoutumer au décor intérieur.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Jeu 23 Aoû - 12:11

Entendre dire qu’arborer une arme était contraire à l’idéologie de paix de l’Académie fit sourire Killian, non d’une manière anormale mais par simple amusement. Ce Sorel, ce hunter, ce possible ennemi avait raison : une arme n’était pas le symbole de la paix, bien au contraire. Pour autant, aux yeux du semi-hunter il y avait une faille dans ce raisonnement, une faille tenant à la nature même de l’autre partie.

« Si je comprends bien vous voyez en une arme anti-vampire un obstacle dans l’idéologie, pour le moins louable, du directeur… Mais dîtes moi… En quoi est-ce différent des pouvoirs d’un vampire ? Il y a des aristocrates ici, et un sang pur. N’est-ce pas également une arme ? De même que leurs autres dons ? Pourtant l’on ne leur demande pas de s’en dépouiller, ce qui est certainement impossible je l’admets… L’équilibre des forces est ce qui maintient la paix. »

L’argument était sans doute bancale mais Killian n’aimait pas se voir donner d’ordre, de même qu’il ne supportait guère de se séparer de son arme, même pour une plus discrète qu’il maîtriserait tout autant. Ce n’était pas là l’orgueil, l’arrogance d’une apparente jeunesse, c’était celui d’une monstruosité vieille de près de deux cents ans, d’un être qui, même endormi, continuer de se manifester à certaines occasions, dans certains traits de la personnalité du personnage qui avait pris le dessus.

« De plus, si je suis là pour les raisons que j’ai pu vous exposer, cela ne veut pas dire que je suis prêt à confondre havre de paix et expérience pour prouver la paix. Il y a, je suis prêt à mettre ma main à couper, assez d’agressions pour menacer cet équilibre et je doute que les responsables soit des hunters… » ajouta Killian avant de concéder un point à James « Mais, oui, sans doute certains sont là pour tenter l’affaire, comme vous dîtes. Hélas, les humains, les simples mortels, n’ont aucune idée de qui se cache derrière ses visages angéliques… L’épreuve est donc truquée, vous ne croyez pas ? Si l’on voulait savoir si les deux peuples vivaient en paix, les deux camps sauraient la vérité. Après tout, à l’origine, nous étions des humains et qu’avons-nous fait pour anéantir cet adversaire ? ». La question était rhétorique, elle n’était là que pour agacer l’enseignant et ce même si Killian n’avait aucune véritable raison de le faire autre que prouver que cette paix n’était qu’illusoire parce qu’il refusait d’y croire.

Finalement arrivé devant le dortoir de la Day Class, Killian s’arrêta tandis que James lui tenait la porte. Le décor intérieur ne le retint qu’une courte seconde, il était grandiose, riche mais ce n’était que du mobilier, un mobilier qui ne bougerait pas avant longtemps et qu’il pourrait donc observer à loisir plus tard.

« Merci à vous, professeur. Je tâcherai de me faire discret et de ne pas les déranger… ». Oui, il n’allait pas hurler sur les toits que les vampires étaient dans l’autre bâtiment. De toute façon, s’il faisait une telle chose, on le croirait fou. Mais il n’allait pas si aisément laisser de côté son arme, pas avant de s’être assuré de ses propres yeux que les fils de la Nuit resterait calme et paisible.

Sur ces pensées, Killian passa la porte, adressant un signe de tête pour salut à James avant de retrousser légèrement la lèvre supérieure en respirant longuement. Il y avait une odeur de sang, diffuse, légère qui flottait dans les airs, tel un parfum sucré à ses sens qui l’appelait, lui disait de se réveiller et un instant l’on put penser que c’était le cas car ses yeux changèrent de couleurs et ses canines commencèrent à sortir mais le faux reprit le dessus et tout ce qu’il se mit à en penser c’était que quelqu’un avait dû saigner et que ces sens étaient toujours aussi aiguisés. Il commença alors à marcher dans le couloir, assez lentement pour ne pas obliger son guide à courir pour le rattraper s’il désirait le faire ou, sinon, lui dire dans quelle chambre il devait se rendre.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Lun 22 Oct - 22:50

James devait reconnaître que le jeune homme à ses côtés était d'un tempérament coriace. Assurément, ce Killian Norow aimait avoir le dernier mot si bien qu'entretenir une conversation avec lui alors qu'il était si fermement campé dans ses idées demandait un certain degrés de patience. Un degrés élevé soit-dit-en-passant. Si ce nouvel élève s'entêtait autant dans ses devoirs ou rédactions, il porterait sans doute quelques collègues hors de leurs gonds. L'anglais ressentit une pointe d'amusement en imaginant les professeurs qu'il appréciait le moins se plaindre du nouveau venu au détour d'une discussion dans la salle des professeurs.

« -Votre raisonnement se tient mais il manque au plus logique des commandements des hunters : ne pas se faire remarquer par les humains pour éviter leurs soupçons. Nous ne sommes malheureusement pas en posture de nous balader librement avec des armes aussi anciennes et voyantes à notre époque. Une épée peut être utilisée pour l'escrime mais... Les jours où un tel cours n'aura pas lieu, comment justifier sa présence ?

Le professeur ne faisait plus de reproches amères à son interlocuteur. Au contraire, James avait le sentiment de faire la morale à un enfant un peu bêta. Killian était loin d'être aussi naïf que cette métaphore, au contraire, mais il était si embourbé dans son opinion que la lassitude avait emporté au loin l'agacement de James.

«-L'équilibre des forces est nécessaire pour la paix, mais pas quand les forces sont révélées au grand public. Les règles sont les règles, et croyez-moi, Kaien n'est pas assez idiot pour les établir sans y réfléchir malgré ses airs de demeuré. »

Oui, il fallait dire les choses telles qu'elles étaient, dans sa tenue de soubrette avec cet horrible tablier rose et ses cheveux attachés en arrière, celui qui fut jadis le plus redoutables des hunters avait l'air de tout sauf justement d'un ancien tueur compétent.

Killian tenait néanmoins des propos cohérents. Non pas que James ait sous-estimé son intelligence, au contraire, il devait l'être assez pour savoir comment dissimuler sa propre existence pendant un temps assez long pour atteindre l'âge adulte.

« -Je ne suis malheureusement notre cher directeur. Mais c'est vrai que chaque parti ne joue pas cartes sur table et que tous les joueurs ne sont pas honnêtes. Mais peut-on en vouloir au monde de ne pas révéler la véritable identité de certains ? Je doute que ce monde soit assez tolérant à notre époque pour assumer une telle révélation sans que les choses ne tournent à nouveau en génocide ou guerre. Commençons alors doucement. »

L'effluve sanguinolente, aussi légère était-elle, parvint tout de même aux narines du Baskerville qui n'en fut pas rassuré. Le jeune homme était refoulé, il ne craquerait pas aussi facilement sous les impulsions de ses instincts mais un accident n'était jamais à écarté. De plus, le pauvre Killian risquait de galérer pour trouver le concierge à cette heure afin que celui-ci lui indique sa chambre, ce dernier devait traîner quelque part on ne savait où. Kaien avait définitivement le goût pour choisir un étrange personnel. James s'était rendu au guichet présent au rez-de-chaussé afin de prendre les clés -tenues sous sécurité mais crocheter une serrure n'était pas difficile pour lui- d'une chambre de libre pour l'attribuer au nouvel étudiant. Puis de quelques grandes enjambées, il avait rejoint son interlocuteur en simplement le trousseau tintant, sans aucune autre parole puis prit le devant de la marche pour conduire le Norowa à l'étage.

« -L'Académie est assez luxueuse pour que chaque chambre ait sa salle de bain et ses sanitaires propres. Je ne sais si vous désirez des colocataires de chambre, aussi pour cette nuit je vous ai pris une pièce pour vous seul. Nous verrons demain pour les formalités.
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MessageSujet: Re: Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]   Sam 3 Nov - 23:19

La  conversation avait fini par lasser le Norowa qui ne désirait plus qu’en voir la fin. Ce hunter qui lui tenait tête ne l’énervait pas vraiment ; en fait, il l’ennuyait presque maintenant qu’il y pensait. Il n’avait pas tort et c’était bien là tout le problème. Le sieur Sorel lui rappelait le bon sens : une épée ne pouvait être portée en permanence, pas sans attirer l’attention des simples mortels ignorants. Killian ne s’offusquait même pas de ce sentiment d’être l’enfant un peu simplet à qui l’on faisait la leçon, préférant trouver une parade afin d’imposer sa volonté que de protester pour une broutille.

« L’escrime ne se limite point aux cours sir… » répondit Killian non sans une certaine morgue, comme s’il se déniait à reconnaître toute l’intelligence de son interlocuteur. « L’on peut s’exercer seul, répéter certains mouvements par exemple. ». Son argument n’en était pas moins guère recevable mais il n’en considérait pas moins l’excuse comme passable.

« Certes. L’humain est stupide et chercherait à déclencher une guerre plutôt qu’à admettre la différence. » ajouta le jeune homme en esquissant une moue ironique. Il avait oublié de prendre en compte le facteur humain, ce danger, cette chose au résultat imprévisible alors il pouvait bien admettre que commencer en douceur, avec discrétion était une bonne façon de procéder. Hélas il ne pouvait s’empêcher de penser avec crainte de la réaction des humains le jour où la vérité éclaterait. Le mensonge, le silence millénaire, la peur, la haine, tout ce voile de noirceur ne pouvait qu’avoir des retombées négatives.

Killian regarda ensuite l’enseignant crocheter la serrure, à la façon de ceux qui en ont l’habitude, prendre le trousseau de clefs et revenir vers lui avant de prendre la direction de l’étage, soulignant le luxe qu’offrait l’académie, la possibilité ou non d’avoir des colocataires et surtout que pour l’heure il disposerait d’une chambre pour lui seul, ce qu’il trouvait appréciable.

« Je ne saurais qu’apprécier d’avoir une chambre pour moi seul. Cela m’évitera au moins à devoir justifier mes affaires. »
répondit-il, comprenant de lui-même que si l’épée était devenue une curiosité, il en serait de même avec des pistolets et sans doute quelques autres de ses possessions. Il se demandait toutefois quelle pièce manquait au puzzle pour expliquer le mystère de ses étrangetés, de ses évolutions subites.

« Je vous remercie. » fit-il en tendant la main, paume vers le haut, s’attendant à recevoir ses clefs. A défaut, il trouverait bien une façon de fermer la porte ; il n’avait aucunement confiance ni dans l’honnêteté des autres élèves, ni dans celles du personnel éducatif.

Une fois que le hunter se fut retiré et qu’il eut refermé la porte, il entreprit de ranger ses affaires, avec un soin frôlant le vice, apposa son épée près de la fenêtre puis laissa son regard courir sur le domaine. Au crépuscule, il ouvrit la fenêtre, ceignit son épée et s’enveloppa dans son manteau puis, après s’être assuré qu’il n’y avait personne en contre-bas, il sauta par la fenêtre, se réceptionnant avec la souplesse et l’agilité propre aux vampires avant de commencer son exploration de son nouveau cadre de vie. Il regardait les derniers humains pressaient de disparaître dans leur dortoir, les premiers vampires apparaître. C’était un lieu bien étrange pour que ceux qu’il n’avait jusqu’alors vu que comme des ennemis à annihiler soient autoriser à marcher si proche d’innocents. Certains le regardaient étrangement, peut-être parce qu’ils percevaient la proximité de l’arme qui pendait à ses côtés ou son sang de chasseur. Peut-être parce que sa nature était palpable mais cela il ne pouvait même pas le concevoir, faute de l’accepter. Bientôt, il se retrouva en extérieur bien après le couvre-feu mais il se moquait bien de cette règle, considérant qu’elle ne le concernait pas puisqu’il imaginait, avec orgueil sans doute, pouvoir se défendre contre n’importe quelle créature de la nuit.
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Un nouveau venu dans les couloirs [Killian Norowa vs James Baskerville]
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