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 Christopher Vlad Archer : un humain peut il chasser ?

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Messages : 16
Points d'expérience. : 16

MessageSujet: Christopher Vlad Archer : un humain peut il chasser ?   Mar 2 Oct - 19:55

Je suis Christopher Vlad Archer

   


   
Informations sur le personnage
• Age : 19 ans
   • Sexe : Masculin
   • Groupe : Day Class
   • Orientation Sexuelle : Hétérosexuelle
   • Rêve : Mettre un terme au conflit avec les vampires, quel que soit le moyen utilisé et faire honneur à son sang.
   • Peur : Mourir avant son amie d’enfance, Kyara, et la laisser seule ou la perdre.
   • Race/Level : Humain

   
Mon physique ♪

Christopher était un jeune homme de dix-neuf ans au regard mâture si bien que souvent l’on pensait qu’il était plutôt dans la vingtaine. Il dégageait une aura de force, d’assurance et de bonté comme s’il ne souffrait pas. Ses yeux semblables à deux perles grises ne trahissaient que trop aisément ses émotions, se faisant tantôt joyeux et chaleureux tantôt triste et humide tantôt coléreux et froids. Son visage était fin, élégant, presque féminin. Il ne semblait pas sévère, ou cruel. Il avait l’air de la bonté incarnée, de la douceur. Il cachait bien son jeu car il était capable d’agir avec la plus grande froideur, sans le moindre sentiment ou même remord et alors même que ses actes pouvaient se montrer atroce un sourire sauvage pouvait s’étendre sur ses lèvres roses, remplaçant celui plus humain, plus enchanteur qu’il portait habituellement.

Il avait de longs cheveux noirs comme le jais, soyeux et fin, tombant à hauteur de ses hanches, coupés proprement, toujours propres. Il y accordait une importance certaine pour ne pas dire essentielle, comme au reste de sa personne. Sa mise, son hygiène était toujours impeccable. Il aimait la propreté, c’était vrai, mais c’était surtout un besoin inconscient d’élégance, dans sa vesture comme ses gestes. Il ne se voyait pas se montrer en public sans le moindre soin, gardant une apparence plus décontractée pour les moments de solitude, où il n’y avait nulle autre que ses proches.

Il était de taille moyenne, un bon mètre soixante-quinze, musclé non pour la force mais pour l’agilité et la vitesse. Ressembler à un roi barbare tel le Conan de John Milius ne l’intéressait pas, il s’imaginait mieux dans le rôle d’un Solomon Kane, plus proche du félin, de l’humain qui guerroyait contre le démon, le sabre à la main. Pour autant, même si ces personnages de fiction lui parlaient, chacun d’une façon différente, il ne cherchait pas à s’identifier physiquement à quiconque. Son corps était fait pour le combat, pour survivre malgré la faiblesse humaine qui était la sienne, et il s’exerçait chaque jour afin de ne jamais se ramollir, perdre le peu de force qu’il pouvait opposer à ses ennemis.

Ses habits traditionnels étaient faits d’un pantalon de tissu, d’une chemise blanche, d’un manteau noir en cuir, de chausses montantes qui protégeaient ses chevilles d’une mauvaise chute et d’une ceinture à la boucle en forme de feuille argenté à laquelle il passait son sabre lorsqu’il partait chasser. Le reste du temps, elle n’était là que pour s’assurer que son pantalon restait à sa place ou simplement terminer sa mise.

   
Mon caractère ♪

En tant que dernier de sa famille, il considère comme de son devoir de poursuivre son travail. Il ne chasse pas par plaisir les vampires mais par devoir, parce que c’est sa tâche en ce bas-monde. Il n’en est pas moins envahi d’un sentiment sauvage et joyeux, malsain, lorsqu’il affronte son adversaire, ce qui le dégoute parfois mais le plus souvent il n’y prête pas attention.

Conscient de ses capacités limités, et de la force dérisoire de ses armes, il ne cherche pas à affronter plus fort que lui. Il n’hésitera pas à le faire s’il voyait Kyara en danger, réfléchira quelques secondes si c’est quelqu’un d’autre et que nulle hunter, nulle personne plus douée que lui n’est là pour intervenir à sa place. Il ne craint pas le combat, qu’importe qu’il mette sa vie en jeu. Il n’a pas peur de la mort, seulement de laisser derrière lui Kyara, de s’en aller avant elle. Pour cela il déteste sa mortalité tout en restant profondément attaché à sa nature humaine. Chaque jour, il fait face à un dilemme entre sa fierté d’être humain et son souhait de vaincre la mort. Il faudrait un rien pour qu’il se laisse transformer en vampire, non sans avoir prévu le moyen de ne pas dégénérer. Christopher essaie de prévoir au maximum la suite des évènements avant d’agir, allant jusqu’à envisager plusieurs hypothèses de résolution, compensant par la stratégie son défaut de force.
Il ne cache que difficilement ses sentiments mais une fois dans l’action il devient un mur de glace inébranlable que rien ne semble pouvoir arrêter, concentré sur la seule victoire.

Dès qu’il est question de Kyara, Christopher se montre surprotecteur, réagi de façon souvent excessive. Il ne laisse que difficilement passer la moindre petite insulte, et s’il la pense menacer il n’aura aucun problème à menacer son « agresseur », peu importe que celui-ci ne cherchait qu’à l’inviter à prendre un thé. S’il le trouve louche, il lui fera comprendre qu’il est tout dans son intérêt de se tenir à carreau.

   
Mon histoire ♪


Prologue

Cette histoire commence de cela il y a maintes et maintes années, par une nuit sans lune, une nuit d’orage d’une violence rarement égalée, à la frontière entre le Rhin et la France, dans une petite chambre de bonne. Là, sous un toit où il ne fallait plus compter les fuites tant elles étaient nombreuses, un jeune enfant d’une douzaine d’années tenait la main de sa mère dont le visage fiévreux, blafard n’en était pas moins souriant. D’une main tremblante, elle caressa le visage de son fils avant de se tourner vers l’homme qui se tenait au fond de la pièce, immobile et silencieux, murmurant d’une voix faiblissante son nom.

« Artus, prend soin de lui. Ne le laisse pas devenir comme son père… ». C’était ses derniers mots, son dernier souffle venait de soulever sa poitrine et s’échapper de ses lèvres desséchées. Son regard, autrefois si brillant, se ternissait déjà et ses traits torturés s’apaisaient et sa main échappait lentement au garçon qui la regardait d’un air figé, incapable de verser la moindre larme. Elle était morte, emportée par une maladie qu’aucun médecin n’avait su identifier, n’avait su comprendre et il ne ressentait qu’un sentiment de vide. Il n’avait nulle tristesse, elle était partie pour un monde meilleur, plus doux et beau, loin d’une guerre qui n’avait su trouver de solutions en plus de mille ans. Elle s’en était allée côtoyer les anges et ceux qui l’avaient précédés. Un jour, malgré son jeune âge, il savait qu’il suivrait la même route, qu’il emprunterait les chemins en compagnie de la faucheuse. Il n’était pas pressé de chevaucher avec elle sur son cheval blanc à travers la brume. Avant cela, il aurait débarrassé le monde de tous les vampires renégats, de ceux qui s’en prenaient aux humains et nul ne viendrait plus rire de sa famille. Il n’avait aucune fierté personnelle, il détestait seulement que l’on s’en prenne aux faibles et que l’on insulte sa lignée.

Lorsque le dénommé Artus le guida hors de la pièce, le prenant par les épaules pour l’emmener dans une autre pièce, lui disant d’essayer de dormir, Christopher, car tel était le nom du garçon, ne montra pas la moindre résistance. Son monde venait après tout de s’effondrer. Il n’était qu’un simple humain, un garçon des plus communs. Il avait le nom des Archer, il descendait de la plus ancienne, la plus pure branche de la famille, celle qui n’avait jamais goûté au sang des vampires, qui était restée humaine jusqu’à ce jour et qui avait toujours mené la guerre contre les vampires, non avec les armes de la Forge, mais avec celle des premiers jours de la guerre : l’acier et le feu. Chaque génération avait connu de lourdes pertes, l’autre branche de la lignée leur disait de cesser cette folie, mais à chaque fois l’histoire se répétait. Impossible de les faire changer d’avis, il n’y avait pas plus tenace qu’eux. Ils avaient survécu à l’extinction de la lignée des chasseurs et aujourd’hui Christopher était le dernier. Artus n’était pas un Archer. Même s’il en portait le nom, il n’était qu’un simple serviteur recueilli par sa famille. Il le considérait néanmoins comme son père, puisqu’il l’avait élevé depuis que ce dernier était devenu un vampire et avait disparu ou été tué. Ils étaient proches, s’entendaient à merveilles et il lui avait appris à se battre lorsque la mère du jeune homme, Integra, était tombée malade.

Quatre ans, il avait fallu quatre ans pour que la maladie n’emporte sa mère. Il l’avait vu à l’agonie, continuant à se battre, trop fière pour renoncer, pour abandonner les armes. Il l’avait admiré pour cela, mais aussi maudit car il aurait voulu qu’elle prenne le temps de guérir, ne comprenant ou refusant d’accepter qu’elle était condamnée. A présent, c’était à lui de reprendre le flambeau, d’endosser l’armure d’un chevalier noir, condamné à traquer des ennemis immortels, presque invincibles, sans pouvoir compter sur les armes les plus efficaces contre eux à ce jour, condamné à s’enfoncer dans les ténèbres.

Le jour suivant ils enterrèrent Integra Archer, sous la pluie, murmurant des adieux pour Artus et une promesse faite dans le sang pour Christopher, celle de terminer le travail entrepris 10 000 ans plus tôt. A ses yeux, les hunters ne pourraient jamais parvenir à offrir la victoire à l’humanité car ils n’étaient plus humains. Il fallait un homme pour combattre le monstre et non pas un autre monstre. C’est ainsi que son voyage commença, à travers l’Allemagne et la France. Il apprit à manier l’épée, seule arme susceptible de lui servir pour stopper un vampire, s’intéressa aux secrets des hunters et aux vampires, cherchant un moyen de les vaincre sans arme anti-vampires. Artus n’était pas un chasseur, il ne soutenait pas moins l’enfant dans sa quête, cherchant seulement à l’éloigner du danger.

Un jour, ils descendirent vers le sud, s’installant dans les Pyrénées, à la frontière avec l’Espagne. Artus avait fini par réaliser à quel point Christopher cherchait le danger, le conflit, malgré ses quatorze ans. Il devait l’en éloigner et les montagnes de son enfance lui avait semblé plus sûr qu’aucun autre endroit sur Terre. Là, Christopher, qui n’en voulait aucunement à son père adoptif, mais trépignait d’impatience à l’idée de tenir sa promesse, découvrit la paix et la solitude. C’était du moins ce qu’il fit les premiers mois, partant dans de longues promenades, avec un sabre d’acier trempé pour arme, dans les bois, parcourant les montagnes pour ne revenir qu’après de longues heures, avant de découvrir une jeune fille, de deux ans sa cadette, aux cheveux blancs et à la peau pâle qui se promenait en compagnie de sa mère qui portait plusieurs branches de bois, certainement pour un feu. D’abord il pensa à de simples touristes, ou des locaux, puis il remarqua la forme d’une arme dissimulée sous les vêtements de la femme adulte mais au lieu de prendre peur, il s’avança dans la lumière, quittant le couvert des arbres, vêtu de cuir noir, ses cheveux de jais flottant au vent, fixant de ses yeux gris ces inconnus. A quelques mètres deux, il les salua et se présenta, ouvrant la porte de ce qui serait pour lui l’une des choses les plus précieuses à son cœur.

« Bonjour à vous ! Mon nom est Christopher Vlad Archer. Puis-je vous aider à porter le bois ?

« Ce serait avec plaisir, Christopher… »
répondit la mère, le laissant prendre ses buches tout en regardant avec suspicion l’épée à la ceinture du jeune homme, encore légèrement trop grande pour lui.

« Mère disait toujours que nous devions aider les gens qui en avaient besoin. » répondit-il avec un sourire en leur emboîtant le pas, riant lorsque la fillette lui lançait des regards intrigués, ou faisait des grimaces.

« Tu habites dans les environs ? » demanda la mère après quelques minutes, surveillant les environs avec une inquiétude qui n’avait pas l’air d’être motivée par une peur des bêtes sauvages.

« Dans les hauteurs oui, avec mon père. Il n’y a rien dans cette partie de la forêt. » fit-il avant de se figer brusquement pour regarder derrière lui ; un frisson glacé venait de lui parcourir le dos sans raison apparente. Ne voyant rien, il se retourna et reprit sa marche et reporta son attention sur la jeune fille, lui demandant gentiment « Comment tu t’appelles ? ».

« Kyara. Je suis une chasseuse de vampire ! » déclara celle-ci, avec fierté. Christopher pensa dans un premier temps qu’elle trouvait seulement sa drôle mais un coup d’œil vers la mère et il vit son regard désapprobateur, comme quand un enfant lance le secret familial à bien garder secret alors il décida de dire une certaine partie de la vérité, se doutant qu’il lui fallait entendre les paroles de Kyara au sens littéral.

« Alors nous sommes pareils. Ma famille chasse les vampires depuis des siècles. Vous êtes des hunters pas vrai ? Je veux dire, vos ancêtres ont abandonné leur humanité pour pouvoir les combattre ? ». La réaction de la mère fut évidente, indiscutable. Elle le regarda avec stupeur, ne comprenant pas qu’un simple humain puisse avoir de telles connaissances.

« Qui t’as appris cela ?

« Ma mère. Je vous l’ai dit, je suis d’une famille de chasseurs. Je dois être le dernier de la lignée des Archer. »
.

Ils ne poursuivirent pas la conversation, ils avaient atteint le campement de la famille qui passait là quelques jours et le père s’approchait d’eux. Christopher se présenta, taisant n’être qu’un humain, posa le bois près du feu et se laissa inviter pour le déjeuner, assurant que son père ne s’inquiéterait pas de le voir revenir que le soir venu,  puisqu’il lui avait dit en partant à l’aube. Ce n’est qu’en fin d’après-midi, après avoir joué dans les environs avec Kyara Alvarez qu’il repartit, non sans faire la promesse de revenir les voir, notant leur adresse dans un carnet en cuir brun-rouge, à la couverture décoré d’un arbre, relié main et doté d’un fermoir dans lequel il écrivait à l’encre noire toutes sortes d’observations, histoires, anecdotes. Il n’aimait pas oublier.

Le jour suivant, Christopher revint, tout comme chaque jour qui s’écoula avant que la famille ne reparte, non sans avoir fait la connaissance avec le « père » du jeune garçon. Quelques mois plus tard, ils quittèrent leur refuge dans les montagnes pour leur rendre visite, restant quelques jours seulement mais assez pour que les deux familles lient des liens amicaux, même si les Alvarez trouvaient dangereux que des humains lambda puissent affronter des vampires, déconseillant à Christopher de poursuivre dans cette voie, lui disant de vivre en humain avant de renoncer lorsque celui les regarda avec une froideur inhumaine, les traits déformés par la colère. Il avait pris le conseil, pourtant bien raisonnable, pour une insulte, envers lui-même et sa famille. Il n’avait dit aucun mot, il n’en eut pas besoin. Il quitta simplement la pièce, sortant dans le jardin retrouver Kyara qui lisait sous un arbre, s’asseyant à ses côtés en dissimulant son énervement. Un jour elle apprendrait peut-être son secret mais il le lui cacherait, il ne voulait pas voir de la pitié, de la crainte dans son regard. Il devait rester le chasseur, qu’il en ait le sang ou pas. Il ne savait pas pourquoi il pensait ainsi, pourquoi il tenait tant à lui taire la vérité. Le fait était que quelque part il avait peur que celle-ci ne dresse un mur entre eux, ne mette un terme à leur amitié. Il n’imaginait pas qu’à sa prochaine visite la faucheuse aurait rendu visite aux Alvarez.

Chapitre 1 : un réveillon rouge


Deux semaines à peine s’étaient écoulées depuis la dernière fois que Christopher n’avait vu Kyara et c’était en repensant à leur dernière discussion qu’il se tenait devant la porte, vêtu de sombre, son épée dans la vieille camionnette passée d’âge que son presque père affectionnait et trimballait avec lui depuis de nombreuses années. Dans sa main droite, il tenait une petite boîte en bois verni, emballée dans un papier de la couleur des feuilles de l’automne, rouge et or, et à l’intérieur reposait un ancien pendentif ayant appartenu à ses fort lointains cousins, un objet créé dans le but d’être lié à un vampire mais la cérémonie n’avait jamais été pratiquée et le pendentif relégué au rang de simple bijoux. Ce n’était qu’un rubis, rouge comme le sang, gros comme un œuf de caille, retenue par des fils d’argents torsadés, passée à une chaîne d’argent. L’objet n’était pas sans valeur ; il l’avait souvent contemplé dans son écrin de velours noir et il s’apprêtait à l’offrir à son ami, après avoir rêvé qu’il devenait un vampire et la tuait, pour son sang, si frais, si sucré. Le rêve était vieux de trois jours, il en avait toujours le goût sur les lèvres. Le cadeau était autant un simple présent de Noël qu’une promesse : celle qu’elle puisse le maîtriser, l’arrêter si un jour le rêve devenait réalité.

Toutefois il y avait quelque chose d’étrange : la porte n’était pas close. Elle était grande ouverte, comme si quelqu’un l’avait dégondée. Le bois près de la serrure était éclatée, et du perron Christopher découvrait une pièce sans dessus dessous. Il fit un premier pas, tenant toujours le cadeau dans sa main, découvrant l’horreur qui avait frappé. L’un des corps n’avait plus qu’une partie de sa tête et des bouts de cervelles tapissaient le sol, les meubles, les murs. Au sol, il reconnut des armes anti-vampires et il sut que le responsable était l’un de ses êtres qu’il détestait tant, avant même de voir le tas de cendres, avant même de voir foncer sur lui Kyara, couverte de lambeaux de chairs, pleurant, soulagée de voir une présence familière. Christopher la laissa se blottir contre lui, lui frottant le dos gentiment, le cœur au bord des lèvres. La scène lui donnait envie de vomir et dans son dos il pouvait entendre Artus jurait, se précipitait vers le téléphone et composer un numéro. Christopher n’écouta pas la conversation, il emmena Kyara jusqu’à la salle de bain, l’aida à se déshabiller et la fit entrer dans la douche, ouvrant l’eau en lui disant qu’il revenait très vite. Avant de sortir, il se lava les mains, frotta là où sa tenue avait été souillée avec un gant humide puis il alla à la chambre de son amie, ouvrit placard et tiroir avant de revenir avec un chemisier, un pantalon et des sous-vêtements. Kyara n’avait pas bougé, elle était restée immobile, tétanisée dans un coin. Elle avait vu la mort de près. Ses parents avaient été tués. Elle avait fait la connaissance avec un vampire, avec la cruauté d’un monde dément, tout comme lui quand il n’était qu’un enfant à la différence que le vampire était son propre père et que sa mère était parvenu à le repousser. Il posa donc les vêtements sur la commode, retira son manteau et ses chaussures et s’approcha d’elle, sans détourner le regard. Dans d’autres circonstances, il aurait été fasciné mais là il n’avait qu’une chose en tête : la règle de sa famille. Il devait faire disparaître les preuves du passage d’un vampire. En bas, il savait qu’Artus effaçait les preuves, dérobait les objets liés aux hunters et guettait l’arrivée de la Guilde qu’il avait certainement prévu par cet appel. Jamais il n’aurait appelé la police dans une telle situation. Alors Christopher entreprit de nettoyer le sang croûté sur la peau et dans les cheveux de la jeune fille, la savonnant jusqu’à ce que sa peau si blanche prenne une couleur rosée, ignorant l’eau qui coulait sur ses propres vêtements. Lorsqu’il eut fini, il lui prit les épaules et posa sa tête contre son front, lui disant qu’il ne la laisserait pas tomber, la prenant de nouveau dans ses bras, la serrant contre lui en voyant qu’elle continuait de pleurer, qu’elle tremblait, d’effroi ou de froid, puis il la sécha, lui dit de s’habiller avec douceur avant de l’accompagner dans sa chambre où il commença à mettre des affaires dans un sac. Dehors, des pneus crissèrent lorsqu’une, ou plusieurs voitures s’arrêtèrent et des voix s’élevèrent. L’une d’elles était celle d’Artus, les autres lui étaient inconnus mais très vite il vit entrer un homme dans la cinquantaine, pas un policier mais un hunter. Il n’y avait plus personne pour porter une carabine comme arme de service à part eux. Le hunter voulut s’approcher de Kyara mais Christopher lui barra la route, sortant un poignard qu’il gardait dans son dos, le menaçant avec une assurance qu’il n’avait en réalité pas. Il n’espérait que le dissuader d’approcher, de lui prendre son amie.

« Ecarte-toi gamin ! » s’entendit-il dire mais il n’écouta pas.

« Laissez là tranquille ! » ordonna-t-il. Il ne demandait pas, il prenait. C’était toujours ainsi que les siens avaient agi et il n’allait pas un être souillé par le sang d’une vampire lui dicter sa conduite.

« Elle est des nôtres. Va-t’en et oublie là ! »
cracha le hunter, n’appréciant guère l’impudence de cet enfant de quatorze ans à peine.

« Mon nom est Christopher Vlad Archer. La seule différence entre nous est la pureté de mon sang. Dégagez de mon chemin ! » rugit Christopher en retour, laissant sa colère et sa fierté parlait. Il était têtu ; s’il avait décidé quelque chose, il faisait tout pour y arriver. Le hunter s’apprêtait à le bousculer lorsque Artus entra dans la pièce et lui murmura quelque chose à l’oreille, quelque chose que nulle autre que les deux concernés ne surent jamais puis il sortit de la pièce en lançant une simple phrase, dénuée d’émotions.

« Christopher, emmène là à la voiture. Il faut partir maintenant. »
.

Christopher prit donc le sac qu’il avait préparé, remit son manteau et ses chaussures après les avoir récupéré dans la salle de bain, non sans bousculer le hunter quand ce dernier sortit de la chambre, puis passant une main sous les épaules de Kyara, il la fit se lever et la mena jusqu’à la camionnette où Artus attendait déjà, discutant avec une personne encapuchonnée, se taisant quand il vit les enfants arrivés. Dès qu’ils furent à bord, il quitta les lieux, retournant chez lui, dans les montagnes.

Depuis la vie reprit son cour. Artus négocia, tant auprès des hunters que des humains, pour adopter la fillette, assurant à chacun, avec les arguments qu’ils voulaient entendre, que c’était la meilleure chose à faire et il obtint gain de cause. Elle n’était pas sa fille, pas plus que Christopher n’était son fils. Ils étaient les enfants d’amis emportés par un fléau mais il les traitait comme ses propres enfants, leur transmettant ses connaissances sur les vampires et hunters, laissant Christopher apprendre le reste dans la bibliothèque des Archer, s’exercer avec les armes de ses ancêtres. Certaines étaient nées dans la Forge, d’autres n’étaient que métal mais les deux enfants apprenaient et Christopher n’évoquait pas son humanité.

Il approchait de sa dix-neuvième année quand Kyara décida de se rendre à l’Académie Cross, lieu où humain et vampire se côtoyaient sous le regard de son directeur, doux rêveur ou fol avisé. Christopher n’avait plus qu’une année à effectuer mais il s’y fit également inscrire, ne voulant pas laisser son amie, qui le voyait comme un frère là où il voyait autre chose, seule. Il se rappelait encore des terreurs qui réveillaient la jeune fille la nuit, des images de cauchemars qui la hantaient encore parfois et surtout qu’elle n’avait jusque-là parlait qu’à Christopher qui avait depuis grandi, gagné en force et s’éclipsait certaines nuits pour parcourir la montagne, seul, cherchant les rares vampires qui s’y terraient, les trouvant et les éliminant en les décapitant. Il revenait parfois blessée, mais il n’avait pas peur de quelques vampires de bas rang, pas plus qu’il ne craignait quiconque. Il n’y avait qu’une chose qu’il n’était parvenue à faire depuis que Kyara vivait au sein de sa famille : lui offrir son cadeau, le pendentif. Chaque année, il avait essayé mais il n’y était parvenu. Un jour il y parviendrait.

Il entra ainsi à l’académie Cross, son sabre et un pistolet anti-vampire dissimulé dans ses affaires. Il venait apprendre, comme Kyara, mais aussi veillait sur elle et trouver un moyen de pallier à la faiblesse de sa condition de mortel. Il n’envisageait pas alors de solliciter un sang pur, de renoncer à la lumière.

Compagnons jusque dans la mort

Il était un loup noble et fier.
Il était un Homme de courage et de cœur.
Jamais ils ne fuyaient, jamais ils n’avaient peur.
Ils sont morts dans le silence mais c’est déjà hier.

Ils étaient bons avec tous, les faibles comme les forts.
Il était le gardien de la forêt, pour elle il combattait.
Il n’aimait pas la guerre, mais son devoir, il faisait.
Ils allèrent sans peur au-devant de la Mort.

Ensemble, ils marchèrent sous la lune,
Parés d’un manteau tissé d’une douce lumière.
Armés de griffes et de fer, portés par une prière.
Ensemble, ils tombèrent sur la dune.

Il était un loup noble et fier.
Il était un Homme de courage et de cœur.
Jamais ils ne fuyaient, jamais ils n’avaient peur.
Ils sont morts dans le silence, mais c’est déjà hier.

L’homme et le loup s’en sont allés.
Parés d’un froid manteau tissé d’ombres.
De leurs âmes justes, ils furent délestés,
Par un ennemi au visage longtemps aimé.

Parfois l’on peut encore les voir ensemble sous la lune,
Parés de ténèbres, fuyant la lumière du soleil.
Longeant, le regard terne, le cœur brisé, la dune,
Ombres errantes, oubliés, spectres de la veille.

Il était un loup noble et fier.
Il était un Homme de courage et de cœur.
Jamais ils ne fuyaient, jamais ils n’avaient peur.
Ils sont morts dans le silence mais c’est déjà hier.

   
Qui se cache derrière ce personnage ? ♪

   • Prénom : vous le connaissez déjà...
   • Âge : 23 maintenant
   • Présence sur le forum : Régulière pour ne pas dire bonne.
   • Si tu as bien lu le règlement, mets le code qu'il contient : Code Validé ~ Yuki
   • Est-ce ta première expérience en RP ? : C'est toujours la première fois ! Mais non, plus depuis de longues années !
   • Où as-tu connu le forum ? : Beh... Google à l'origine mais pour cette fois je dirais seulement que c'est Killian/Elwin !
  • Autres : Je vous présente le 3e personnage sortie de mon esprit, cité dans l'histoire de Kyara, avec un petit poème à la fin en prime. Je sais plus si c'est celui là qui figure déjà dans le sous forum fiction que j'avais posté il y a bien longtemps mais il va bien avec le personnage je trouve.

   

   
Code (C) Natsume
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MessageSujet: Re: Christopher Vlad Archer : un humain peut il chasser ?   Mer 3 Oct - 11:36

Hello le frangin !

Hâte qu'on soit validés et qu'on puisse rp, et j'adore ta fiche !

Bisous
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Yuki Kurosu
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MessageSujet: Re: Christopher Vlad Archer : un humain peut il chasser ?   Mar 9 Oct - 17:33

Longue histoire mais intéressante à lire.

Pour moi tout est bon, alors je te valide, en te souhaitant un bon jeu ! ^^

Fiche Validée.
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MessageSujet: Re: Christopher Vlad Archer : un humain peut il chasser ?   

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Christopher Vlad Archer : un humain peut il chasser ?
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