Bienvenue à l‘Académie Cross, incarne un vampire ou un humain et viens vite nous rejoindre. Seras-tu la prochaine légende ?
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]

Aller en bas 
AuteurMessage
Messages : 5
Points d'expérience. : 5

MessageSujet: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 20:31

Le parfum d'une rose blanche

C’était la première journée de cours au sein de l’académie Cross pour Christopher Vlad Archer, et celle qui, juridiquement du moins, était sa sœur, Kyara Alvarez. Christopher avait suivi les premiers cours avec un ennui grandissant, écoutant les professeurs exposaient des points qu’il connaissait déjà, pour les avoir étudiés avec son père adoptif, Artus, ou dans des livres. Il avait répondu aux questions lorsqu’on les lui posait mais le reste du temps il griffonnait dans son cahier des croquis, assez précis, de ce qui lui passait sous les yeux : la salle avec les étudiants, un enseignant dans une pause qu’il avait trouvé amusante, un oiseau sur une branche… Puis il s’était mis à dessiner le visage de Kyara de mémoire. Il connaissait chacun de ses traits par cœur et n’eut aucun mal à en faire un portrait fidèle, tout en nuance de gris, prenant soin de rendre la profondeur de son regard et le sourire qui étirait les lèvres de la jeune fille qui avait toujours su le ravir. C’était elle qui avait voulu étudier ici, lui, il n’avait fait que la suivre, refusant de la laisser seule, isolée, aux mains d’inconnus qui pourraient profiter de sa gentillesse, de ce qu’il considérait comme sa naïveté touchante. Comme il était plus âgé qu’elle, il avait dû intégrer une autre classe, découvrant des humains ignorants tout et curieux d’une façon bien surprenante pour les élèves de la classe de nuit. La fascination pour les vampires, il la connaissait fort bien. Il l’éprouvait lui-même mais, lui, il savait ce qu’ils étaient, quelle menace s’était. S’il les admirait, c’était pour leur force, leur longévité ; deux choses qu’il ne pouvait rêver d’acquérir avec son corps de simple mortel. La force, encore, il s’en moquait ; il pouvait faire son travail, faucher des têtes de suceurs de sang. Mais la longévité, c’était tout un autre problème. Il l’enviait, sincèrement, la désirait même ! Il n’avait pas peur de la mort, il savait que les chasseurs de vampire vivaient souvent plus longtemps que les humains, s’ils n’étaient pas tués entre temps, et donc que Kyara, cette amie si chère à son cœur, avait de grandes chances de le voir mourir de nombreuses années avant elle. Or il était incapable d’accepter l’idée de la laisser, de l’abandonner.

L’un des élèves de sa classe lui avait demandé qui était la fille qu’il dessinait, il avait répondu qu’elle était sa sœur, Kyara. Après tout, ce n’était pas un mensonge : sur le papier, c’était ce qu’elle était et Kyara le voyait comme son frère depuis aussi longtemps qu’il pouvait s’en souvenir. Il l’appelait même parfois petite sœur, sachant que ça lui faisait plaisir, lui trouvait parfois des surnoms affectueux (selon lui en tout cas), le dernier en date étant « petite louve ». A un moment il regarda la pendule et soupira discrètement en voyant qu’il restait encore un bon quart d’heure avec un professeur plus soporifique que les autres. La géographie n’était pas en soi un cours passionnant mais c’était avec cet enseignant un véritable calvaire : il n’était visiblement pas passionné par sa matière, à croire qu’il l’avait choisi par défaut ou sur un lancer de dés pourri. Christopher rêvassait donc dans son coin, pensant à toutes sortes de choses, dessinant plus qu’il ne prenait de notes, se moquant bien d’être pris à glander en cours et coller. Lorsque la cloche sonna, il rassembla rapidement ses affaires, notant dans un coin de sa tête la consigne de réviser le cours pour la prochaine fois et faire une carte du japon, avec légende. Evidemment, si pressé qu’il était à l’idée de retrouver sa sœur, il ne pensa pas à prendre l’une des cartes distribuées, ce qui l’obligera à en trouver une ou, c’était plus probablement ce qu’il ferait, la faire entièrement à la main. A peine dans le couloir, il dépassa les autres élèves, n’hésitant pas à jouer des coudes pour passer, et à se précipiter dans la moindre ouverture pour gagner quelques mètres afin d’arriver dans les premiers à la cafétéria. Il ne voulait pas attendre et encore moins se retrouver avec un choix médiocre et puis il avait promis à Kyara de la retrouver dans les jardins. Elle y était peut-être déjà, ou peut-être attendait-elle après un repas à emporter, ou mangeait-elle sur place ; ils avaient complétement oublié de prévoir ce détail. Aussi, lorsqu’il arriva devant le stand de nourriture, vaste et pourtant avec déjà bien moins de choix que quinze minutes plus tôt, il prit deux sandwichs appétissant, une salade variée, deux petites bouteilles d’eau et des pâtisseries pour le dessert puis il fila à l’extérieur, cherchant un moment son chemin avant de gagner les allées verdoyantes, guettant des yeux Kyara, son sac de provision à la main gauche, une sacoche en cuir noir contenant ses affaires et la thermo d’eau chaude et ses deux gobelets pour un possible thé dans la droite.

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 6
Points d'expérience. : 3

MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 20:42

Le parfum d'une rose blanche

Ce soleil, qui miroitait à la surface d'une goutte de rosée matinale, annonçait sans doute une merveilleuse journée à l'Académie. Je n'étais là que depuis hier, et pourtant j'avais terriblement hâte que les cours ne commencent. Je sentais cette tension qu'il y avait avec la Night Class, lorsque je les avais croisés hier soir, et ils devaient certainement savoir qu'une jeune hunter était à l'Académie. J'étais presque sûre que leur chef était au courant. Mais ils ne m'effrayaient pas. Pour être honnête, j'avais dans le regard cette petite lueur qui les mettaient au défi de s'approcher. Mais non, aucun n'avait tressaillit en croisant mes prunelles bleues. Bon, alors ce ne devait pas être très grave dans ce cas. Ils me prenaient certainement pour une de ces gamines écervelées qui sont inoffensives. Mais, manque de bol pour eux, je savais y faire avec les monstres dans leur genre.
J'avais aujourd'hui décidé d'enfiler une tenue simple. Un jean, noir, avec un t-shirt légèrement trop grand, blanc. Je ne voulais pas de leur uniforme bidon. Je me démarquerais des autres par mes habits, puisque je n'étais pas humaine. Je n'allais pas me plier à la tenue, j'étais une hunter et je tenais à ce que les vampires comprennent bien que je n'étais pas aussi pure qu'ils le pensaient. Une paire de baskets blanches, une alliée de taille contre les douleurs aux pieds en fin de journée, et me voilà habillée. J'attachais mes cheveux en un chignon assez lâche, qui donnait un air « coiffé-décoiffé » que j'appréciais. Je n'avais qu'à mettre une touche de gloss rose pâle sur mes lèvres, et je fus fin prête à entamer cette belle journée de cours à l'Académie Cross. Ma main droite attrapa mon sac de cours, qui ne pesait pas bien lourd, avant que je ne me faufile hors de ma chambre, direction ma salle de classe.
Me repérer fut très facile. J'avais l'habitude d'observer tout ce qui m'entourait, de mémoriser les détails les plus insignifiants qui pourraient me permettre de ne pas me perdre. Et ça avait fonctionné, je trouvais la bonne salle du premier coup, et en plus je n'étais pas en retard. Je restais cependant assez à l'écart, ne voulant pas spécialement me mêler aux élèves. Quelques regards, plus ou moins insistant, commencèrent à me mettre mal à l'aise, jusqu'à ce que je les fusille du mien. Aussitôt, ils cessèrent de me regarder et reprirent leurs conversations à voix basse. Je savais bien que j'étais le sujet de leurs chuchotements, mais je m'en fichais. Au moins, c'est que je n'étais pas passée inaperçue, ce qui était déjà un bon point. Peu à peu, les élèves affluèrent dans les couloirs, jusqu'à la sonnerie stridente de la cloche qui annonça le début des cours, et l'arrivée imminente du professeur.
Entrant docilement dans la salle quand ce-dernier l'ordonna, je pris une place stratégique. Pas trop devant pour ne pas être trop près, mais pas au fond pour ne pas attirer l'attention. Je voulais pouvoir suivre mes cours tranquillement sans entendre des piaillements débiles, ou des ricanements idiots. Donc je me mis au milieu, à une table vide. Parfait, je pourrais prendre mes aises. Posant mon sac sur la table pour sortir mes affaires, je remarquais aussitôt le regard surpris d'un camarade sur l'intérieur de celui-ci. Je savais ce qu'il regardait. Mon arme, que je ne quittais jamais. Mes yeux le fusillèrent, et je sortis mes affaires de cours. Pas un mot ne sortit de ma bouche avant que le professeur ne m'ait demandé de me présenter. Ce que je fis rapidement, ne dévoilant pas que j'étais une hunter. Je retournais m'asseoir et écoutais attentivement le prof parler. J'aimais bien son cours.
La matinée passa assez rapidement, je participais dès que j'en avais l'occasion, et j'impressionnais mes camarades. C'était une bonne chose, au moins ils me ficheraient la paix. Alors que je sortais de cours, mon sac sur le dos, je sentis une main se poser sur mon bras. Aussitôt, mon visage fit un mouvement sec, m'apprêtant à envoyer paître celui qui avait osé m'interrompre dans ma progression. Pourtant, lorsque je vis le visage rond et souriant d'une jeune fille à peine plus vieille que moi, je restais bloquée. Elle n'avait pas cette façon de me regarder, comme si j'étais bizarre et que je n'avais rien à faire là. Non, elle me mit à l'aise rien que par son regard sympathique, et c'est avec cette jeune femme que je décidais de rejoindre la cour. Elle avait rendez-vous avec des amies, et bien qu'elle soit gentille, je déclinais poliment son invitation à me joindre à elles. Chris m'attendait.
La cour était un endroit bruyant, animé, plein d'odeurs et de sons qui se mélangeaient bizarrement. Mais j'aimais bien cette ambiance chaleureuse et amicale qui régnait quand on regardait des amis se retrouver, se faire la bise et commencer à discuter de l'endroit où ils allaient manger. Pour ma part, je cherchais du regard la silhouette familière de mon grand frère, que je reconnus assez rapidement. Il semblait lui aussi me chercher, alors je me dirigeais vers lui avec calme. Mes doigts se posèrent doucement sur son bras, un sourire franc sur le visage. J'étais contente qu'il soit lui aussi venu à l'Académie Cross, je me sentais en sécurité. Plus que si j'étais toute seule, même avec mon arme. Mes lèvres se posèrent doucement sur sa joue, avant que je ne demande à Christopher :

Ça a été ta matinée ?

J'avais hâte de savoir comment il avait vécu ce premier jour parmi les humains.

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 5
Points d'expérience. : 5

MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 20:54

Le parfum d'une rose blanche

Christopher essayait de voir par-dessus les têtes des autres élèves s’il apercevait Kyara du côté sud de la cour quand il sentit des doigts se posaient doucement sur son bras, caresse familière qui ne le mit pas moins sur ses gardes. Rien ne garantissait que ce n’était pas une menace. Il tourna donc la tête lentement, vérifiant qu’il s’agissait bien de celle après qui il espérait. Voyant le visage souriant de la jeune hunter, avant que ses lèvres ne se posent sur sa joue, il esquissa un sourire tout en écoutant sa première question, savourant sa voix si agréable à son oreille et apaisante. Elle était bien l’une des rares personnes à pouvoir lui faire oublier son ennui du seul fait de sa présence.

« Ca a été ta matinée ? »
lui demandait-elle, question classique, attendue, semblable à celle qu’il s’apprêtait à lui poser. Elle l’avait devancé mais l’important n’était pas de savoir qui demanderait le premier, c’était seulement de l’avoir retrouvée, de s’installer dans un coin, profiter de ce calme avant que la danse folle des cours de l’après-midi ne commence. Christopher lui adressa un sourire franc, avant de poser un baiser sur le front de sa sœur adoptive et répondre avec un sourire amusé :

« Ennuyante mais maintenant que tu es là, elle est merveilleuse ! » il marqua une pause, jetant un regard circulaire autour de lui, se disant qu’elle ne se contenterait pas de si peu, et que le lieu était vraiment trop bruyant à son goût. Il n’aimait pas le bruit de la foule. Il préférait le calme et le silence aussi, après avoir passé ses deux sacs dans sa main droite, il prit délicatement le bras de Kyara et l’entraîna à sa suite vers les jardins, dans l’idée de s’enfoncer entre les haies, à l’abri des regards, là où personne ne viendrait les déranger. Ajoutant la parole au geste, il lui dit avec un large sourire :

« Viens, c’est trop bruyant ici ! Pour en revenir à ma journée, certains professeurs sont soporifiques, d’autres ne faisaient qu’aborder des sujets que j’ai déjà étudié. D’où l’ennui. Et ta matinée ? Elle était comment ? ».

Il se disait qu’elle avait dû la trouver bien plus passionnante que la sienne ne lui avait paru, même si elle avait sans doute eu du mal à s’intégrer. Elle n’avait longtemps parlé à personne d’autres à part lui, ce qu’il trouvait triste et il craignait qu’elle ne se comporte étrangement. Contrairement à lui, elle pouvait utiliser les armes de la Forge, et possédait un pistolet, arme ô combien plus discrète que son sabre et, connaissant Kyara, il était prêt à parier que l’arme n’était pas si loin d’elle que ça. Christopher comptait donc aborder ce sujet avec elle, souhaitant lui faire comprendre que le port d’une arme était mauvais pour son intégration, inutile pour sa protection au sein de l’académie puisque plusieurs hunters se cachaient au sein des murs et que les chargés de discipline faisaient leur travail. Il n’espérait toutefois pas la convaincre que les vampires n’étaient pas une menace, un danger, n’y croyant pas lui-même.

Très vite, ils furent loin du flot des élèves et les éclats de voix se firent plus distants. Ils avaient gagné les jardins, l’ombre des haies. Ils étaient seuls, entourés du parfum suave et envoutant des fleurs, du bourdonnement des abeilles et de la caresse d’une brise légère. C’était presque comme s’ils avaient franchi le seuil d’un autre monde. Christopher avisa plusieurs bancs de pierre disposés près des haies, accueillant certes mais aucun ne satisfaisait son souhait aussi il décida de s’enfoncer un peu plus dans le labyrinthe de verdure, se rappelant avoir entendu des élèves discutaient d’une petite alcôve abritée du vent entre les arbres. Il n’eut aucun mal à la trouver et dû admettre que c’était un coin parfait pour des amoureux : caché aux regards, abrité, romantique. Il se demanda si c’était vraiment un endroit où emmener Kyara, qui était censée être sa sœur malgré l’absence de lien de sang, puis, lâchant le bras de la jeune fille il s’engagea à l’intérieur, l’invitant d’un regard à le suivre et s’installer sur le banc situé sur la gauche de l’entrée, après un petit retour de la haie qui faisait qu’on ne pouvait le voir qu’une fois à l’intérieur. La température était plus fraiche de quelques degrés, le lieu ombragée, la lumière ne filtrant que par des trous dans la tonnelet de roses rouges qui formait un toit coloré et le tout lui semblait merveilleusement agréable, même s’il préférait les forêts et l’odeur des sous-bois.

« Au menu tu as soit un sandwich au poulet curry, soit un salade et rôti de porc, soit une salade composé avec tomates, carotte et dès de fromage. En boisson, eau et thé et pour dessert quelques pâtisseries. J’ai pris les plus belles au plus grand malheur de quelques gourmandes dans la file mais c’était pour toi ! » annonça-t-il en lui faisant un clin d’œil avant d’ajouter par plaisanterie « Et puis c’est pas ma faute si elles étaient après moi non ? ».

Demain, il essaierait de trouver une cuisine -il devait bien y en avoir une de disponible dans l’un des bâtiments- et préparerait lui-même le repas, du moins s’il parvenait à aller acquérir ce qu’il fallait pour ça. Et puis, s’il ne trouvait pas de cuisine, il avait toujours son réchaud de camping. Il ne souhaitait pas ainsi faire des économies mais gagner du temps le midi, manger ce qui lui plaisait, se livrer à quelques excentricités culinaires dont il avait le secret. De bien entendu, il en ferait la surprise à Kyara.
Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 6
Points d'expérience. : 3

MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 21:02

Christopher Archer a écrit:
Le parfum d'une rose blanche

Mes doigts se posèrent tout doucement sur son bras, je sentis qu'il était un peu tendu. Sans doute l'incertitude sur le fait que ce soit bien moi, il était très méfiant dès qu'on s'approchait trop de lui. Mais dès qu'il vit que c'était bien moi, son regard s'éclaira, comme à chaque fois qu'il me voyait, et un sourire apparut sur son visage. Je m'enquis de sa matinée, espérant qu'elle avait été aussi bonne que la mienne. Manque de bol, il m'affirma que sa matinée était ennuyeuse jusqu'au moment où j'étais arrivée. Mes joues se colorèrent de rose, avant que je ne ris nerveusement. Sa main se posa sur mon bras, une fois libérer des sacs qu'elle portait, et il commença à m'éloigner un peu. Je savais qu'il y avait beaucoup de bruit pour lui, et je dois avouer que déjeuner dans un endroit où les voix se mélangent, se chevauchent et se confondent ne m'enchantait guère. Je le suivis donc docilement.
Il m'expliqua en même temps qu'il avait deux types de professeurs ennuyants. Il y avait ceux qui avaient une façon de parler, une façon d'être, qui était soporifique. Et il y avait ceux qui faisait de bons cours, mais qu'il avait déjà étudiés. Je dois avouer que ce n'était pas passionnant de revoir des choses qu'on connaissait déjà. On s'enfonçait entre les haies, s'éloignant peu à peu du vacarme oral qui peuplait la cour de l'Académie. Ouf. Il me demanda ensuite de lui parler de ma matinée, et c'est avec un grand sourire et un engouement palpable que je répondis :

C'était très intéressant ! Mais quelqu'un a vu mon pistolet...

Mon arme de prédilection, celle avec laquelle j'avais tué mon tout premier vampire. Je l'avais réduit en poussière, pour venger mes parents, mais je ressentais toujours en moi cette envie de réduire en cendres tous les vampires qui croiseraient mon chemin. Je ne pourrais jamais me séparer de ces images qui revenaient parfois hanter mon esprit, celles de mes parents, sans vie, dans notre si beau salon. Je secouais légèrement la tête en découvrant le lieu où Chris m'avait emmenée. C'était digne d'un rendez-vous romantique, ou d'un conte de fées. Un lieu caché, calme, frais, paisible, avec une multitude de roses rouges en guise de toit. Mes yeux papillonnaient d'une fleur à l'autre, observant la beauté presque magique qui faisait de ce lieu l'endroit idéal pour déjeuner. Jusqu'au moment où Chris reprit la parole, me sortant assez brusquement de mes pensées pour me présenter le repas :

Au menu tu as soit un sandwich au poulet curry, soit un salade et rôti de porc, soit une salade composé avec tomates, carotte et dès de fromage. En boisson, eau et thé et pour dessert quelques pâtisseries. J’ai pris les plus belles au plus grand malheur de quelques gourmandes dans la file mais c’était pour toi ! Et puis c’est pas ma faute si elles étaient après moi non ?

Mon rire s'éleva gracieusement dans le calme de la pièce. Quelle andouille... Mais je l'adorais. J'attrapais la première salade venue, peu m'importait laquelle je mangerais, ce serait toujours moins bon que ses bons petits plats cuisinés avec amour. Je m'asseyais sur le banc, commençant à déguster ce premier repas à l'Académie. Mes yeux se tournèrent calmement vers lui, et c'est avec calme et douceur que je fis part de mes pensées à mon grand frère :

C'est mignon ici, on dirait un décor de contes de fées... Très romantique, je trouve.

Mes yeux pétillaient de joie, comme à chaque fois que j'étais avec lui.

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 5
Points d'expérience. : 5

MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 21:54

Le parfum d'une rose blanche

Le dernier des Archer s’enfonçait entre les haies, entraînant à sa suite Kyara, qui lui parut plus que soulager de l’entendre lui demander comment avait été sa journée. Elle eut un grand sourire et le ton enjoué. Sa journée avait été intéressante, ce qui ne l’étonnait pas. Elle aimait étudier. Il y avait un problème : elle était venue avec son pistolet, en cours, et il avait été vu. Il s’était douté qu’elle ferait une chose pareille mais il n’en était pas moins furieux, même si cela ne se traduisait que par un tic de sa lèvre inférieure qui pouvait tout aussi bien s’interpréter comme son agacement de ne pas trouver directement le lieu qu’il souhaitait. Il avait presque à chaque fois ce genre de moue quand il ne connaissait pas parfaitement sa direction.

« Qui l’a vu ? » demanda-t-il simplement, sur un ton à l’amabilité et la douceur parfaitement maîtrisée, si bien qu’il était impossible de deviner qu’il envisageait de tomber sur le malheureux et lui faire comprendre qu’il ferait mieux d’oublier. En fait, il pensait même à trouver un vampire pour le convaincre de l’intérêt à modeler la mémoire de tous ceux qui pourraient être au courant. Mesure extrême, s’il en était mais il était hors de question de laisser le problème nuire à la paix qu’il espérait que sa « sœur » pourrait trouver ici.

« Tu n’as rien à craindre ici. Le danger est en dehors des murs. Il y a des hunters parmi les enseignants et surveillants. Tu ferais mieux de laisser ton arme dans les dortoirs, sauf si tu veux passer pour la folle de service et te retrouver toute seule ! Tu sais bien que s’il y avait un danger, je ne serais pas là sans arme ! »
il n’avait pu se priver de la sermonner un peu, la rappeler à la raison comme il le faisait depuis des années quand elle faisait des choses aussi stupides. Il l’avait dit gentiment, il n’en était pas moins sérieux. Ils étaient toutefois arrivés sur le lieu désiré et il décida de changer de sujet, n’ayant pas envie de la voir fuir, vexée ou en pleurs. Et quel meilleur sujet que celui de la pitance choisie pour ce déjeuner en solitaire dans un cadre idyllique ? A sa petite plaisanterie, elle se mit à rire gracieusement de son rire si agréable à ses oreilles. Elle appréciait le décor qui, elle avait raison, tenait du conte de fées ou du romantisme. Christopher se tourna vers elle, non sans avoir croqué dans le sandwich au poulet, lui adressa un sourire et se rapprocha d’elle sur le banc, trouvant que vingt centimètres d’écart cela faisait trop.

« J’ai appris l’existence de cet endroit au détour d’une conversation entre deux filles, un peu futiles selon moi. Elles espèrent qu’un garçon les y invite... Je me suis dit que ce serait pas mal de le découvrir ensemble. » répondit-il en passant son bras sur les épaules de Kyara, ne cachant pas son affection pour elle puis il ajouta avec un petit sourire amusé « Sans toi, il serait fade. ».

Tout en lui jetant des œillades, il continua de manger, faisant très vite disparaître son sandwich. Il restait le deuxième, mais il n’avait pas envie de le manger tout de suite aussi, si Kyara ne le prenait, il décréta qu’il tiendrait bien encore quelques heures, pour un goûter copieux et il sortit du sac la boîte de gâteaux, récupérant son bras pour ce faire, l’ouvrit délicatement pour dévoiler les pâtisseries. Il y avait un éclair au café, un gros chou à la crème, une tartelette aux pommes bien caramélisées et un gâteau au chocolat. Tous d’une taille respectable mais il avait vu grand, c’était l’un de ses défauts. Il aimait avoir le choix de ce qu’il pourrait manger.

Evidemment, à part les couverts en plastique pour la salade, il n’y avait pas de cuillère ou de couteau mais il avait un opinel sur lui, dans une poche de son manteau, au cas où ils se décidaient à partager. Regardant où elle en était, et voyant qu’elle n’avait fini, il laissa la boîte de côté pour ouvrir l’une des bouteilles d’eau et boire une longue gorgée puis il lui parla d’une idée qui venait de lui passer par la tête.

« Que dirais-tu de faire le tour du propriétaire au clair de lune ? C’est interdit je sais, l’on prendrait nos armes par précaution mais nous pourrions voir de près ces vampires… Découvrir s’ils sont dangereux ou non. Et puis tu es si ravissante la nuit ! ». Il envisageait surtout de lui montrer que si danger il y avait, le risque était négligeable tout en obtenant une petite entrevue avec un vampire pour régler le problème de l’humain aux yeux trainants. Il considérait la menace comme trop dangereuse et le mensonge comme peu crédible. Les gens réagissent de manière disproportionnée à la vue d’une arme.

Lorsque Kyara eut terminé sa salade, il lui demanda « tu veux le sandwich ou directement les gâteaux ? On peut les partager si tu veux. Si tu veux boire quelque chose, tu me dis. ».

Attendant sa réponse, Christopher la regarda avec un demi-sourire, se demandant ce qu’ils pourraient bien faire avant la reprise des cours. Ils auraient une bonne heure à passer et s’il n’était pas mauvais pour improviser des poèmes, il ne s’imaginait pas faire que cela.

Codage par Libella sur Graphiorum


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 6
Points d'expérience. : 3

MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 23:45

Le parfum d'une rose blanche

Je le savais. Bien sûr que oui, il eut ce petit tique qui m’apprit qu’il n’appréciait pas que je ramène mon arme en cours. Peut-être, mais je ne me sentais pas bien quand je ne l’avais pas. Sa lèvre tressaillit, avant qu’il ne me demande qui l'avait vu. Je répondis avec simplicité que c’était un camarade de classe. Je n’allais pas lui donner son identité, pour qu'il n’aille pas lui manipuler la mémoire, ou quelque chose de ce type. Je ne voulais pas qu’il me surprotège comme il le faisait, même si je comprenais qu’il veille sur moi. Je n’étais plus un bébé, et il devait le comprendre. Mais en attendant, il faut croire qu'il ne voulait pas me voir grandir et devenir une jeune femme. La preuve en était, il tournait son regard vers moi et je sus immédiatement qu’il allait me sermonner. Et, pas loupé, son regard n’annoncait rien de bon, et en plus ce fut confirmé lorsqu'il prit la parole :

Tu n’as rien à craindre ici. Le danger est en dehors des murs. Il y a des hunters parmi les enseignants et surveillants. Tu ferais mieux de laisser ton arme dans les dortoirs, sauf si tu veux passer pour la folle de service et te retrouver toute seule ! Tu sais bien que s’il y avait un danger, je ne serais pas là sans arme !

Mes yeux se posèrent sur lui, et je laissais simplement une phrase sortir, froide et distante :

Mes parents aussi étaient des hunters, et pourtant ils se sont fait tuer.

J’entamais ensuite ma salade, sans rajouter un mot. Malgré sa gentillesse envers moi lorsqu'il me complimenta, je ne parlais pas. Je ne faisais que manger, sans ajouter le moindre mot. Il m’avait ramenée en arrière, la nuit où mes parents étaient morts, devant mes yeux. Lui en qui j’avais une confiance absolue, une confiance aveugle, venait de me planter un couteau dans le coeur. Il sortit les desserts, et je ne fis qu'y jeter un coup d'œil. Je ne voulais même pas continuer de remplir mon estomac. Je ne le regardait pas, je restais aussi neutre que possible. Mes larmes ne coulaient pas, pas encore. Finalement, il reprit la parole pour me proposer une sortie :

Que dirais-tu de faire le tour du propriétaire au clair de lune ? C’est interdit je sais, l’on prendrait nos armes par précaution mais nous pourrions voir de près ces vampires… Découvrir s’ils sont dangereux ou non. Et puis tu es si ravissante la nuit !

Je posais mon regard sur lui. Un regard vide, froid, lointain. C’était difficile de le regarder ainsi, mais mon cœur était en miettes. Je finis par lâcher :

J’irai seule. Je n’ai besoin de personne.

Il me demanda si je voulais manger autre chose, et je jetais un regard de dégoût à la nourriture. Me levant lentement, j’allais m’asseoir un peu plus à l’écart, répondant avec neutralité :

Non, je n’ai plus faim, merci.

Il avait tout gâché. Je sortis alors de mon sac une petite photo. La dernière que j’avais avec mes parents, le soir de leur mort. Ma voix s’éleva, toujours aussi froide :

Tu sais très bien que je ne me sépare jamais de mon arme. Me sermonner ne servira à rien. Je ne me sens pas en sécurité ici, même si il y a des hunters dans l’école. On est jamais mieux servi que par soi-même.

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 5
Points d'expérience. : 5

MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mer 10 Oct - 21:47

Le parfum d'une rose blanche

Il avait réussi à la vexer et Christopher en était attristé. Il ne l’avait pas voulu, il craignait seulement les conséquences de ce genre d’erreur. Elle pouvait fort bien passée pour une originale, être convoquée chez le directeur ou même mise à la porte, sans plus de cérémonie ! Elle n’avait pas tort en lui rétorquant que ses parents étaient des hunters, qu’ils étaient tout de même morts. Il aurait voulu lui répondre qu’il n’était qu’un humain, que sa famille n’avait jamais eu peur de se dresser devant un vampire, avec ou sans armes, que ces dernières n’avaient jamais été plus que du métal et que cela ne les avaient pas arrêté pour autant. Une arme ne faisait pas tout. A son attitude, à son regard triste, il sut qu’elle repensait de nouveau à ce réveillon sanglant où ses parents avaient perdu la vie. Lorsqu’elle posa les yeux sur lui, le regard vide, froid, distant, et lui lâcha « J’irai seule. Je n’ai besoin de personne. » en réponse à sa proposition de se promener à la nuit tombée, malgré l’interdit, il en resta figé, ne réalisant même pas qu’elle lui répondait pour la suite du repas. Elle s’était éloignée, regardée une petite photo, celle-là même qui avait été prise ce fameux soir, n’écoutant qu’à peine ses paroles. Il n’était pas furieux, il ne ressentait qu’un vide insondable, un froid glacé. Le plus dur, c’est qu’il comprenait pourquoi elle avait son arme, pourquoi elle refusait de s’en séparer. Il voulait seulement la voir sourire, la voir passer des années normales, sans avoir à craindre quoi que ce soit.

D’un geste machinal, il porta la main droite à sa poche, serrant le pendentif qu’il ne lui avait jamais offert dans sa main jusqu’à en faire blanchir ses jointures. La colère montait en même temps que son souhait de se faire pardonner, de la sortir de cette spirale malsaine et autodestructrice dans laquelle elle venait de se lancer. Alors il se leva, vint s’agenouiller devant elle et prit ses mains délicatement, le regard triste et désolé. Il ne pouvait la laisser seule désormais.

« Kyara, combien de fois suis-je revenu en sang ? Combien de fois as-tu pris soin de désinfecter mes plaies, mêmes les plus bénignes ? Etais-je sortie sans mon arme alors ? Non. Jamais. L’arme n’offre aucune sécurité, ce n’est qu’une illusion. Je sais que tu y tiens, tu l’as toujours eu avec toi mais il te faut aussi savoir ne pas l’avoir. Certaines situations l’exigent. Ma famille avait une devise « Ce n’est pas l’arme qui détruira les vampires, c’est l’homme. ». Elle faisait rire beaucoup de hunters, dont tes parents. Je le sais, j’en ai parlé un jour avec eux, quand tu dormais. Ma mère m’avait dit qu’elle signifiait que pour vaincre il fallait d’abord forger notre âme et notre corps avant de choisir une arme, de pouvoir la maîtriser. Elle m’a jamais laissé porter une véritable arme avant que je n’ai compris cette leçon. »

Il marqua une pause, se demandant si elle l’écoutait seulement. Il la fixait des yeux, avec amour et tristesse, incapable de lui dire pourquoi il ne voyait en une arme de hunter, née du sang d’une sang pur, une protection. Il avait toujours pris soin de garder ce secret, d’avoir une arme de hunter dans ses affaires, héritage de la lignée disparue qu’il ne pouvait même pas utiliser. Il aurait voulu lui dire cela depuis si longtemps, mais c’était impossible. Ce mensonge était trop vieux désormais et pourrait détruire à jamais sa confiance. Il ne pouvait parler que d’autres choses.

« Je sais que tes parents te manquent. Ils me manquent tout autant que les miens. La seule différence, c’est que tu n’as pas à vivre en sachant que l’un d’eux ère peut être encore sous les traits d’un vampire du plus bas rang qui soit. » il marqua une pause, plissant les yeux alors qu’il essayait de se rappeler s’il avait déjà parlé de son véritable père ou non à Kyara mais la réponse était négative « Je ne t’ai jamais parlé de lui pas vrai ? Pour toi, mon père c’est Artus… ». Puis, décidant que ce n’était pas le sujet, il se releva, redressant de deux doigts le menton de Kyara, caressant sa joue gauche avec douceur.

« Je n’essaie que de te protéger. Je t’aime au-delà du raisonnable ! Si je n’avais d’autre choix pour te sauver, tu sais que je me tiendrai, sans la moindre arme, entre toi et un sang pur. Je n’aurais pourtant aucune chance de l’arrêter. Je ferais comme un membre de ma famille, celui dont je porte le nom, Vlad Archer, face au dernier des Celas. Un ultime acte de résistance aussi futile soit-il… ».

Christopher ne savait que dire pour la consoler, il était ravagé par une douleur sourde qu’il refusait d’écouter et il finit par s’écarter de la jeune fille, pour se tourner vers la sortie et la lumière, prit une longue inspiration et laissa s’élever sa voix grave en un chant qu’il avait un jour composé et ne chantait habituellement que lorsqu’il était seul.

« Il est un sentiment si douloureux à ressentir,
Et pourtant, tant de fois il fut éprouvé.
Il est un mot ô combien impossible à dire,
Et pourtant, tant de fois il fut prononcé.

Ce mot qui, parfois, est un odieux mensonge,
Qui, souvent est, une torture pour le cœur,
Qui, est le nom de la plus douces des lueurs,
Berce mon esprit d’un magnifique songe.

Mais trop longtemps les ténèbres m’ont enlacé,
Attisant ma haine, forgeant les mensonges.
Elles dressèrent une armure, chassèrent les songes,
Ne laissant qu’un cœur prisonnier d’un monde glacé.

Je suivais, seul et silencieux, un sombre chemin.
J’avais accepté ce monde de ténèbres qu’était le mien,
Oubliant tout souvenir du monde de lumière qu’était le tien,
Jusqu’à ce qu’une lumière n’apparaisse au bout du chemin.

Mais à chaque pas, elle semble plus lointaine,
S’éloignant, rendant ma course vers elle vaine.
Cette lumière n’entend mes cris silencieux,
Elle ne fait que suivre sa route sous un ciel radieux.

Mais je ne puis m’empêcher d’essayer de l’atteindre,
Traversant les plaines, fuyant de trop lourdes chaînes.
Même lorsque la Nuit ne me la cache, ravivant les peines,
Je ne veux m’arrêter, de peur de ne jamais l’atteindre.

J’avais accepté les ténèbres, forgé les mensonges,
Pour ne plus jamais avoir à ressentir cette douleur,
Celle laissée par la flèche qui transperça mon cœur
Avant qu’un dieu cruel ne l’arrache, rompant un songe.

Ce dieu à la cruauté infinie a-t-il rouvert mes plaies ?
Une nouvelle flèche est-elle venue remplacer l’ancienne ?
Est-ce la flèche d’autrefois, revenue me hanter ?
Comment savoir si tout ceci n’est pas que le fruit de ma peine ?

J’ai commis tant d’erreurs, ai-je seulement droit à l’espoir ?
Comment rêver regagner la lumière en étant lié à la Nuit ? »

Lorsque la dernière note se fut éteinte et le silence retombé, il esquissa un sourire triste, sortant de sa poche le pendentif qu’il regarda longuement, le laissant pendre au bout de sa chaine, admirant la lumière qui se reflétait dans le joyau rouge comme le sang, gros comme un œuf de caille. C’était la première fois que Kyara le verrait mais il s’en moquait. Ca n’avait plus d’importance maintenant qu’elle le haïssait certainement.

« Ma famille se le transmet depuis des générations. Il était censé être utilisé sur un vampire, l’un de mes ancêtres en fait. Au cours des siècles, nous avons vu plusieurs membres de notre famille être transformés, par choix ou non. Mon père est le dernier à avoir accepté ce don empoisonné. Il a toujours eu une signification particulière pour moi. Il me disait que quoi que je devienne, il me sera toujours possible de combattre les vampires. » il se retourna, une unique larme coulant sur son visage alors qu’il ne pleurait que rarement. Il revint vers elle, remettant le bijou dans sa poche, renonçant à le lui donner, à lui dire même qu’il avait toujours voulu le lui donner et sur un ton plus bas, non loin du murmure il ajouta « Il me disait que quoi qu’il arrive nous pourrions être ensemble, que mon seule rêve n’était pas qu’une illusion. ». Elle avait alors peut être le cœur brisé et triste, lui il voyait s’évanouir sa seule source de joie, à cause d’un reproche, d’un sermon. Sans elle, la promesse faite à la mort de sa mère lui paraissait bien futile.

Etait-ce un adieu sous le soleil ? Une condamnation à errer sous le pâle halo de la lune ? Il ne savait plus, n’avait plus trop d’espoir.

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Oscar et la dame Rose
» Commande pour un archer hobbit :)
» La fête de la rose à Chaalis
» Le parfum des roses d'hiver
» [Nouvelles Règles] Archer Satyre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vampire Knight RPG :: ACADÉMIE CROSS :: Jardins-
Sauter vers: