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 Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]

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MessageSujet: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 20:31

Le parfum d'une rose blanche

C’était la première journée de cours au sein de l’académie Cross pour Christopher Vlad Archer, et celle qui, juridiquement du moins, était sa sœur, Kyara Alvarez. Christopher avait suivi les premiers cours avec un ennui grandissant, écoutant les professeurs exposaient des points qu’il connaissait déjà, pour les avoir étudiés avec son père adoptif, Artus, ou dans des livres. Il avait répondu aux questions lorsqu’on les lui posait mais le reste du temps il griffonnait dans son cahier des croquis, assez précis, de ce qui lui passait sous les yeux : la salle avec les étudiants, un enseignant dans une pause qu’il avait trouvé amusante, un oiseau sur une branche… Puis il s’était mis à dessiner le visage de Kyara de mémoire. Il connaissait chacun de ses traits par cœur et n’eut aucun mal à en faire un portrait fidèle, tout en nuance de gris, prenant soin de rendre la profondeur de son regard et le sourire qui étirait les lèvres de la jeune fille qui avait toujours su le ravir. C’était elle qui avait voulu étudier ici, lui, il n’avait fait que la suivre, refusant de la laisser seule, isolée, aux mains d’inconnus qui pourraient profiter de sa gentillesse, de ce qu’il considérait comme sa naïveté touchante. Comme il était plus âgé qu’elle, il avait dû intégrer une autre classe, découvrant des humains ignorants tout et curieux d’une façon bien surprenante pour les élèves de la classe de nuit. La fascination pour les vampires, il la connaissait fort bien. Il l’éprouvait lui-même mais, lui, il savait ce qu’ils étaient, quelle menace s’était. S’il les admirait, c’était pour leur force, leur longévité ; deux choses qu’il ne pouvait rêver d’acquérir avec son corps de simple mortel. La force, encore, il s’en moquait ; il pouvait faire son travail, faucher des têtes de suceurs de sang. Mais la longévité, c’était tout un autre problème. Il l’enviait, sincèrement, la désirait même ! Il n’avait pas peur de la mort, il savait que les chasseurs de vampire vivaient souvent plus longtemps que les humains, s’ils n’étaient pas tués entre temps, et donc que Kyara, cette amie si chère à son cœur, avait de grandes chances de le voir mourir de nombreuses années avant elle. Or il était incapable d’accepter l’idée de la laisser, de l’abandonner.

L’un des élèves de sa classe lui avait demandé qui était la fille qu’il dessinait, il avait répondu qu’elle était sa sœur, Kyara. Après tout, ce n’était pas un mensonge : sur le papier, c’était ce qu’elle était et Kyara le voyait comme son frère depuis aussi longtemps qu’il pouvait s’en souvenir. Il l’appelait même parfois petite sœur, sachant que ça lui faisait plaisir, lui trouvait parfois des surnoms affectueux (selon lui en tout cas), le dernier en date étant « petite louve ». A un moment il regarda la pendule et soupira discrètement en voyant qu’il restait encore un bon quart d’heure avec un professeur plus soporifique que les autres. La géographie n’était pas en soi un cours passionnant mais c’était avec cet enseignant un véritable calvaire : il n’était visiblement pas passionné par sa matière, à croire qu’il l’avait choisi par défaut ou sur un lancer de dés pourri. Christopher rêvassait donc dans son coin, pensant à toutes sortes de choses, dessinant plus qu’il ne prenait de notes, se moquant bien d’être pris à glander en cours et coller. Lorsque la cloche sonna, il rassembla rapidement ses affaires, notant dans un coin de sa tête la consigne de réviser le cours pour la prochaine fois et faire une carte du japon, avec légende. Evidemment, si pressé qu’il était à l’idée de retrouver sa sœur, il ne pensa pas à prendre l’une des cartes distribuées, ce qui l’obligera à en trouver une ou, c’était plus probablement ce qu’il ferait, la faire entièrement à la main. A peine dans le couloir, il dépassa les autres élèves, n’hésitant pas à jouer des coudes pour passer, et à se précipiter dans la moindre ouverture pour gagner quelques mètres afin d’arriver dans les premiers à la cafétéria. Il ne voulait pas attendre et encore moins se retrouver avec un choix médiocre et puis il avait promis à Kyara de la retrouver dans les jardins. Elle y était peut-être déjà, ou peut-être attendait-elle après un repas à emporter, ou mangeait-elle sur place ; ils avaient complétement oublié de prévoir ce détail. Aussi, lorsqu’il arriva devant le stand de nourriture, vaste et pourtant avec déjà bien moins de choix que quinze minutes plus tôt, il prit deux sandwichs appétissant, une salade variée, deux petites bouteilles d’eau et des pâtisseries pour le dessert puis il fila à l’extérieur, cherchant un moment son chemin avant de gagner les allées verdoyantes, guettant des yeux Kyara, son sac de provision à la main gauche, une sacoche en cuir noir contenant ses affaires et la thermo d’eau chaude et ses deux gobelets pour un possible thé dans la droite.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 20:42

Le parfum d'une rose blanche

Ce soleil, qui miroitait à la surface d'une goutte de rosée matinale, annonçait sans doute une merveilleuse journée à l'Académie. Je n'étais là que depuis hier, et pourtant j'avais terriblement hâte que les cours ne commencent. Je sentais cette tension qu'il y avait avec la Night Class, lorsque je les avais croisés hier soir, et ils devaient certainement savoir qu'une jeune hunter était à l'Académie. J'étais presque sûre que leur chef était au courant. Mais ils ne m'effrayaient pas. Pour être honnête, j'avais dans le regard cette petite lueur qui les mettaient au défi de s'approcher. Mais non, aucun n'avait tressaillit en croisant mes prunelles bleues. Bon, alors ce ne devait pas être très grave dans ce cas. Ils me prenaient certainement pour une de ces gamines écervelées qui sont inoffensives. Mais, manque de bol pour eux, je savais y faire avec les monstres dans leur genre.
J'avais aujourd'hui décidé d'enfiler une tenue simple. Un jean, noir, avec un t-shirt légèrement trop grand, blanc. Je ne voulais pas de leur uniforme bidon. Je me démarquerais des autres par mes habits, puisque je n'étais pas humaine. Je n'allais pas me plier à la tenue, j'étais une hunter et je tenais à ce que les vampires comprennent bien que je n'étais pas aussi pure qu'ils le pensaient. Une paire de baskets blanches, une alliée de taille contre les douleurs aux pieds en fin de journée, et me voilà habillée. J'attachais mes cheveux en un chignon assez lâche, qui donnait un air « coiffé-décoiffé » que j'appréciais. Je n'avais qu'à mettre une touche de gloss rose pâle sur mes lèvres, et je fus fin prête à entamer cette belle journée de cours à l'Académie Cross. Ma main droite attrapa mon sac de cours, qui ne pesait pas bien lourd, avant que je ne me faufile hors de ma chambre, direction ma salle de classe.
Me repérer fut très facile. J'avais l'habitude d'observer tout ce qui m'entourait, de mémoriser les détails les plus insignifiants qui pourraient me permettre de ne pas me perdre. Et ça avait fonctionné, je trouvais la bonne salle du premier coup, et en plus je n'étais pas en retard. Je restais cependant assez à l'écart, ne voulant pas spécialement me mêler aux élèves. Quelques regards, plus ou moins insistant, commencèrent à me mettre mal à l'aise, jusqu'à ce que je les fusille du mien. Aussitôt, ils cessèrent de me regarder et reprirent leurs conversations à voix basse. Je savais bien que j'étais le sujet de leurs chuchotements, mais je m'en fichais. Au moins, c'est que je n'étais pas passée inaperçue, ce qui était déjà un bon point. Peu à peu, les élèves affluèrent dans les couloirs, jusqu'à la sonnerie stridente de la cloche qui annonça le début des cours, et l'arrivée imminente du professeur.
Entrant docilement dans la salle quand ce-dernier l'ordonna, je pris une place stratégique. Pas trop devant pour ne pas être trop près, mais pas au fond pour ne pas attirer l'attention. Je voulais pouvoir suivre mes cours tranquillement sans entendre des piaillements débiles, ou des ricanements idiots. Donc je me mis au milieu, à une table vide. Parfait, je pourrais prendre mes aises. Posant mon sac sur la table pour sortir mes affaires, je remarquais aussitôt le regard surpris d'un camarade sur l'intérieur de celui-ci. Je savais ce qu'il regardait. Mon arme, que je ne quittais jamais. Mes yeux le fusillèrent, et je sortis mes affaires de cours. Pas un mot ne sortit de ma bouche avant que le professeur ne m'ait demandé de me présenter. Ce que je fis rapidement, ne dévoilant pas que j'étais une hunter. Je retournais m'asseoir et écoutais attentivement le prof parler. J'aimais bien son cours.
La matinée passa assez rapidement, je participais dès que j'en avais l'occasion, et j'impressionnais mes camarades. C'était une bonne chose, au moins ils me ficheraient la paix. Alors que je sortais de cours, mon sac sur le dos, je sentis une main se poser sur mon bras. Aussitôt, mon visage fit un mouvement sec, m'apprêtant à envoyer paître celui qui avait osé m'interrompre dans ma progression. Pourtant, lorsque je vis le visage rond et souriant d'une jeune fille à peine plus vieille que moi, je restais bloquée. Elle n'avait pas cette façon de me regarder, comme si j'étais bizarre et que je n'avais rien à faire là. Non, elle me mit à l'aise rien que par son regard sympathique, et c'est avec cette jeune femme que je décidais de rejoindre la cour. Elle avait rendez-vous avec des amies, et bien qu'elle soit gentille, je déclinais poliment son invitation à me joindre à elles. Chris m'attendait.
La cour était un endroit bruyant, animé, plein d'odeurs et de sons qui se mélangeaient bizarrement. Mais j'aimais bien cette ambiance chaleureuse et amicale qui régnait quand on regardait des amis se retrouver, se faire la bise et commencer à discuter de l'endroit où ils allaient manger. Pour ma part, je cherchais du regard la silhouette familière de mon grand frère, que je reconnus assez rapidement. Il semblait lui aussi me chercher, alors je me dirigeais vers lui avec calme. Mes doigts se posèrent doucement sur son bras, un sourire franc sur le visage. J'étais contente qu'il soit lui aussi venu à l'Académie Cross, je me sentais en sécurité. Plus que si j'étais toute seule, même avec mon arme. Mes lèvres se posèrent doucement sur sa joue, avant que je ne demande à Christopher :

Ça a été ta matinée ?

J'avais hâte de savoir comment il avait vécu ce premier jour parmi les humains.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 20:54

Le parfum d'une rose blanche

Christopher essayait de voir par-dessus les têtes des autres élèves s’il apercevait Kyara du côté sud de la cour quand il sentit des doigts se posaient doucement sur son bras, caresse familière qui ne le mit pas moins sur ses gardes. Rien ne garantissait que ce n’était pas une menace. Il tourna donc la tête lentement, vérifiant qu’il s’agissait bien de celle après qui il espérait. Voyant le visage souriant de la jeune hunter, avant que ses lèvres ne se posent sur sa joue, il esquissa un sourire tout en écoutant sa première question, savourant sa voix si agréable à son oreille et apaisante. Elle était bien l’une des rares personnes à pouvoir lui faire oublier son ennui du seul fait de sa présence.

« Ca a été ta matinée ? »
lui demandait-elle, question classique, attendue, semblable à celle qu’il s’apprêtait à lui poser. Elle l’avait devancé mais l’important n’était pas de savoir qui demanderait le premier, c’était seulement de l’avoir retrouvée, de s’installer dans un coin, profiter de ce calme avant que la danse folle des cours de l’après-midi ne commence. Christopher lui adressa un sourire franc, avant de poser un baiser sur le front de sa sœur adoptive et répondre avec un sourire amusé :

« Ennuyante mais maintenant que tu es là, elle est merveilleuse ! » il marqua une pause, jetant un regard circulaire autour de lui, se disant qu’elle ne se contenterait pas de si peu, et que le lieu était vraiment trop bruyant à son goût. Il n’aimait pas le bruit de la foule. Il préférait le calme et le silence aussi, après avoir passé ses deux sacs dans sa main droite, il prit délicatement le bras de Kyara et l’entraîna à sa suite vers les jardins, dans l’idée de s’enfoncer entre les haies, à l’abri des regards, là où personne ne viendrait les déranger. Ajoutant la parole au geste, il lui dit avec un large sourire :

« Viens, c’est trop bruyant ici ! Pour en revenir à ma journée, certains professeurs sont soporifiques, d’autres ne faisaient qu’aborder des sujets que j’ai déjà étudié. D’où l’ennui. Et ta matinée ? Elle était comment ? ».

Il se disait qu’elle avait dû la trouver bien plus passionnante que la sienne ne lui avait paru, même si elle avait sans doute eu du mal à s’intégrer. Elle n’avait longtemps parlé à personne d’autres à part lui, ce qu’il trouvait triste et il craignait qu’elle ne se comporte étrangement. Contrairement à lui, elle pouvait utiliser les armes de la Forge, et possédait un pistolet, arme ô combien plus discrète que son sabre et, connaissant Kyara, il était prêt à parier que l’arme n’était pas si loin d’elle que ça. Christopher comptait donc aborder ce sujet avec elle, souhaitant lui faire comprendre que le port d’une arme était mauvais pour son intégration, inutile pour sa protection au sein de l’académie puisque plusieurs hunters se cachaient au sein des murs et que les chargés de discipline faisaient leur travail. Il n’espérait toutefois pas la convaincre que les vampires n’étaient pas une menace, un danger, n’y croyant pas lui-même.

Très vite, ils furent loin du flot des élèves et les éclats de voix se firent plus distants. Ils avaient gagné les jardins, l’ombre des haies. Ils étaient seuls, entourés du parfum suave et envoutant des fleurs, du bourdonnement des abeilles et de la caresse d’une brise légère. C’était presque comme s’ils avaient franchi le seuil d’un autre monde. Christopher avisa plusieurs bancs de pierre disposés près des haies, accueillant certes mais aucun ne satisfaisait son souhait aussi il décida de s’enfoncer un peu plus dans le labyrinthe de verdure, se rappelant avoir entendu des élèves discutaient d’une petite alcôve abritée du vent entre les arbres. Il n’eut aucun mal à la trouver et dû admettre que c’était un coin parfait pour des amoureux : caché aux regards, abrité, romantique. Il se demanda si c’était vraiment un endroit où emmener Kyara, qui était censée être sa sœur malgré l’absence de lien de sang, puis, lâchant le bras de la jeune fille il s’engagea à l’intérieur, l’invitant d’un regard à le suivre et s’installer sur le banc situé sur la gauche de l’entrée, après un petit retour de la haie qui faisait qu’on ne pouvait le voir qu’une fois à l’intérieur. La température était plus fraiche de quelques degrés, le lieu ombragée, la lumière ne filtrant que par des trous dans la tonnelet de roses rouges qui formait un toit coloré et le tout lui semblait merveilleusement agréable, même s’il préférait les forêts et l’odeur des sous-bois.

« Au menu tu as soit un sandwich au poulet curry, soit un salade et rôti de porc, soit une salade composé avec tomates, carotte et dès de fromage. En boisson, eau et thé et pour dessert quelques pâtisseries. J’ai pris les plus belles au plus grand malheur de quelques gourmandes dans la file mais c’était pour toi ! » annonça-t-il en lui faisant un clin d’œil avant d’ajouter par plaisanterie « Et puis c’est pas ma faute si elles étaient après moi non ? ».

Demain, il essaierait de trouver une cuisine -il devait bien y en avoir une de disponible dans l’un des bâtiments- et préparerait lui-même le repas, du moins s’il parvenait à aller acquérir ce qu’il fallait pour ça. Et puis, s’il ne trouvait pas de cuisine, il avait toujours son réchaud de camping. Il ne souhaitait pas ainsi faire des économies mais gagner du temps le midi, manger ce qui lui plaisait, se livrer à quelques excentricités culinaires dont il avait le secret. De bien entendu, il en ferait la surprise à Kyara.
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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 21:02

Christopher Archer a écrit:
Le parfum d'une rose blanche

Mes doigts se posèrent tout doucement sur son bras, je sentis qu'il était un peu tendu. Sans doute l'incertitude sur le fait que ce soit bien moi, il était très méfiant dès qu'on s'approchait trop de lui. Mais dès qu'il vit que c'était bien moi, son regard s'éclaira, comme à chaque fois qu'il me voyait, et un sourire apparut sur son visage. Je m'enquis de sa matinée, espérant qu'elle avait été aussi bonne que la mienne. Manque de bol, il m'affirma que sa matinée était ennuyeuse jusqu'au moment où j'étais arrivée. Mes joues se colorèrent de rose, avant que je ne ris nerveusement. Sa main se posa sur mon bras, une fois libérer des sacs qu'elle portait, et il commença à m'éloigner un peu. Je savais qu'il y avait beaucoup de bruit pour lui, et je dois avouer que déjeuner dans un endroit où les voix se mélangent, se chevauchent et se confondent ne m'enchantait guère. Je le suivis donc docilement.
Il m'expliqua en même temps qu'il avait deux types de professeurs ennuyants. Il y avait ceux qui avaient une façon de parler, une façon d'être, qui était soporifique. Et il y avait ceux qui faisait de bons cours, mais qu'il avait déjà étudiés. Je dois avouer que ce n'était pas passionnant de revoir des choses qu'on connaissait déjà. On s'enfonçait entre les haies, s'éloignant peu à peu du vacarme oral qui peuplait la cour de l'Académie. Ouf. Il me demanda ensuite de lui parler de ma matinée, et c'est avec un grand sourire et un engouement palpable que je répondis :

C'était très intéressant ! Mais quelqu'un a vu mon pistolet...

Mon arme de prédilection, celle avec laquelle j'avais tué mon tout premier vampire. Je l'avais réduit en poussière, pour venger mes parents, mais je ressentais toujours en moi cette envie de réduire en cendres tous les vampires qui croiseraient mon chemin. Je ne pourrais jamais me séparer de ces images qui revenaient parfois hanter mon esprit, celles de mes parents, sans vie, dans notre si beau salon. Je secouais légèrement la tête en découvrant le lieu où Chris m'avait emmenée. C'était digne d'un rendez-vous romantique, ou d'un conte de fées. Un lieu caché, calme, frais, paisible, avec une multitude de roses rouges en guise de toit. Mes yeux papillonnaient d'une fleur à l'autre, observant la beauté presque magique qui faisait de ce lieu l'endroit idéal pour déjeuner. Jusqu'au moment où Chris reprit la parole, me sortant assez brusquement de mes pensées pour me présenter le repas :

Au menu tu as soit un sandwich au poulet curry, soit un salade et rôti de porc, soit une salade composé avec tomates, carotte et dès de fromage. En boisson, eau et thé et pour dessert quelques pâtisseries. J’ai pris les plus belles au plus grand malheur de quelques gourmandes dans la file mais c’était pour toi ! Et puis c’est pas ma faute si elles étaient après moi non ?

Mon rire s'éleva gracieusement dans le calme de la pièce. Quelle andouille... Mais je l'adorais. J'attrapais la première salade venue, peu m'importait laquelle je mangerais, ce serait toujours moins bon que ses bons petits plats cuisinés avec amour. Je m'asseyais sur le banc, commençant à déguster ce premier repas à l'Académie. Mes yeux se tournèrent calmement vers lui, et c'est avec calme et douceur que je fis part de mes pensées à mon grand frère :

C'est mignon ici, on dirait un décor de contes de fées... Très romantique, je trouve.

Mes yeux pétillaient de joie, comme à chaque fois que j'étais avec lui.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 21:54

Le parfum d'une rose blanche

Le dernier des Archer s’enfonçait entre les haies, entraînant à sa suite Kyara, qui lui parut plus que soulager de l’entendre lui demander comment avait été sa journée. Elle eut un grand sourire et le ton enjoué. Sa journée avait été intéressante, ce qui ne l’étonnait pas. Elle aimait étudier. Il y avait un problème : elle était venue avec son pistolet, en cours, et il avait été vu. Il s’était douté qu’elle ferait une chose pareille mais il n’en était pas moins furieux, même si cela ne se traduisait que par un tic de sa lèvre inférieure qui pouvait tout aussi bien s’interpréter comme son agacement de ne pas trouver directement le lieu qu’il souhaitait. Il avait presque à chaque fois ce genre de moue quand il ne connaissait pas parfaitement sa direction.

« Qui l’a vu ? » demanda-t-il simplement, sur un ton à l’amabilité et la douceur parfaitement maîtrisée, si bien qu’il était impossible de deviner qu’il envisageait de tomber sur le malheureux et lui faire comprendre qu’il ferait mieux d’oublier. En fait, il pensait même à trouver un vampire pour le convaincre de l’intérêt à modeler la mémoire de tous ceux qui pourraient être au courant. Mesure extrême, s’il en était mais il était hors de question de laisser le problème nuire à la paix qu’il espérait que sa « sœur » pourrait trouver ici.

« Tu n’as rien à craindre ici. Le danger est en dehors des murs. Il y a des hunters parmi les enseignants et surveillants. Tu ferais mieux de laisser ton arme dans les dortoirs, sauf si tu veux passer pour la folle de service et te retrouver toute seule ! Tu sais bien que s’il y avait un danger, je ne serais pas là sans arme ! »
il n’avait pu se priver de la sermonner un peu, la rappeler à la raison comme il le faisait depuis des années quand elle faisait des choses aussi stupides. Il l’avait dit gentiment, il n’en était pas moins sérieux. Ils étaient toutefois arrivés sur le lieu désiré et il décida de changer de sujet, n’ayant pas envie de la voir fuir, vexée ou en pleurs. Et quel meilleur sujet que celui de la pitance choisie pour ce déjeuner en solitaire dans un cadre idyllique ? A sa petite plaisanterie, elle se mit à rire gracieusement de son rire si agréable à ses oreilles. Elle appréciait le décor qui, elle avait raison, tenait du conte de fées ou du romantisme. Christopher se tourna vers elle, non sans avoir croqué dans le sandwich au poulet, lui adressa un sourire et se rapprocha d’elle sur le banc, trouvant que vingt centimètres d’écart cela faisait trop.

« J’ai appris l’existence de cet endroit au détour d’une conversation entre deux filles, un peu futiles selon moi. Elles espèrent qu’un garçon les y invite... Je me suis dit que ce serait pas mal de le découvrir ensemble. » répondit-il en passant son bras sur les épaules de Kyara, ne cachant pas son affection pour elle puis il ajouta avec un petit sourire amusé « Sans toi, il serait fade. ».

Tout en lui jetant des œillades, il continua de manger, faisant très vite disparaître son sandwich. Il restait le deuxième, mais il n’avait pas envie de le manger tout de suite aussi, si Kyara ne le prenait, il décréta qu’il tiendrait bien encore quelques heures, pour un goûter copieux et il sortit du sac la boîte de gâteaux, récupérant son bras pour ce faire, l’ouvrit délicatement pour dévoiler les pâtisseries. Il y avait un éclair au café, un gros chou à la crème, une tartelette aux pommes bien caramélisées et un gâteau au chocolat. Tous d’une taille respectable mais il avait vu grand, c’était l’un de ses défauts. Il aimait avoir le choix de ce qu’il pourrait manger.

Evidemment, à part les couverts en plastique pour la salade, il n’y avait pas de cuillère ou de couteau mais il avait un opinel sur lui, dans une poche de son manteau, au cas où ils se décidaient à partager. Regardant où elle en était, et voyant qu’elle n’avait fini, il laissa la boîte de côté pour ouvrir l’une des bouteilles d’eau et boire une longue gorgée puis il lui parla d’une idée qui venait de lui passer par la tête.

« Que dirais-tu de faire le tour du propriétaire au clair de lune ? C’est interdit je sais, l’on prendrait nos armes par précaution mais nous pourrions voir de près ces vampires… Découvrir s’ils sont dangereux ou non. Et puis tu es si ravissante la nuit ! ». Il envisageait surtout de lui montrer que si danger il y avait, le risque était négligeable tout en obtenant une petite entrevue avec un vampire pour régler le problème de l’humain aux yeux trainants. Il considérait la menace comme trop dangereuse et le mensonge comme peu crédible. Les gens réagissent de manière disproportionnée à la vue d’une arme.

Lorsque Kyara eut terminé sa salade, il lui demanda « tu veux le sandwich ou directement les gâteaux ? On peut les partager si tu veux. Si tu veux boire quelque chose, tu me dis. ».

Attendant sa réponse, Christopher la regarda avec un demi-sourire, se demandant ce qu’ils pourraient bien faire avant la reprise des cours. Ils auraient une bonne heure à passer et s’il n’était pas mauvais pour improviser des poèmes, il ne s’imaginait pas faire que cela.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 9 Oct - 23:45

Le parfum d'une rose blanche

Je le savais. Bien sûr que oui, il eut ce petit tique qui m’apprit qu’il n’appréciait pas que je ramène mon arme en cours. Peut-être, mais je ne me sentais pas bien quand je ne l’avais pas. Sa lèvre tressaillit, avant qu’il ne me demande qui l'avait vu. Je répondis avec simplicité que c’était un camarade de classe. Je n’allais pas lui donner son identité, pour qu'il n’aille pas lui manipuler la mémoire, ou quelque chose de ce type. Je ne voulais pas qu’il me surprotège comme il le faisait, même si je comprenais qu’il veille sur moi. Je n’étais plus un bébé, et il devait le comprendre. Mais en attendant, il faut croire qu'il ne voulait pas me voir grandir et devenir une jeune femme. La preuve en était, il tournait son regard vers moi et je sus immédiatement qu’il allait me sermonner. Et, pas loupé, son regard n’annoncait rien de bon, et en plus ce fut confirmé lorsqu'il prit la parole :

Tu n’as rien à craindre ici. Le danger est en dehors des murs. Il y a des hunters parmi les enseignants et surveillants. Tu ferais mieux de laisser ton arme dans les dortoirs, sauf si tu veux passer pour la folle de service et te retrouver toute seule ! Tu sais bien que s’il y avait un danger, je ne serais pas là sans arme !

Mes yeux se posèrent sur lui, et je laissais simplement une phrase sortir, froide et distante :

Mes parents aussi étaient des hunters, et pourtant ils se sont fait tuer.

J’entamais ensuite ma salade, sans rajouter un mot. Malgré sa gentillesse envers moi lorsqu'il me complimenta, je ne parlais pas. Je ne faisais que manger, sans ajouter le moindre mot. Il m’avait ramenée en arrière, la nuit où mes parents étaient morts, devant mes yeux. Lui en qui j’avais une confiance absolue, une confiance aveugle, venait de me planter un couteau dans le coeur. Il sortit les desserts, et je ne fis qu'y jeter un coup d'œil. Je ne voulais même pas continuer de remplir mon estomac. Je ne le regardait pas, je restais aussi neutre que possible. Mes larmes ne coulaient pas, pas encore. Finalement, il reprit la parole pour me proposer une sortie :

Que dirais-tu de faire le tour du propriétaire au clair de lune ? C’est interdit je sais, l’on prendrait nos armes par précaution mais nous pourrions voir de près ces vampires… Découvrir s’ils sont dangereux ou non. Et puis tu es si ravissante la nuit !

Je posais mon regard sur lui. Un regard vide, froid, lointain. C’était difficile de le regarder ainsi, mais mon cœur était en miettes. Je finis par lâcher :

J’irai seule. Je n’ai besoin de personne.

Il me demanda si je voulais manger autre chose, et je jetais un regard de dégoût à la nourriture. Me levant lentement, j’allais m’asseoir un peu plus à l’écart, répondant avec neutralité :

Non, je n’ai plus faim, merci.

Il avait tout gâché. Je sortis alors de mon sac une petite photo. La dernière que j’avais avec mes parents, le soir de leur mort. Ma voix s’éleva, toujours aussi froide :

Tu sais très bien que je ne me sépare jamais de mon arme. Me sermonner ne servira à rien. Je ne me sens pas en sécurité ici, même si il y a des hunters dans l’école. On est jamais mieux servi que par soi-même.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mer 10 Oct - 21:47

Le parfum d'une rose blanche

Il avait réussi à la vexer et Christopher en était attristé. Il ne l’avait pas voulu, il craignait seulement les conséquences de ce genre d’erreur. Elle pouvait fort bien passée pour une originale, être convoquée chez le directeur ou même mise à la porte, sans plus de cérémonie ! Elle n’avait pas tort en lui rétorquant que ses parents étaient des hunters, qu’ils étaient tout de même morts. Il aurait voulu lui répondre qu’il n’était qu’un humain, que sa famille n’avait jamais eu peur de se dresser devant un vampire, avec ou sans armes, que ces dernières n’avaient jamais été plus que du métal et que cela ne les avaient pas arrêté pour autant. Une arme ne faisait pas tout. A son attitude, à son regard triste, il sut qu’elle repensait de nouveau à ce réveillon sanglant où ses parents avaient perdu la vie. Lorsqu’elle posa les yeux sur lui, le regard vide, froid, distant, et lui lâcha « J’irai seule. Je n’ai besoin de personne. » en réponse à sa proposition de se promener à la nuit tombée, malgré l’interdit, il en resta figé, ne réalisant même pas qu’elle lui répondait pour la suite du repas. Elle s’était éloignée, regardée une petite photo, celle-là même qui avait été prise ce fameux soir, n’écoutant qu’à peine ses paroles. Il n’était pas furieux, il ne ressentait qu’un vide insondable, un froid glacé. Le plus dur, c’est qu’il comprenait pourquoi elle avait son arme, pourquoi elle refusait de s’en séparer. Il voulait seulement la voir sourire, la voir passer des années normales, sans avoir à craindre quoi que ce soit.

D’un geste machinal, il porta la main droite à sa poche, serrant le pendentif qu’il ne lui avait jamais offert dans sa main jusqu’à en faire blanchir ses jointures. La colère montait en même temps que son souhait de se faire pardonner, de la sortir de cette spirale malsaine et autodestructrice dans laquelle elle venait de se lancer. Alors il se leva, vint s’agenouiller devant elle et prit ses mains délicatement, le regard triste et désolé. Il ne pouvait la laisser seule désormais.

« Kyara, combien de fois suis-je revenu en sang ? Combien de fois as-tu pris soin de désinfecter mes plaies, mêmes les plus bénignes ? Etais-je sortie sans mon arme alors ? Non. Jamais. L’arme n’offre aucune sécurité, ce n’est qu’une illusion. Je sais que tu y tiens, tu l’as toujours eu avec toi mais il te faut aussi savoir ne pas l’avoir. Certaines situations l’exigent. Ma famille avait une devise « Ce n’est pas l’arme qui détruira les vampires, c’est l’homme. ». Elle faisait rire beaucoup de hunters, dont tes parents. Je le sais, j’en ai parlé un jour avec eux, quand tu dormais. Ma mère m’avait dit qu’elle signifiait que pour vaincre il fallait d’abord forger notre âme et notre corps avant de choisir une arme, de pouvoir la maîtriser. Elle m’a jamais laissé porter une véritable arme avant que je n’ai compris cette leçon. »

Il marqua une pause, se demandant si elle l’écoutait seulement. Il la fixait des yeux, avec amour et tristesse, incapable de lui dire pourquoi il ne voyait en une arme de hunter, née du sang d’une sang pur, une protection. Il avait toujours pris soin de garder ce secret, d’avoir une arme de hunter dans ses affaires, héritage de la lignée disparue qu’il ne pouvait même pas utiliser. Il aurait voulu lui dire cela depuis si longtemps, mais c’était impossible. Ce mensonge était trop vieux désormais et pourrait détruire à jamais sa confiance. Il ne pouvait parler que d’autres choses.

« Je sais que tes parents te manquent. Ils me manquent tout autant que les miens. La seule différence, c’est que tu n’as pas à vivre en sachant que l’un d’eux ère peut être encore sous les traits d’un vampire du plus bas rang qui soit. » il marqua une pause, plissant les yeux alors qu’il essayait de se rappeler s’il avait déjà parlé de son véritable père ou non à Kyara mais la réponse était négative « Je ne t’ai jamais parlé de lui pas vrai ? Pour toi, mon père c’est Artus… ». Puis, décidant que ce n’était pas le sujet, il se releva, redressant de deux doigts le menton de Kyara, caressant sa joue gauche avec douceur.

« Je n’essaie que de te protéger. Je t’aime au-delà du raisonnable ! Si je n’avais d’autre choix pour te sauver, tu sais que je me tiendrai, sans la moindre arme, entre toi et un sang pur. Je n’aurais pourtant aucune chance de l’arrêter. Je ferais comme un membre de ma famille, celui dont je porte le nom, Vlad Archer, face au dernier des Celas. Un ultime acte de résistance aussi futile soit-il… ».

Christopher ne savait que dire pour la consoler, il était ravagé par une douleur sourde qu’il refusait d’écouter et il finit par s’écarter de la jeune fille, pour se tourner vers la sortie et la lumière, prit une longue inspiration et laissa s’élever sa voix grave en un chant qu’il avait un jour composé et ne chantait habituellement que lorsqu’il était seul.

« Il est un sentiment si douloureux à ressentir,
Et pourtant, tant de fois il fut éprouvé.
Il est un mot ô combien impossible à dire,
Et pourtant, tant de fois il fut prononcé.

Ce mot qui, parfois, est un odieux mensonge,
Qui, souvent est, une torture pour le cœur,
Qui, est le nom de la plus douces des lueurs,
Berce mon esprit d’un magnifique songe.

Mais trop longtemps les ténèbres m’ont enlacé,
Attisant ma haine, forgeant les mensonges.
Elles dressèrent une armure, chassèrent les songes,
Ne laissant qu’un cœur prisonnier d’un monde glacé.

Je suivais, seul et silencieux, un sombre chemin.
J’avais accepté ce monde de ténèbres qu’était le mien,
Oubliant tout souvenir du monde de lumière qu’était le tien,
Jusqu’à ce qu’une lumière n’apparaisse au bout du chemin.

Mais à chaque pas, elle semble plus lointaine,
S’éloignant, rendant ma course vers elle vaine.
Cette lumière n’entend mes cris silencieux,
Elle ne fait que suivre sa route sous un ciel radieux.

Mais je ne puis m’empêcher d’essayer de l’atteindre,
Traversant les plaines, fuyant de trop lourdes chaînes.
Même lorsque la Nuit ne me la cache, ravivant les peines,
Je ne veux m’arrêter, de peur de ne jamais l’atteindre.

J’avais accepté les ténèbres, forgé les mensonges,
Pour ne plus jamais avoir à ressentir cette douleur,
Celle laissée par la flèche qui transperça mon cœur
Avant qu’un dieu cruel ne l’arrache, rompant un songe.

Ce dieu à la cruauté infinie a-t-il rouvert mes plaies ?
Une nouvelle flèche est-elle venue remplacer l’ancienne ?
Est-ce la flèche d’autrefois, revenue me hanter ?
Comment savoir si tout ceci n’est pas que le fruit de ma peine ?

J’ai commis tant d’erreurs, ai-je seulement droit à l’espoir ?
Comment rêver regagner la lumière en étant lié à la Nuit ? »

Lorsque la dernière note se fut éteinte et le silence retombé, il esquissa un sourire triste, sortant de sa poche le pendentif qu’il regarda longuement, le laissant pendre au bout de sa chaine, admirant la lumière qui se reflétait dans le joyau rouge comme le sang, gros comme un œuf de caille. C’était la première fois que Kyara le verrait mais il s’en moquait. Ca n’avait plus d’importance maintenant qu’elle le haïssait certainement.

« Ma famille se le transmet depuis des générations. Il était censé être utilisé sur un vampire, l’un de mes ancêtres en fait. Au cours des siècles, nous avons vu plusieurs membres de notre famille être transformés, par choix ou non. Mon père est le dernier à avoir accepté ce don empoisonné. Il a toujours eu une signification particulière pour moi. Il me disait que quoi que je devienne, il me sera toujours possible de combattre les vampires. » il se retourna, une unique larme coulant sur son visage alors qu’il ne pleurait que rarement. Il revint vers elle, remettant le bijou dans sa poche, renonçant à le lui donner, à lui dire même qu’il avait toujours voulu le lui donner et sur un ton plus bas, non loin du murmure il ajouta « Il me disait que quoi qu’il arrive nous pourrions être ensemble, que mon seule rêve n’était pas qu’une illusion. ». Elle avait alors peut être le cœur brisé et triste, lui il voyait s’évanouir sa seule source de joie, à cause d’un reproche, d’un sermon. Sans elle, la promesse faite à la mort de sa mère lui paraissait bien futile.

Etait-ce un adieu sous le soleil ? Une condamnation à errer sous le pâle halo de la lune ? Il ne savait plus, n’avait plus trop d’espoir.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Jeu 22 Nov - 0:05

Le parfum d'une rose blanche

Je savais pertinemment que mes paroles, lâchées avec une froideur sans nom, l'avaient blessé. Mais, au fond de moi, j'avais trop de douleur pour m'en préoccuper. Mes pupilles ne faisaient que regarder cette photo, où mes parents s'enlaçaient avec amour, avec joie. Leurs joues étaient si roses, leurs sourire si présents, et surtout leur amour si réel... J'aurais presque pu penser qu'ils étaient encore là, mais simplement parti pour un voyage très loin. Malheureusement, ce voyage, c'était le dernier. Ils étaient partis rejoindre les anges, envers et contre tout. Je n'avais jamais voulu les voir disparaître, pas même durant mes périodes de colère, ils étaient tout ce que j'avais de plus précieux. Et un de ces sales suceurs de sang me les avait enlevés, m'avait supprimé mes seuls repères dans ce monde de fou. Et Christopher venait de me le rappeler.
Je le vis en face de moi, je sentis ses mains prendre les miennes avec délicatesse. Mes prunelles quittèrent la photo l'espace d'un instant, pour simplement regarder son visage, détailler ses yeux qui étaient tristes et désolés. Mais même ça, je n'arrivais pas à m'en vouloir. Il était triste, mais moi j'étais blessée. Une partie de moi était morte avec mes parents ce soir-là, mon innocence brisée à jamais. Et ça, même s'il n'y était pour rien, je ne pouvais pas l'oublier, l'effacer de ma mémoire. Et cela me faisait encore plus mal quand il y faisait référence, même involontairement. Il était comme un frère pour moi, un grand frère que j'aimais plus que tout. Peut-être trop, diront certains, mais moi j'en savais rien. Je l'aimais, j'avais besoin de lui, de sa présence, c'est tout ce qui m'importait. Chris était la seule personne en qui j'avais totalement confiance.

Kyara, combien de fois suis-je revenu en sang ? Combien de fois as-tu pris soin de désinfecter mes plaies, mêmes les plus bénignes ? Etais-je sortie sans mon arme alors ? Non. Jamais. L’arme n’offre aucune sécurité, ce n’est qu’une illusion. Je sais que tu y tiens, tu l’as toujours eu avec toi mais il te faut aussi savoir ne pas l’avoir. Certaines situations l’exigent. Ma famille avait une devise « Ce n’est pas l’arme qui détruira les vampires, c’est l’homme. ». Elle faisait rire beaucoup de hunters, dont tes parents. Je le sais, j’en ai parlé un jour avec eux, quand tu dormais. Ma mère m’avait dit qu’elle signifiait que pour vaincre il fallait d’abord forger notre âme et notre corps avant de choisir une arme, de pouvoir la maîtriser. Elle m’a jamais laissé porter une véritable arme avant que je n’ai compris cette leçon.

Malgré le fait que mes yeux trahissait tout sauf de l'attention, j'avais tout écouté. Chaque mot, chaque son, tout tait parvenu à mes oreilles sans que je ne fasse le moindre mouvement. Cela ne me laissait pas indifférente, au fond de moi, mais je ne voulais pas sourire. Je n'avais pas le coeur à sourire, il essayait de se rattraper et pourtant je n'avais de pensées que pour mes parents. Mes pauvres parents... Oui, ils me manquaient, bien sûr qu'ils me manquaient ! Il affirma qu'ils me manquaient autant que les siens, en évoquant la différence entre nous. Il parla alors de son père, comme quoi Artus n'était pas son père, mais il n'alla pas plus loin. Et moi, je ne posais aucune question. Je ne voulais pas savoir, j'étais trop triste pour savoir. Finalement, il avait relevé mon menton, me forçant à le regarder. Les larmes commençaient à couler, je le sentais.

Je n’essaie que de te protéger. Je t’aime au-delà du raisonnable ! Si je n’avais d’autre choix pour te sauver, tu sais que je me tiendrai, sans la moindre arme, entre toi et un sang pur. Je n’aurais pourtant aucune chance de l’arrêter. Je ferais comme un membre de ma famille, celui dont je porte le nom, Vlad Archer, face au dernier des Celas. Un ultime acte de résistance aussi futile soit-il…

Je me contentais de hausser les épaules. Je ne voulais plus de ces explications, au final je baissais les armes. Il n'avait pas voulu me blesser, j'en étais consciente, et lui en vouloir ne ferait pas revenir mes parents d'entre les morts. Alors je commençais à simplement laisser mes larmes arrêter de couler, ma tristesse se mit à baisser, alors que Chris chantait. D'une voix grave, réconfortante, qui réussit à faire chuter ma tristesse d'un seul coup. Il n'y avait que lui qui me donnait ce ressenti, cette impression d'être bien. Je ne l'expliquais pas, mais quand il eut fini de chanter, je me rendis compte que j'avais fermé les yeux. Je les rouvrit alors, observant le pendentif qui pendait au bout d'une chaine, sous mon nez. Je ne l'avais encore jamais vu, mais rapidement mon grand frère m'expliqua ce que signifiait ce drôle de collier et pourquoi il l'avait toujours sur lui :

Ma famille se le transmet depuis des générations. Il était censé être utilisé sur un vampire, l’un de mes ancêtres en fait. Au cours des siècles, nous avons vu plusieurs membres de notre famille être transformés, par choix ou non. Mon père est le dernier à avoir accepté ce don empoisonné. Il a toujours eu une signification particulière pour moi. Il me disait que quoi que je devienne, il me sera toujours possible de combattre les vampires.

Je l'avais vue. Cette larme, solitaire, qui avait coulé sur son visage. Je me levais alors, rangeant ma photo dans ma poche. Je m'approchais doucement, tout en écoutant sa dernière phrase. Mes doigts vinrent essuyer cette perle salée, avant que je ne me mette face à lui et que je me jette dans ses bras. C'était presque un fait, je m'étais propulsée dans ses bras, abandonnant alors la lutte que je menais contre moi même. Dans mon geste, mes lèvres vinrent involontairement se plaquer sur les siennes quelques secondes, avant que je ne recule. Je n'avais pas fait exprès, mais je ne pouvais pas nier que cela m'avait plut. Je rougissais instantanément, reprenant une petite distance. Merde, merde, mais comment j'allais expliquer ça ? Il allait m'en vouloir, c'était obligé... Je baissais alors la tête, venant murmurer avec une réelle culpabilité :

Excuse-moi, je ne l'ai pas fait exprès...


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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Jeu 22 Nov - 14:23

Le parfum d'une rose blanche

D’une façon bien étrange, propre aux mortels inconstants, la douleur qui aurait pu les éloigner s’atténua. Elle n’avait pas disparu, pas totalement. Mais elle était moins présente, moins forte. L’amour fraternel qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre était toujours là pour les réunir. Les mots de Christopher ne comptait pas vraiment, ils ne pesaient guère dans la balance face à la peine qu’il avait réveillé involontairement. Mais ce que les mots ne pouvaient accomplir, sa simple présence suffisait. Un geste pouvait dire tellement plus que des paroles.

Christopher, après son chant, après avoir évoqué brièvement l’histoire de son médaillon, n’avait plus vraiment espoir de se réconcilier. Il était souvent maladroit avec elle, ne sachant jamais vraiment quels mots employer. Le plus souvent il frappait juste mais cela tenait plus de la chance que d’un véritable don. Cette fois encore, il semblait avoir joué de cette chance insolente, cette même chance qui lui permettait de tenir tête aux enfants de la Nuit. Kyara ne tenait plus cette vieille photographie dans sa main, elle avait regagné sa poche. Elle était même venue essuyer la larme solitaire qui était venue tracer un sillon sur son visage avant de se jeter dans ses bras et, dans sa précipitation, plaquer ses lèvres contre les siennes. Cela surpris le jeune humain. Il n’avait pas détesté ce contact, au contraire. Mais il savait que ce n’était qu’un accident, qu’il ne pouvait l’embrasser comme il l’aurait aimé. Elle était sa sœur adoptive. C’était impossible, interdit. La vie était bien cruelle de lui avoir fait goûter à ses lèvres fruitées. Il ne respectait que quelques rares règles et il ne savait pas s’il pouvait oublier celle-ci. Personne ne comprendrait. Personne n’accepterait. Ils seraient mal vus, considérés comme anormaux, mis  à l’écart. Il ne voulait pas prendre ce risque, pas alors que Kyara avait tant besoin de s’ouvrir au monde, connaître autre chose que lui. Alors il la regarda s’éloigner, prendre la couleur des pivoines, s’inquiétait de ce qu’il puisse lui en vouloir, culpabiliser, s’excuser. Il ne lui en voulait pas. Christopher prit ses mains dans les siennes, lui souriant avec douceur, et d’une voix douce, où aucun reproche, aucune colère n’était perceptible, où seul son affection pour sa chère amie demeurait, il chercha à la rassurer.

« C’est bon, Kyara. Un incident, ça arrive. Et même si ce n’en était pas un, je ne t’en voudrais pas. Tu n’as pas à t’en vouloir pour ça. »

Il hésitait à lui demander si elle avait aimé, comme il avait aimé. Ce n’était pas une question à poser ; c’était une chose trop gênante pour elle très certainement. La connaissant, il craignait qu’elle ne cherche à fuir, s’éloigner de lui. Cela lui ressemblerait bien. Aussi ne lâchait-il pas ses mains, les tenant sans exercer la moindre pression, l’appelant à rester jusqu’à la fin de la pause déjeuner.

« Que dirais-tu de retourner nous asseoir sur le banc ? Sauf si tu veux rester là à me picorer comme un grain de maïs ? ». Oui. Il avait fini par tourner l’incident en dérision, la taquiner un peu avec. Ce n’était pas méchant.

« En tout cas, tu m’as ouvert l’appétit ! Ca te dit une pâtisserie maintenant ? » demanda gaiement Christopher en relâchant les mains de Kyara pour faire un pas vers elle, voir comment elle réagirait. Il trouvait que les petites douceurs, la nourriture, était un bon remède au chagrin et puis il allait bien falloir les manger à un moment ou un autre alors autant que ce soit avec elle.

« Me laisseras-tu une chance de te montrer que je ne saurais t’en vouloir ? Ma douce petite fleur sauvage ? ». En lui donnant ce surnom, il se dit que ce n’était pas tout à fait un que l’on était censé donné à une sœur mais il s’en moquait. En privé, ils pouvaient bien agir comme ils le désiraient, s’appeler comme ils le voulaient. Ce n’était pas l’araignée dansante au bout de sa toile qui allait les dénoncer.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Jeu 22 Nov - 14:48

Le parfum d'une rose blanche

Zut ! Je venais, dans ma précipitation pour lui montrer que ce n'était rien, de poser mes lèvres sur les siennes. Un véritable accident, je n'avais jamais voulu l'embrasser. C'était mon frère, après tout, je n'avais pas le droit ! Et pourquoi, dans ce cas, la sensation de ses lèvres contre les miennes ne m'avait pas dérangé ? Pourquoi, au contraire, j'avais aimé ça ? Je n'en savais rien, et j'étais aussi rouge qu'un poivron bien mûr. J'aurais jamais dû me jeter aussi vivement dans ses bras, il allait penser que je l'avais fait exprès... Alors que non, je n'avais voulu que le serrer contre moi, l'enlacer pour lui montrer que j'allais mieux, que je ne lui en voulais pas... Cette action me restait encore en tête, je me sentais mal et coupable, c'était mon frère bon sang ! Et pourtant, alors qu'il aurait pu s'offusquer, sa réponse me surprit au plus haut point :

C’est bon, Kyara. Un incident, ça arrive. Et même si ce n’en était pas un, je ne t’en voudrais pas. Tu n’as pas à t’en vouloir pour ça.

Qu... Quoi ?! Alors ça, je ne l'attendais pas... Je m'étais attendue à sa colère, son indignation, enfin quelque chose quoi... Mais pas ça. Il venait de me dire que même si je l'avais fait exprès, il ne m'en voudrait pas... Je commençais à me demander s'il me considérait vraiment comme sa soeur, ou non. Après tout, aucun frère ne réagirait ainsi envers sa soeur, à moins d'aimer l'inceste. Et lui, je le connaissais, il n'était pas ce genre de mec. S'il me considérait comme sa soeur, il aurait dû réagir, et là il n'avait strictement rien fait. Alors ça voulait tout dire, du moins à mes yeux. Je n'osais pas demander, je ne devais pas rajouter de tension alors que tout venait de s'apaiser d'un seul coup. Devais-je lui dire que j'avais apprécié ? Non, non, surtout pas ! Je faisais alors comme si rien ne s'était passé, alors qu'il reprenait la parole tout en tenant toujours mes mains dans les siennes :

Que dirais-tu de retourner nous asseoir sur le banc ? Sauf si tu veux rester là à me picorer comme un grain de maïs ? En tout cas, tu m’as ouvert l’appétit ! Ca te dit une pâtisserie maintenant ?

Il lâcha mes mains, alors que je réfléchissais à sa taquinerie. Il voulait que je le picore ? En fait, cette idée me fit doucement sourire et, étonnamment, quand j'y pensais, cela ne me gênait pas plus que cela. Alors je le suivis sur le banc, de toute façon je commençais à avoir de nouveau faim, et puis l'important était que je sois avec mon Chris. Alors je posais mon fessier à côté du sien, ma cuisse collée avec douceur à la sienne. Un geste qui ne convient pas dans une relation fraternelle, mais de toute façon, vu sa réaction suite à mon baiser involontaire, il ne me considérait définitivement pas comme sa soeur. Et vu que j'avais aimé notre baiser, peut-être qu'au fond, je ne le considérais pas comme un frère non plus, mais sans vraiment en avoir pleinement conscience ? Je n'en savais fichtre rien, et puis au pire je m'en fichais totalement. C'était fait.

Me laisseras-tu une chance de te montrer que je ne saurais t’en vouloir ? Ma douce petite fleur sauvage ?

Au surnom, mes lèvres s'étirèrent en un fin sourire. Mes doigts attrapèrent la première pâtisserie qu'ils trouvèrent, avant que je ne croque dans l'éclair au chocolat avec appétit. J'avais retrouvé ma joie de vivre, j'étais heureuse d'être avec lui en ce moment, et c'est tout ce qui m'importait. Mais malgré tout, mes questions restaient présentes, et je voulais en savoir plus. Cela me perturbait un peu, et il me fallait avoir des réponses pour ne pas devenir parano. Alors, je vins m'asseoir à cheval sur ses genoux, un doigt pointé vers lui comme si je l'accusais du plus grave des crimes que cette terre n'ait jamais porté, avant de plisser légèrement les yeux. Suite à ça, je pris la parole :

D'abord, tu réponds à mes questions ! Pourquoi tu n'a pas été fâché ? Est-ce-que c'est parce que tu ne me vois pas comme une soeur ? D'ailleurs... Est-ce-que tu me vois comme une soeur ? Et enfin, est-ce-que tu as aimé ça ?

Après tout, j'avais le droit de savoir ce qu'il en avait pensé. J'avais fait une belle bourde, mais autant la tourner en quelque chose de "normal" et en tirer des avis. Je croisais les bras sur ma poitrine, terminant rapidement mon éclair au chocolat.


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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Jeu 22 Nov - 16:34

Le parfum d'une rose blanche


Sa réaction déroutait visiblement Kyara. Il était vrai que, dans ce genre de situation, habituellement, l’on protestait vivement, l’on repoussait l’autre. On ne lui répondait pas qu’on ne lui en voulait pas, même si ce n’était pas un accident. Cela soulevait de nombreuses questions. Kyara était-elle véritablement sa sœur à ses yeux ? Si oui, pourquoi l’idée de l’inceste ne le dérangeait pas ? Christopher voyait bien que cette réponse n’avait pas été adaptée. Il allait devoir crever l’abcès à un moment ou un autre, d’une façon ou d’une autre. Sa sœur semblait décidait à vouloir faire comme si de rien était, même si elle s’attarda plus que nécessaire à sa taquinerie, allant jusqu’à y sourire -ce qui était un peu l’objectif de ce genre de plaisanterie idiote- avant qu’ils ne s’assoient l’un à côté de l’autre. Ils étaient bien trop proche, la cuisse de la jeune fille collée à la sienne, d’une manière peu convenable dans une relation entre frère et sœur. Christopher ne pouvait le nier, la situation avait quelque chose de particulièrement excitant, d’électrique. Se répéter qu’elle était sa sœur et que ce n’était que des idées n’atténuait guère l’étrangeté du moment, ni ce bien être qu’il éprouvait à la savoir, à la sentir si proche de lui.

De nouveau le visage de Kyara s’éclaira d’un sourire, fin, ravissant. C’était un rayon de soleil. Puis elle se saisit d’un éclair au chocolat, le dévorant avec une avidité agréable à voir. Elle qui prétendait n’avoir faim quelques instants plus tôt prouvait tout le contraire. Elle semblait plus heureuse, l’était sans doute mais elle avait aussi des questions. Christopher la regarda venir s’installer à cheval sur ses genoux, l’accusant avec sévérité d’un doigt, plissant légèrement les yeux, dans l’espoir de mettre un terme à toutes ces interrogations. Il lui adressa d’abord un sourire. Il n’était pas sûr de quoi répondre. Une maladresse était vite arrivée, une incompréhension plus encore. Tout en réfléchissant, ses mains vinrent, comme si c’était naturel, se poser sur les cuisses de sa sœur, geste plus que tendancieux.

« Pourquoi serais-je fâché ? Je ne souhaites pas te perdre pour si peu. Ce n’est pas parce que je ne te considère pas comme ma sœur. Tu l’es et le seras toujours. Tout comme tu resteras toujours ma précieuse amie. ». C’était la vérité. Elle était indéniablement à ses yeux une sœur. Elle en avait du moins la plupart des traits. Cela signifiait-il que son amour pour elle relevait de l’inceste ? Il ne savait le dire avec certitude. Cela y ressemblait, malgré l’absence de lien du sang. Ils avaient des liens par l’adoption et sous cet angle s’en était. Répondre à la dernière question était donc d’une complexité indescriptible. Le mensonge était la voie la plus simple, la plus sure mais aussi celle qui crierait le plus qu’il n’était pas honnête. Dire l’entière vérité, tout déballer, serait sans doute pire encore. Il fallait trouver une solution intermédiaire, une demi-vérité satisfaisante. « Honnêtement ? » commença-t-il en la regardant dans les yeux, un fin sourire sur les lèvres, avant de reprendre d’une voix calme, quoi qu’un semblant de malaise y était perceptible, « C’était surprenant mais ce n’était pas désagréable… C’est comme ta position présente… Elle ne me dérange pas hein ! Elle est juste… » Quel était le mot à employer ? Inadapté ? Excitante ? Malaisante ? Sujette aux pires rumeurs ? Il ne le trouvait pas, le cherchait tout en la regardant, les bras croisé sur sa poitrine. Il n’allait pas rester sans finir sa phrase tout de même ? Elle allait se mettre à avoir de nouvelles pensées sur la façon dont il la regardait, même si l’endroit où reposer ses mains n’aidait pas à affirmer ses propos.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Jeu 22 Nov - 17:05

Le parfum d'une rose blanche

Ses mains sur mes cuisses ne m'aidaient pas à penser qu'il me considérait comme sa soeur. Après tout, on ne touche pas les cuisses de sa soeur de la sorte, ou du moins pas quand elle n'est qu'une simple soeur. Et pourtant, sentir qu'il les avait posées là me faisait du bien, cela me plaisait, je ne saurais dire pourquoi. Il répondit alors qu'il ne voulait pas me perdre pour si peu, et que je serais toujours sa soeur. Ce dernier point me fit arquer un sourcil, mais je ne relevais pas. On ne se comporte pas comme ça avec sa soeur. Et il termina en disant que je resterais toujours sa "précieuse amie", ce qui m'arracha un sourire. Ainsi, il y avait une part de vrai dans ses propos. Je n'étais pas qu'une soeur, mais aussi une amie. Et les amies, on pouvait les toucher de la sorte, les laisser nous embrasser sans se fâcher. Impossible de se tromper désormais, je savais.
Je n'étais pas sotte, et encore moins crédule. quand bien même il crierait au monde entier que je n'étais que sa soeur, qu'il ne me désirait pas, je savais que c'était faux. Il agissait comme pour me prouver le contraire, comme s'il voulait me faire comprendre qu'il voulait que je lui appartienne, non pas en tant que soeur mais autrement. Je savais lire entre les lignes, même si ce n'était pas volontaire de sa part. Et malheureusement, s'il voulait me cacher le fait qu'il me désirait, eh bah c'était raté. Mais je n'en dis rien, me contentant de faire mine de le croire sur parole. Finalement, quand il dut répondre à ma dernière question, ce fut un gros malaise qui s'installa. Et, presque automatiquement, mes doigts allèrent doucement se perdre sur ses joues, câlins. Et enfin, après un moment de silence que je ne brisais pas, il reprit la parole en hésitant un peu :

Honnêtement ? C’était surprenant mais ce n’était pas désagréable… C’est comme ta position présente… Elle ne me dérange pas hein ! Elle est juste…

Il ne termina pas sa phrase, la laissant en suspens comme cette araignée qui pendouillait au bout de sa toile. Mais pourtant, il n'en avait pas besoin. Je comprenais ce qu'il voulait dire, je savais que la position que j'avais adoptée était outrageusement interdite envers mon frère. Mais moi, je m'en foutais. Il était le seul à avoir toujours été là pour moi, le seul à me protéger envers et contre tout, cela lui donnait une position très importante à mes yeux. Un grand frère, un ami, un confident, peut-être même plus. Je n'en savais rien, encore, mais je savais que sans lui j'étais perdue. Alors, tout doucement, je me contentais d'agir par instinct. Et mon instinct, actuellement il résidait dans l'envie de ne surtout pas me séparer de lui, bien au contraire. Je gardais mes doigts sur ses joues, plongeant mon regard dans le sien, avant de murmurer d'une voix douce :

Est-ce-que tu veux que je m'éloigne ? Que je me rassois à côté ?

Une main glissa doucement, venant attraper la sienne pour mêler nos doigts. Je continuais de l'observer dans le blanc des yeux, toujours aussi tendre. Mon coeur battait fort, je le sentais, qui tapait dans ma cage thoracique comme un marteau. On aurait dit qu'il voulait sortir, pour montrer à quel point j'aimais cette proximité. C'était interdit, je ne devais pas ressentir tout ça, et pourtant... Je me mordillais légèrement la lèvre en attendant sa réponse.


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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Jeu 22 Nov - 17:50

Le parfum d'une rose blanche


Christopher n’était pas naïf. Il voyait bien qu’elle ne le croyait guère lorsqu’il disait qu’il la voyait comme sa sœur. Ce n’était pourtant pas un mensonge, elle avait simplement deux visages différents. Il n’avait su lui cacher l’attirance émotionnelle qu’il ressentait envers elle tout comme il ne pourrait lui dissimuler celle, plus physique, plus interdite encore. Elle n’avait qu’à se rapprocher un peu plus pour le découvrir, moment qu’il craignait, non pas tant de par la réaction qu’elle pourrait avoir que du fait de la sienne. Il ne savait pas s’il saurait lutter contre l’envie de briser l’interdit. Ce serait si facile, sur l’instant. Mais après ? Qu’en serait-il ? Cela changerait tout. Déjà qu’il avait dû mal à ne pas l’attirer à lui alors qu’elle lui caressait des doigts le visage. Sa question ne l’aida pas dans ses interrogations, ses doutes sur la suite à donner. Sa raison lui disait de la repousser, l’éloigner de lui, restaurer les limites mais le voulait-il vraiment ? Il aimait cette proximité, c’était un fait.

« Tu peux rester. » répondit-il simplement en la laissant mêlée sa main avec la sienne. Ce n’était pas un jeu digne d’un frère et d’une sœur et pour cela c’était embarrassant et grisant à la fois. « Même si l’on nous dirait que ce n’est pas des choses qui se font entre frère et sœur… Ca va ? ». Il avait posé cette question avec sollicitude, s’étonnant de la voir si frémissante. Il pouvait presque entendre battre son cœur. Il sentait bien que la situation n’était pas normale et pourtant il ne faisait rien pour l’arranger. De sa main de libre, il vint remettre en place une mèche de cheveux, en profitant pour lui caresser doucement le visage. Il se demandait ce qu’il en serait s’il l’embrassait volontairement, s’il cessait totalement de la regarder sous les traits d’une sœur. Christopher n’avait jamais été le plus raisonnable des hommes et cette fois encore il ne fit pas exception. Au lieu de la repousser, il lui souriait, plongeait dans son regard, passait sa main dans sa chevelure, entretenant craintes et tourments au lieu de les faire taire. Il posa un baiser sur la joue gauche de Kyara, chaste, tout à fait normal. Puis un second sur la droite, plus proche de ses lèvres, par maladresse avant de lui retourner cette fameuse question à la réponse difficile.

« Et pour toi ? Suis-je ton frère ? Pour moi tu as deux visages, je ne sais lequel je préfère car j’aime les deux. »

Il attendait sa réponse, n’espérait pas qu’elle se jette sur lui pas plus qu’il ne souhaitait qu’elle s’éloigne. C’était un dilemme insoluble et son cœur battait à un rythme rapide, tel un roulement de tambour devant annoncer la sentence. Malgré ça il paraissait calme, et il l’était relativement.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Ven 23 Nov - 0:04

Kyara Alvarez a écrit:
Le parfum d'une rose blanche

Le moment semblait très romantique. N'importe qui, si quelqu'un avait eut l'idée de passer dans le coin, n'aurait vu qu'un couple en train de partager un moment intime. Et non pas un frère et une soeur en train de... De quoi, au juste ? De tomber amoureux ? Mais non, c'était impossible interdit, nous n'avions pas le droit de nous comporter de la sorte. Tout me poussait à le croire, à me dire que je n'avais pas le droit d'agir comme ça. Et pourtant, envers et contre tout, j'avais envie que ce moment ne s'arrête jamais, que le temps de fige comme si l'Horloge n'avait plus de piles. Oui, c'est ça, graver cet instant dans une éternité dont ni lui ni moi ne sortiraient, dans notre petit monde où le temps s'écoulerait bien moins vite que sur Terre. C'était une utopie, vaine et simple illusion, mais j'avais envie d'y croire. Et puis, tant pis pour ce qu'ils diraient, je m'en foutais.

Tu peux rester. Même si l’on nous dirait que ce n’est pas des choses qui se font entre frère et sœur… Ca va ?

Je hochais doucement la tête, pour répondre par l'affirmative à sa question. Oui, j'allais bien, et je crois que cela n'allait pas s'arrêter de sitôt. Mon mouvement de tête, bien que doux et lent, avait délogé une mèche de derrière mon oreille. Elle venait de tomber devant mon visage, et c'est avec un geste tendre que Chris vint replacer la coquine derrière mon oreille. Mais au delà de ça, je sentis ses doigts glisser sur mon visage dans une caresse tout aussi tendre. Il agissait d'une façon tellement signifiante et pourtant qui contrastait totalement avec ses paroles. Il me disait que j'étais sa soeur, et pourtant il se comportait avec moi comme un amant. Et cette idée ne me rebuta pas, en fait je me sentais à l'aise avec lui. Comme si ma place, ma vraie place, était à ses côtés. Ou, à l'heure actuelle, sur ses genoux, mais vous avez tous saisi l'idée. Je n'en demandais pas plus.
Sa bouche sur ma joue me fit l'effet d'une plume. Toute douce, toute légère, si caressante, c'est comme si un oiseau était venu frotter sa petite tête arrondie sur ma joue gauche. Il avait embrassé ma joue gauche, et dès lors que ses lèvres se séparèrent de ma joue, ce fut comme s'il y avait mis le feu. Elle était chaude, je devais être aussi rouge qu'un poivron. Et puis il y eut ensuite ce baiser, abandonné au coin de mes lèvres comme un chien attaché à un poteau. En bien moins malheureux, bien entendu. Il avait été maladroit, et pourtant cela ne faisait que m'attendrir davantage. Cela n'aurait peut-être pas dû, j'aurais normalement dû réagir de façon plus... Plus quoi, au juste ? Je n'en savais foutre rien, en fait j'étais tellement heureuse de ce qu'il se passait que je ne parvenais plus à réfléchir de façon correcte et décente. Merde. Il reprit :

Et pour toi ? Suis-je ton frère ? Pour moi tu as deux visages, je ne sais lequel je préfère car j’aime les deux.

Je doutais un instant sur ma réponse. Je ne savais pas vraiment quoi lui dire, parce que moi-même je me posais la question et je n'avais pas de réponse claire. Je devais faire quoi ? Que je dise oui ou que je dise non, dans les deux cas ce serait un demi-mensonge, et je n'aimais pas ça. Les mensonges n'apportaient que des ennuis, et je ne voulais aucun ennui avec mon Christopher. Alors, finalement, après quelques minutes d'un silence devenu assez pesant, je finis par répondre tout doucement :

Je ne sais pas, je ne sais plus... D'un côté, je te vois comme un grand frère protecteur, et de l'autre j'ai aimé t'embrasser et... Je suis perdue...

Je baissais la tête. Comment était-ce possible d'être autant perdue ? Depuis des années, tout était parfaitement clair. Et là, avec une action maladroite et involontaire, tout venait de basculer dans un bordel, une toile d'araignée dont je ne parvenais pas à m'extirper. J'avais peur de sa réaction, peu importe comment elle serait. S'il était offusqué, alors je me sentirais mal, et s'il me disait qu'on pouvait très bien être ensemble, cela me paraitrait tellement bizarre... Je ne savais pas, je ne savais plus, j'ignorais comment j'étais sensée réagir face à ça.


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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Ven 23 Nov - 12:07

Le parfum d'une rose blanche


La situation commençait à se montrer réellement embarrassante. Les pensées qui traversaient l’esprit des deux jeunes gens perdaient toute logique, toute raison. Kyara était de nouveau rouge, suite à deux baiser sur ses joues, rien de bien érotique pourtant mais dans la situation cela prenait d’autres airs, d’autres sens. En fait, cela renforçait l’idée qu’ils n’étaient pas de simples et innocents frères et sœurs. Et puis il y avait eu la réponse de la sœur, ou quoi qu’elle fut au juste, ce n’était plus si aisée à dire, à cette question fatidique : voyait-elle en Christopher son frère ? Elle ne savait plus. Elle était partagée entre l’image du grand frère protecteur et le plaisir de leur baiser accidentel. Elle était perdue, ils l’étaient tous deux. Ils ne savaient plus comment réagir. Christopher n’était pas offusqué qu’elle affirme qu’elle ait aimé le contact de leurs lèvres. Ce n’était d’ailleurs pas vraiment un baiser.

Christopher garda le silence, la regardant ave douceur sans savoir quoi répondre. Il n’avait pas le cœur à s’offusquer, encore moins à la repousser. Il n’y avait pas de bonne solution. Il était bien possible de jouer les deux rôles : celui des frères et sœurs en public et des amants en privé mais ce serait difficile à tenir, bizarre. Leur relation ne se simplifierait pas. La première réponse qui lui parut adaptée fut de lui proposer de prendre le temps de réfléchir mais ce n’était qu’une façon de repousser les réponses à plus tard. Cela ne changerait pas ses sentiments pour elle, ni sa façon de la regarder. Ils avaient grandis et vécus ensemble, s’étaient vus comme une même famille. Le jeune homme imagina un instant ce qu’il en serait d’avoir sa sœur pour petite amie. L’idée ne le choquait pas alors qu’elle aurait dû. Toutefois il faudrait faire face aux conséquences et elles n’étaient pas toutes plaisantes.

« Je sais… Moralement c’est… Discutable… Mais… J’en sais rien… Nous devrions prendre le temps de réfléchir tu ne crois pas ? ». C’était ce qu’il y avait de mieux à faire. L’embrasser réellement pour savoir s’ils aimaient vraiment cela n’était pas la plus brillante des idées, d’autant que ce genre de comportement pouvait avoir une suite bien plus folle, bien plus conséquente. Cela commencerait par un baiser puis ce serait autour des caresses irrévérencieuses. Ce n’était pas à faire dans l’empressement, pas l’esprit troublé par un incident. Ils pourraient le regretter amèrement.

« Retrouvons nous après les cours. Ce sera plus clair. »  suggéra-t-il en réalisant qu’il la tenait désormais par la taille. Encore un geste inapproprié envers une sœur. Christopher réalisa alors que cela ne le dérangeait pas qu’elle soit sa sœur, ce qui rendait la situation bien inconfortable. Il se sentait tendu, mal à l’aise, à cause des questions mais aussi physiquement. Au moins la sonnerie de la reprise des cours ne tarderait plus à se faire entendre pour couper court à la discussion, obliger à la repousser à plus tard. Il espérait qu’elle se fasse entendre assez vite mais une bêtise pouvait si vite arriver…

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Dim 25 Nov - 21:04

Le parfum d'une rose blanche

Vraiment, rien de ce qui se passait n'était normal et naturel. Enfin, rien ne nous empêchait d'agir ainsi puisqu'au fond, on n'avait pas de lien de sang, mais quand même... On était toujours comme un frère et une soeur, comment aurait-il pu en être autrement ? Et pourtant, sentir ses mains sur mes hanches, et avoir senti ses lèvres contre les miennes ne m'avaient pas dérangé. Ce n'était pas normal, rien dans cette situation n'était normal en fait. J'avais été assez audacieuse en venant m'asseoir sur ses genoux comme ça, sans même me rendre compte que je faisais une erreur en faisant ça. Après tout, aucune soeur ne s'asseyait à cheval sur les cuisses de son frère, à moins d'avoir envie de se faire culbuter. Et, alors que mon cerveau aurait dû repousser vivement cette idée, il n'en fut rien. En fait, je commençais à me dire que j'étais en train de devenir folle.

Je sais… Moralement c’est… Discutable… Mais… J’en sais rien… Nous devrions prendre le temps de réfléchir tu ne crois pas ?

Pour moi, réfléchir n'était pas une solution. Après tout, je pourrais me pencher sur la question de ce que j'étais sensée faire pendant des heures, la réponse serait toujours la même. Je ne savais pas, je ne savais plus, j'ignorais tout de ce que j'étais supposée faire. J'aimais être ainsi avec lui, simplement à agir sur un coup de tête, sans avoir à me poser la question de ce que j'étais réellement sensée faire dans une situation pareille. Déjà, une telle situation n'aurait jamais dû arriver, tout ça à cause d'un mouvement mal contrôlé. Et puis, sa réaction avait été tellement anormale qu'au final, on se retrouvait là. Moi sur ses genoux, au comble de la gêne, lui qui me tenait par la taille en me proposant de prendre le temps d'y réfléchir. Et puis d'abord, pourquoi j'étais sensée réfléchir à ça ? Merde, c'était mon frère, alors pourquoi il me proposait d'y réfléchir ? Il me coupa dans mes pensées :

Retrouvons nous après les cours. Ce sera plus clair.

Je posais mon regard calmement sur lui. Je le trouvais plutôt beau, mon grand frère. Mais cela ne m'expliqua pas pourquoi il voulait qu'on discute de ce qu'on ressentait. S'il me voyait comme sa soeur, il n'aurait pas proposé qu'on prenne le temps d'y réfléchir. Il envisageait quoi ? Qu'on sorte ensemble, comme un couple normal ? Et, encore un fois, au moment où cette pensée traversa mon esprit, cela ne fut pas un choc. Enfin, une partie de moi me hurlait que c'était immoral, interdit, et une autre grosse partie n'arrêtait pas de me rappeler que j'étais bien ici. Je devins aussitôt toute rouge, avant de simplement l'enlacer. Mes bras passèrent autour de son cou, je positionnais ma tête dans le creux de celui-ci, en rapprochant mon corps du sien. Un simple câlin, qui eut pour effet de me faire louper un battement de coeur. Et, au passage, je remarquais une tension sous son pantalon.
Alors là... Là, j'étais surprise. Il... Il... Je n'arrivais pas à formuler clairement cette pensée, tellement j'étais surprise. Je ne dis pourtant rien à ce sujet, serrant mon grand frère dans mes bras. Et, au bout de quelques secondes, je murmurais :

Je ne comprends rien à ce qu'il se passe. Mais je veux pas te perdre... J'ai besoin de toi, alors quoi qu'il arrive, ne m'abandonne pas...

Je sentais les larmes monter. J'avais peur de la suite, de ce qu'il pourrait se passer si le futur devait nous blesser. La cloche, au loin, sonna. C'est avec un gros regret que je m'éloignais, masquant aisément mes larmes montantes. J'attrapais mon sac de cours, le jetais sur mon dos et, en lançant un regard assez triste à mon grand frère, je murmurais :

On se retrouve ici après les cours...

Puis je rejoignais le bâtiment. Les cours de l'après-midi semblèrent durer une éternité. Je n'étais pas vraiment concentrée, mais les professeurs ne me dirent rien. Je me contentais de regarder vers eux, faire mine de réfléchir de temps en temps, et puis ils me foutaient la paix. Quand la dernière sonnerie retentit, je sentis le stress monter en moi. Je retournais, comme promis, à notre lieu de rendez-vous, la boule au ventre. J'espérais que l'incident de ce midi n'allait pas nous éloigner, nous séparer.


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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Dim 25 Nov - 22:58

Le parfum d'une rose blanche


De cette aventure, que d’aucuns ne sauraient qualifier de mésaventure, il ne semblait y avoir aucune bonne solution. Réfléchir ne semblait pas, du moins sur l’instant, convenir à Kyara et même Christopher n’était pas convaincu du résultat. Tout n’allait pas redevenir comme avant, c’est-à-dire elle qui le verrait comme le grand frère et lui qui rêvasserait en pensant à elle. Il n’était pas possible d’effacer le passé et l’oublier n’était pas si simple. Elle ne comprenait rien à ce qu’il se passait, ne voulait pas le perdre ; il n’était pas mieux. Alors il la laissa se serrer contre lui, l’enlacer simplement, réalisant un peu trop tard qu’elle remarquerait son état. Et comme pour lui confirmer, il la sentit se raidir alors qu’il avait les mains posés dans son dos, l’une près de la taille, l’autre plus à hauteur du cœur. C’était trop évident. Il n’arrivait pas à penser autre chose : elle savait. Le silence était encore pire. Il voulut se redresser, essayer de se reculer légèrement dans le banc pour diminuer un peu la tension mais ne parvint qu’à l’aggraver.

« Tu ne vas pas me perdre et je ne t’abandonnerai pas. »
. Pas sans raison, pas pour lui faire de mal. Telle était la vérité mais elle n’avait aucune envie à cet instant de l’entendre proférer de si sombres pensées. Elle voulait être rassurée. Hélas la cloche vint les rappeler à leurs obligations. L’heure était venue de retourner en classe. Christopher la laissa donc se relever, avec soulagement mais aussi avec des regrets qu’il ne s’expliquait pas. Ou, plutôt, des regrets qu’il aurait préféré ne pas avoir. Il la regarda avec douceur prendre son sac, le jetai sur son dos et lui murmurait d’un air triste « On se retrouve ici après les cours… » avant de disparaître, retournant vers le bâtiment alors qu’il lui lançait « Je serais là ! ». Puis il alla à ses propres cours, qui ne l’intéressèrent qu’à peine. Il repensait sans cesse à ce déjeuner, ce baiser involontaire, cette situation embarrassante. Finalement la fin de la journée arriva et, sans un regard, sans un mot pour personne, il se rendit dans les jardins alors que les furies filaient se pavaner devant ces maudits vampires. Il n’était pas angoissé, il ne savait pas plus quoi faire mais il trouverait bien sur le moment.

Sans surprise, il la retrouva dans l’alcôve, plus anxieuse sans doute encore que lorsqu’il l’avait quitté. Il entra donc et, posant son sac dans un coin, il lui dit d’une voix douce, aimante, comme il l’avait souvent avec elle : « Me voilà. Ca va ? ». Non. Ca n’allait pas, c’était évident. Elle n’avait pas résolu ses doutes et tout chez elle respirait le stress. Alors il vint la prendre presque aussitôt dans ses bras, l’enlaçant avec tendresse, de la façon la plus naturelle et normale qui soit mais il ne put s’empêcher de poser un baiser dans son cou, ce qu’il faisait souvent en fait, mais qui, avec leur petit incident prenait facilement un autre air. Il resta ainsi quelques secondes avant de la relâcher et la regarder en souriant.

« Rien ne saurait nous séparer. Tu viens t’asseoir ? » l’invita-t-il en désignant d’un geste de la main le banc sur lequel le midi même ils étaient assis. Il guettait la réponse sur ses lèvres, observant au passage la beauté de son visage, la délicatesse de ses lèvres avant d’essayer de chasser, sans succès, ses pensées.

Christopher posa la main droite sur la joue opposée de Kyara, la caressant discrètement, affichant un petit sourire qu’il voulait rassurant, l’invitant du regard à parler, à faire quelque chose pour ne pas laisser un silence plus gênant encore s’installer.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Dim 25 Nov - 23:51

Le parfum d'une rose blanche

Sa question était vraiment inutile. Il me demandait si ça allait, alors que tout dans mes traits devait indiquer que ça n'allait pas. Au contraire, cette histoire de baiser, et toutes les conséquences... Cela avait hanté mes pensées tout l'après-midi, et je n'avais rien retenu de mes leçons. J'étais tellement perdue en moi-même, entre ce qu'il représentait à la base, et ce qu'il représentait un peu plus depuis ce fameux contact entre nos lèvres... Je ne savais plus quoi penser, comment agir. J'avais à la fois envie que rien ne change, mais en même temps mon corps entier en redemandait. Mais, quoi qu'il en soit, il dût comprendre de lui-même que sa gentille question sur mon état ne méritait pas de réponse formulée. Cela se voyait dans mon regard, ça n'allait pas.
Ses longs bras, chauds et confortables - en plus d'être musclés - vinrent s'enrouler autour de moi comme un boa autour de sa proie. Mais ce n'était pas pour m'étouffer, pour me serrer fort contre lui au point de me faire mourir dans ses bras. non, il me faisait un câlin tout ce qu'il y a de plus sincère et tendre, un des câlins qui me rappelaient les bons souvenirs qu'on avait partagés ensemble. Je souris doucement, me blottissant un peu contre lui, par habitude. Et, comme toujours, il déposa ses lèvres dans mon cou pour y abandonner un baiser tout aussi tendre. Habituellement, je n'aurais rien dit, mais avec ce qu'il s'était passé ce midi, je n'arrivais pas à réagir normalement. Je n'arrêtais pas de me dire que tout cela n'avait aucun sens, qu'on avait pas à faire ça, et pourtant ce baiser dans mon cou me fit l'effet d'un électrochoc, et c'était assez plaisant.
Il me relâcha au bout de quelques secondes, ce qui me fit doucement grimacer. Je me sentais bien contre lui, mais je savais que si il me relâchait, c'était pour parler des choses plus sérieuses. Et ça, j'avais plutôt envie de les éviter. Il m'affirma alors que rien ne pourrait nous séparer, et cela me rassura un peu. Puis il me proposa de retourner nous asseoir, en posant sa main sur ma joue. C'était doux, tendre, et assez gênant. Je ne savais pas vraiment comment agir, une pensée traversait mon esprit en boucle mais je ne devais pas y penser. Cette idée était une mauvaise idée, j'en étais sûre. Et pourtant, plus elle tournait dans mon cerveau et plus elle se montrait tentatrice. J'étais comme Eve face au serpent, la phrase m'hypnotisait en me disant d'y céder, que je ne le regretterais pas. Mes yeux plongèrent dans les siens, et alors je cédais :

Y a qu'une façon de savoir où on en est, non ?

J'ignorais s'il pensait à la même chose que moi. Mais avant de lui en parler, je voulais qu'on se pose. Mon sac de cours commençait à peser de plus en plus lourd sur mon épaule, ou bien mon cerveau me le faisait croire pour me forcer à aller poser mon joli fessier sur le banc. Quoique... J'attendis que mon grand frère soit assis pour, une nouvelle fois, m'installer à cheval sur ses jambes. Pas par provocation, pas pour l'exciter comme tout à l'heure. Non, j'avais agit comme ça simplement parce que je trouvais ses cuisses tellement plus confortables que le banc froid et dur. Je posais mes mains sur ses épaules, pour me stabiliser mais aussi pour garder un semblant de contact "normal" entre nous. Je me voyais mal lui caresser la joue, ou même prendre appui sur son torse. Cela serait bien trop suggestif, n'est-ce-pas ? Je finis alors par murmurer, au comble de la gêne :

Pour savoir si on se voit comme un frère et une soeur, ou différemment, eh bien... Il suffirait qu'on... Qu'on s'embrasse...

Je tournais légèrement la tête, masquant la rougeur de mes joues avec mes longs cheveux blancs. Je voulais éviter qu'il me voit ainsi, et j'avais presque envie qu'il refuse. Mais malgré tout, je savais très bien au fond de moi que s'il refusait, je serais fortement déçue...


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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Lun 26 Nov - 12:08

Le parfum d'une rose blanche


Christopher n’était pas certain de bien comprendre ce qu’elle entendait en avançant qu’il n’y avait qu’une façon de savoir. Cette question avait des airs d’interdits, de tentations perverses. Il essayait de se convaincre qu’elle ne voulait rien d’autre que parler mais, au fond de lui, il savait que ce n’était pas le cas. Alors il alla s’asseoir sur le banc, la laissant s’asseoir de nouveau à cheval sur ses jambes, poser ses mains sur ses épaules, pour garder une distance raisonnable entre eux sans doute. Il n’était pas certain d’être à l’aise avec la situation, ne sachant où il devait poser ses mains. Il ne pouvait lui toucher les jambes ou la taille, pas sans que cela suggère qu’il ait des pensées pour le moins érotiques à son encontre aussi opta-t-il pour les poser sur le banc, sans même espérer que ce contact suffirait à lui faire garder la raison si les choses venaient à déraper. Puis Kyara avait murmuré, plus gênée que jamais, sa solution. Il était surpris qu’elle le propose et ne savait pas vraiment quoi répondre.

« C’est… Une idée… ». Il l’avait murmuré, presque incertain mais il avait pris sa décision. Il allait essayer cette méthode un peu folle, n’en ayant aucune autre à proposer. Christopher vint prendre délicatement son visage entre ses mains, pour la regarder dans les yeux d’abord. Elle était rouge, ce qui contrastait d’une façon saisissante avec ses longs cheveux blancs. Puis il l’attira délicatement vers lui et déposa un premier baiser, timide, sur ses lèvres. Le contact était électrisant, agréable, appelait à aller plus loin. Il savait que c’était une erreur, qu’en faisant cela, même s’il la considérait et la considérerait toujours comme sa sœur, il la désirerait sous un autre jour. Pourtant il l’embrassa de nouveau, plus longtemps, plus avidement, laissant ses mains gagner le dos de sa sœur. C’était une erreur bien agréable, une folie sans nom. Il finit toutefois par le rompre après ce qui sembla une éternité, passant discrètement sa langue sur ses lèvres comme pour ne pas perdre le goût suave de la faute immorale qu’ils venaient de commettre.

« Ca ne me paraît pas plus clair… Sœur ou autre chose ou les deux ? Il faudrait plus qu’un baiser pour savoir… » lui dit-il doucement, avant de s’empourprer légèrement en réalisant que sa phrase pouvait signifier qu’il lui proposait de dépasser le stade encore innocent du baiser. Et en même temps il craignait la réaction de Kyara ; il ne voulait pas la voir prendre ses jambes à son cou ou, pire encore, regretter cette décision. Et comme pour ne rien arranger, une petite voix au fond de lui venait lui susurrer qu’il ne saurait que vouloir embrasser plus que sa bouche, caresser plus que son dos. Toutefois il attendait sa réponse, qu’elle prenne la forme de mots ou de gestes.
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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Lun 26 Nov - 16:01

Le parfum d'une rose blanche

Pourquoi l’idée de l’embrasser, d’échanger avec celui que mon coeur avait choisi comme frère un baiser, ne me dérangeait pas ? Pourquoi est-ce-que c’était la première chose que mon cerveau m’avait soufflé ? Est-ce-que cela voulait dire, alors même que j’étais perdue en moi, que j’aimais Christopher comme plus qu’un simple grand frère ? Est-ce-que le fait que, au fond, cette relation entre nous soit interdite par pure morale imposée par une société à l’esprit fermé deviendrait un frein à l’amour que nous nous portions ? Est-ce-que cet amour était réel, ou bien un simple passage, un peu comme le complexe d’Oedipe revisité ? Après tout, chacun de nous avait perdu son père ou sa mère, ou les deux…
Mais je n’arrivais pas à comprendre. Comprendre les réponses à toutes ces questions, en comptant que certaines d’entre elles n’en avaient pas. De réponse, je veux dire. Je n’avais pas la science infuse, et encore moins le génie des plus grands hommes de ce monde. Malheureusement, d’ailleurs, sinon sans doute aurais-je pu mettre des mots sur ce qui était en train de se passer. Mes jambes posées de chaque côté de celles de mon frère, la quasi totalité du bas de mon corps était collée à lui. Je ne comprenais pas pourquoi, mais j’avais besoin de rester là, avec lui, contre lui. Comme un morceau de métal attiré par un aimant, au même titre que deux pièces d’un même puzzle qui se trouvent...

C’est… Une idée…

Je n’avais pas vraiment cru qu’il accepterait. Après tout, si j’étais sa sœur, il aurait tout aussi bien refuser et proposer une autre méthode. C’est peut-être même ce qu’il aurait dû faire, mais j’étais plutôt… En fait, pour être honnête, j’étais heureuse qu’il ait accepté de tenter mon idée. Peut-être que, grâce à un baiser qu’on échangerait sans forcément que ce soit signifiant, cela permettrait d’éclairer nos esprits embrumés par la perturbation de mes actes involontaires. Et puis, si cela devait nous prouver qu’on se trompait, que nous n’étions qu’un frère et une sœur qui, l’espace de quelques heures s’étaient perdus à cause d’une erreur, nous pourrions toujours oublier ce malheureux incident.
Ses mains sur mes joues se firent douces, tendres, me faisant rougir encore plus. Mes yeux ne quittaient pas les siens, durant les quelques secondes où nous échangions un regard. Le regard qui pouvait montrer, à l’un comme à l’autre, que nous assumions pleinement ce qui allait se passer, et surtout une sorte d’accord silencieux entre nous. L’accord que ce qui allait se passer resterait un secret, quelque en soit la finalité, l’accord que nous étions tous les deux consentants pour se soumettre à cette tentative pour mieux comprendre. Mais à mes yeux, ce regard voulait aussi dire que, quoi qu’il arrive, ce n’était pas grave. C’était la vie, et quoi qu’il advienne, nous serions toujours ensemble.
Ses mains m’attirèrent à lui, et je n’opposais aucune résistance. Je me laissais entraîner dans son geste, tendre et doux, en venant presque inconsciemment glisser ma main dans son cou. Ses lèvres se posèrent sur les miennes, chastes, timides. C’était plus un bisou qu’un baiser, c’était tendre et mignon. Mais dès que nous nous décollions, je savais déjà que j’étais encore perdue. Pourtant, mon coeur avait loupé un battement lorsque nos lèvres s’étaient touchées pour la première fois volontairement. Ce n’était pas normal, rien dans cette situation ne l’était. Et encore moins ce que je ressentais alors, une envie de continuer, d’en avoir encore et toujours plus. Et apparemment, il partageait cette envie.
Sa bouche revint se coller à la mienne, plus férocement qu’avant. Cette fois-ci, ce n’était plus vraiment un baiser test. Non, le baiser auquel je répondis sans hésiter, c’était simplement celui d’une homme et d’une femme qui, amoureux, partageaient un contact avide de sentiments. Ses mains vinrent caresser mon dos, alors que je glissais les miennes doucement dans sa nuque, puis dans ses cheveux, pour le retenir contre moi aussi longtemps que possible. Au diable ce que les gens diraient de nous, j’en avais assez de me mettre la pression pour si peu. Ce baiser voulait tout dire, à mes yeux, ce n’était plus vraiment un frère, mais pas non plus un amant. Même s’il ressemblait plus au second.
J’avais fermé les yeux, pour profiter pleinement de ce moment d’intimité simple. Mes doigts s’étaient calés à un endroit, ne bougeaient plus, et je me contentais de l’embrasser avec une ferveur digne du baiser. Et finalement, ses lèvres se séparèrent des miennes, à contrecœur, et je plongeais mon regard azur dans le sien. Je n’en savais pas plus que tout à l’heure, si ce n’est que j’avais littéralement aimé ce qu’il venait de se passer. Mes doigts ne quittèrent pas leur endroit, alors que je ne masquais pas la rougeur mignonne de mes joues. J’avais l’impression qu’elles brûlaient, mais pas de honte. Non, je n’avais pas honte de ce qu’il venait de se passer, au contraire. Et finalement, il parla :

Ca ne me paraît pas plus clair… Sœur ou autre chose ou les deux ? Il faudrait plus qu’un baiser pour savoir…

J’esquissais un léger sourire. Il voulait… Qu’on aille plus loin ? Je ne comprenais pas vraiment, je ne savais pas si c’était une façon de dire qu’il faudrait qu’on s’embrasse encore une fois – ce qui n’était pas pour me déplaire – pour être sûrs, ou bien si c’était quelque chose d’encore plus pervers. Je scrutais son visage, avec toujours un doux sourire sur le mien. Mes doigts vinrent alors glisser sur ses joues, et je caressais son visage de mes pouces. Je n’avais pas peur de ce qui allait se passer ensuite, au final plus je le regardais, plus j’avais envie de simplement me laisser aller. Après tout, on pouvait aussi laisser les choses se passer, sans se poser de questions, et on verrait bien ce qu’il arriverait demain.

Chris… Moi non plus, je n’en sais pas plus que tout à l’heure… Mais j’ai vraiment apprécié ce baiser. Peut-être trop pour une simple sœur, même. Si c’était à refaire, je le referais…

Je vins alors rapprocher un peu plus mon corps du sien, approchant mes lèvres de son oreille afin d’y susurrer quelques mots avec douceur :

On a qu’à se laisser porter par les évènements, ne pas se poser de questions… Faire ce qui nous plaît…


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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Lun 26 Nov - 18:57

Le parfum d'une rose blanche


Les deux jeunes gens s’étaient laissés entraîner dans ce baiser, y mêlant leurs doutes, craintes et envies, le rendant irréel et inoubliable. La seule chose qu’ils avaient su en tirer, à part un plaisir certain et interdit, était la certitude qu’ils avaient réellement aimé le baiser involontaire du midi. Cela ne les avaient pas avancé d’agir en toute conscience, décidés à garder le plus  grand secret sur cette épisode. Et dans toute cette anormalité, il y avait bien une petite consolation : ils ne s’étaient pas éloignés pour cela. Au contraire, une nouvelle proximité s’était instaurée entre eux, au gré du second et véritable baiser, où ils avaient cherché à retenir l’autre, peu désireux de le voir s’éloigner. Mais la fin du baiser était venu et ils avaient dû affronter le regard de l’autre, découvrir qu’ils n’en savaient pas plus qu’avant. Il y avait là quelque chose de fiévreux, dus non à la honte mais au désir. Puis il y avait eu cette phrase équivoque de Christopher, que Kyara sembla interpréter comme une invitation à une plus grande perversion. Etait-ce cela qu’il désirait ? Il ne pouvait nier ne jamais y avoir pensé. Il l’écouta donc lui répondre qu’elle avait aimé l’embrasser, être prête à le refaire puis elle avait rapproché son corps du sien pour susurrer à son oreille d’une douceur excitante qu’ils n’avaient qu’à se laisser porter par les évènements, faire ce qui leurs plaisaient.

L’invitation était trop belle, les images qui venaient à Christopher dignes d’un mauvais anime où il tiendrait le rôle du frère pervers et elle de la sœur lascive et à cette pensée, il ravala sa salive. Elle avait réussi, en quelques mots murmurés, à finir ce que le baiser avait commencé, à savoir le mettre en position levée, ce qui se montrait assez inconfortable du fait que son pantalon manquait d’aisance à l’entrejambe. Seul, à l’abri des regards, il aurait tâché de trouver une posture moins douloureuse pour son membre mais avec sa sœur sur ses genoux, qui lui proposait de céder à leurs envies. Elle n’était pas sérieuse, pas vrai ? Il avait mal entendu ? Elle n’était tout de même pas prête à faire des folies de son corps, pas avec son frère adoptif ?

« Tu… Tu entends quoi par là exactement ? Faire ce qui nous plait ? » répondit-il dans un murmure à son oreille, respirant au passage son parfum. La situation devenait de plus en plus incontrôlable et alors qu’il attendait sa réponse, il laissa descendre ses mains le long du dos de sa sœur pour les poser sur ses fesses, appréciant leur forme, tout en se demandant si elle parlait de commettre quelques bêtises dans cet abri discutable ou bien se retirer dans un lieu plus sûr, moins sujet au passage et surtout où les vampires qui ne tarderaient plus à errer pourraient les sentir. Cette menace ne refroidit toutefois pas ses ardeurs, il s’en moquait, sa sœur avait une arme avec elle et il savait que ceux qui oseraient s’en prendre à eux le regretteraient.

« Tu veux dire faire plus que s’embrasser ? ». Il savait déjà ce qu’impliquait la proposition, il voulait seulement en être sûr, ce qui ne l’empêchait pas de laisser ses mains se baladaient sur le fessier. Christopher imaginait déjà l’instant où il guiderait les mains de sa sœur vers son pantalon, relèverait son haut et baisserait son bas, et se posait une simple question : et si, alors qu’ils se retrouvaient sur le point de se comporter en véritables amants, elle souhaitait reprendre ses distances, réalisait que ce n’était pas ce qu’elle voulait, parviendrait-il à s’arrêter lui ? L’idée qu’il puisse la violer l’effrayait encore plus que ce que tout le monde découvre qu’ils avaient une relation intime, incestueuse et ne les pointe du doigt. Son envie le rendait mal à l’aise et il espérait pourtant qu’elle accepte, qu’elle se montre avenante, généreuse. Il ne pensait plus aux vampires et autres passants qui pourraient les trouver là ; si elle voulait qu’ils « s’amusent » dans l’alcôve, cela lui allait. Cette pensée n’était pas normale et il s’en moquait totalement.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Lun 26 Nov - 21:47

Le parfum d'une rose blanche

Je savais ce que je faisais, du moins je savais au moins ce que je ne faisais pas. J’en avais assez de me poser des tas de questions qui, peu à peu, me perdaient encore plus. Si d’un côté, je le voyais comme un grand frère, mon corps lui voulait sentir celui de Chris, et plus que par de simples contacts innocents. Non, mon cerveau m’envoyait de ces images qui n’étaient pas des plus kawaii. Non, plus Chris et moi étions proches, plus les images dans mon cerveau étaient sales, perverses, interdites. Et pourtant, j’adorais ça. Ouais, je sais, c’est vraiment pas le genre de trucs auxquels on s’attend en voyant une jeune fille, une jolie demoiselle comme moi, et pourtant… Pourtant j’avais sérieusement ce genre de pensées.
Des pensées dignes d’un hentai de mauvais goût, selon la société. Un hentai incestueux, et qui pourtant me plaisait bien, à moi. Je ne dirais pas que c’était un de mes rêves, encore moins un fantasme, mais lorsque mon corps senti la tension dans son pantalon, cela lui donna soudainement envie d’aller plus loin. Se plonger encore plus dans la perversion sensuelle que me proposait la réaction de son corps… Je restais silencieuse alors que mes lèvres ne s’éloignaient pas de son oreille. Notamment parce que cela permettait à mon buste de son coller à son torse, si chaud et si protecteur… Et, suite à mes paroles, il me répondit sur le même ton, bien que sa voix trahisse son excitation :

Tu… Tu entends quoi par là exactement ? Faire ce qui nous plait ?

Je sentais que cette phrase avait une capacité à être prise dans différents sens. Un peu comme moi… Je souris doucement, alors que ses mains venaient de se glisser contre mon fessier. Je le laissais faire, bien entendu, profitant de ces caresses interdites. Cela ne me dérangeait pas, pas plus que de sentir cette tension contre mon entrejambe. Au contraire, étonnamment, savoir que je lui faisais cet effet me plaisait bien. Je ne l’avouerais pas, pourtant, ou du moins pas tout de suite. Cet endroit était tellement calme, tellement isolé, il pouvait bien se permettre d’avoir les mains baladeuses. Je ne pouvais m’empêcher de me mordiller doucement la lèvre inférieur, sans me faire de mal, en le fixant dans les yeux.

Tu veux dire faire plus que s’embrasser ?

Il avait avancé cette supposition, qui n’était peut-être pas loin de ce que j’accepterais sans doute, alors que je n’avais pas précisé dans quel sens ma phrase pouvait être prise. Alors comme ça, mon cher Christopher me désirait, il me désirait d’une manière totalement immorale, et pourtant… Pourtant j’aimais le savoir, j’aimais sentir cette envie entre nous. Mes doigts vinrent d’eux-mêmes se glisser tout tendrement dans son cou, alors que je reposais de nouveau mes lèvres contre les siennes dans un baiser à la fois doux mais aussi puissant, tendre et fiévreux. Le feu et la glace se frôlant, se confrontant pour finalement se compléter. C’est ça, ce baiser était contradictoire mais tellement bon…
Ses mains continuaient de se promener sur mes fesses, m’arrachant un peu sans le vouloir un petit soupir. Mes doigts vinrent descendre sur son t-shirt, effleurant son torse avec douceur. Très lentement, sans vraiment appuyer de trop, juste assez pour qu’il sente mes doigts. Je voulais le faire mariner, je ne le cache pas. Mais au-delà de ça, je voulais profiter de l’instant présent sans me demander ce qu’il allait se passer. Si on allait être découvert, pointés du doigt, marginalisés, je m’en foutais totalement. Je ne me sentais jamais vraiment seule, jamais vraiment abandonnée, puisque j’avais Christopher. Il était là, il serait toujours là, et j’en étais persuadée. Il avait toujours été là, pourquoi cela changerait ?
Cette question ne resta que très peu dans mon cerveau, parce que j’eus rapidement envie de plus. Je glissais, sans vraiment ressentir de résistance, ma langue contre celle de mon amant. Cela me fit l’effet d’un électrochoc, nos deux langues se cherchaient, se taquinaient, dans une danse sensuelle et torride. Mon corps était toujours collé au sien, et c’est presque sans vraiment m’en rendre pleinement compte que je laissais une main glisser sous son t-shirt pour toucher sa peau avec la pulpe de mes doigts. J’adorais ça, il dégageait une chaleur irrésistible. Était-ce à cause de ce que nous faisons, ou bien cette température était-elle naturelle chez lui ? Je n’en savais rien, mais je comptais bien le savoir.
Alors, quand je fus à bout de souffle, je reculais légèrement ma tête. Ma bouche se sépara de la sienne, et je remarquais alors que je haletais légèrement. Mes joues, quant à elles, étaient toujours roses. Cependant, elles me brûlaient bien moins qu’avant. Une simple impression, ou bien j’étais en train de m’habituer à cette situation hors du commun ? Très bonne question, en fait je n’y réfléchissais pas vraiment. Je décidais, presque sur un coup de tête, que nous ferions mieux de continuer tout cela dans un endroit plus approprié. Mes doigts se retirèrent de son corps, tout doucement, avant que je ne me retire de ses jambes. Ma main jeta mon sac sur mon épaule, ma main attrapa la sienne et je l’entraînais dans ma chambre.
Ma chambre était la plus près, déjà, et puis je pouvais fermer ma porte à clé. Et personne n’était assez stupide pour venir me déranger après les cours, donc on ne risquait absolument rien. Je l’entraînais dans la cour, puis à travers les couloirs, aussi vite que mes petits jambes pouvaient me le permettre. Je le poussais tout gentiment dans ma chambre, avant de tourner la clé dans la serrure, et en la laissant. Ainsi, à moins de défoncer la porte, personne ne pourrait ouvrir. Je le savais, si je laissais ma clé, de l’extérieur, on ne pouvait pas entrer suffisamment la clé pour ouvrir. Et pour qu’elle ne tombe pas, je la laissais d’une façon où elle était bloquée. Et ainsi, personne ne nous dérangerait.
Ma chambre était simple, il n’y avait pas vraiment de déco. Les murs, d’une couleur indéfinissable, ne portaient pas de posters, pas de tableaux, rien du tout. Contre le mur, un bureau qui semblait être à la bonne hauteur pour un début de sport en chambre. Mais il y avait aussi mon beau lit, bien fait et propre, qui était assez solide et qui ne couinait pas. C’était utile pour faire des galipettes, n’est-ce-pas ? Après tout, je me devais de le soulager, maintenant que j’avais créé en lui cette belle tension. Je ne mis pas longtemps pour l’attirer à moi, et avec un ton sensuel, je murmurais dans le creux de son oreille :

On sera plus à l’aise ici...


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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 27 Nov - 12:14

Le parfum d'une rose blanche


Une douce chaleur s’installait entre les deux jeunes gens, née de l’excitation du moment et de l’interdit qu’ils bafouaient sans se soucier des conséquences et qui avait conduit à ce que leurs entrejambes respectifs ne se touchent avec la seule protection de leurs pantalons. L’isolement et le calme invitait à cette impudente imprudence.

Christopher attendait confirmation à ses soupçons, pensant recevoir un mot et non sentir ses doigts glisser sur son torse puis recevoir la langue de sa sœur dans sa bouche, qu’il accepta et chercha, jouant avec tout en la laissant coller son corps au sien. C’était particulièrement agréable, grisant, meilleur encore que les premiers baisers. Tout était anormal, hors du commun, fou. Lorsqu’elle se retira, Christopher pensa presque la retenir, l’attirer à lui de nouveau mais il savait déjà ce qu’elle allait proposer alors il n’en fit rien, se laissant entraîner à sa suite, impatient d’être seule pour retirer ses vêtements comme la peau d’une orange et mordre dans ce fruit interdit. Il était toutefois surpris qu’elle l’emmène à sa chambre, directement. Lui n’avait pas le plaisir d’avoir une chambre pour lui seul mais peut-être qu’elle si. Après tout Kyara et la vie en société n’étaient pas une chose à tenter trop rapidement. Plus surprenant fut qu’elle laisse la clef dans la serrure, de sorte à ce que nulle ne puisse la faire tomber et entrer, pour les surprendre le pantalon en bas des jambes.

En entrant, Christopher souriait, amusé qu’elle le pousse gentiment et découvrit un lieu manquant de décoration. C’était toutefois une chambre d’étudiante venant d’arriver, rien de bien surprenant. Il nota la présence d’un bureau d’une hauteur adaptée pour des échauffements puis le lit, qui semblait solide et s’il ne couinait pas, il était situé près du mur, ce qui impliquait, en cas de galipettes qu’il viendrait le heurter et annoncerait à grands renforts de tambour qu’il se passait quelque chose dans cette chambre. Toutefois il n’eut pas le temps d’y penser plus car Kyara l’attirait vers lui pour lui murmurer à l’oreille qu’ils seraient plus à l’aise ici. L’invitation était des plus explicites et Christopher ne se fit pas prier pour l’embrasser longuement en la faisant reculer vers le bureau, les mains posées sur sa taille fine, délicate puis à mi-parcours il entreprit de retirer le t-shirt de sa sœur, dévoilée sa peau et sa poitrine, qu’il n’avait qu’entrevu à de très rares occasions, accidentellement, en voulant entrer dans sa chambre, chez eux, pour lui demander quelque chose, ou dans la salle de bain en croyant qu’elle était vide. Puis il s’attaqua à déboutonner le pantalon, le faire glisser suffisamment pour que sa main puisse librement la caresser alors qu’il venait de nouveau mêler sa langue à celle de Kyara. Fini l’espoir qu’il s’arrête, il voulait soulager ce besoin grandissant. Il retira alors son manteau, sa chemise et reprit sa poussée vers le bureau où il fit sauter le soutien-gorge et entreprit de lui lécher la poitrine pendant qu’il introduisait sa main dans la culotte de Kyara. Ce serait l’instant de vérité, il le savait. Elle pourrait vouloir fuir ou bien montrer une avidité indigne d’une sœur, sachant qu’il espérait qu’elle opterait pour cette dernière option. Il voulait la voir s’offrir à lui comme une fleur à l’abeille.

« Tu es sûre de vouloir faire ça ? Ma petite sœur chérie ? »
demanda-t-il, décidant de faire de sa sœur son amante, résolvant la question en admettant l’effrayante vérité. Ce n’était pas une simple amie qu’il désirait prendre sur le bureau puis sur le lit, mais sa sœur. C’était un fait indéniable qui ne le rebutait pas. Il se souvint alors que dans la poche de son pantalon, il avait un préservatif, qu’il avait acheté quelques jours plus tôt, en se disant que dans un lycée ce genre de situations pouvaient se produire et qu’il valait sans doute mieux éviter les incidents. Toutefois il ne l’évoqua pas à Kyara, préférant se garder la possibilité de ne pas la mettre, sentir directement sa sœur sur son organe procréateur.

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 27 Nov - 13:36

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MessageSujet: Re: Le parfum d'une rose blanche [Christopher Archer vs Kyara]   Mar 27 Nov - 15:04

Le parfum d'une rose blanche


Christopher, voyant sa sœur si désireuse de commettre l’irréparable, n’était que plus motive à l’idée de la coucher sur le bureau, de la prendre sauvagement, satisfaire ce rêve ancien, ce fantasme interdit. Elle était une tentation contre laquelle il ne savait et ne voulait lutter. La dénudée à un rythme mesuré, sans empressement était une torture, faire montrer son excitation progressivement, pour l’apprêter à le recevoir ne le rendait que plus impatient. Il goûtait, ou plutôt, dévorer sa bouche, comme pour se contenter, faire passer les longues secondes qui les séparaient du bureau. Sous ses doigts elle frissonnait, par peur ou désir, il s’en moquait. Il l’aurait, la prendrait qu’elle le veuille ou non. La raison ne lui importait plus. Ils assouvissaient une passion sans penser au lendemain.

Il n’attendait que de la voir nue, de découvrir sans devoir nier l’avoir admiré dans son plus simple appareil. Elle ne lui résistait pas, au contraire elle semblait n’attendre que cela. En avait-elle secrètement rêvée ? Très vite Kyara se retrouva libérée de son pantalon et il vint la caresser à travers le tissu de la culotte, quelque peu surpris de la découvrir si trempée. C’était un appel à ce qu’il entreprenne de la doigter sans la moindre honte et c’est ce qu’il fit, après l’avoir poussé jusqu’au bureau, jusqu’à ce que les fesses de la jeune fille ne viennent buter contre. Il tourna d’abord autour de ses lèvres intimes, cette partie du corps qu’il n’avait jamais qu’effleuré du bout des yeux, qui avait occupé ses fantasmes interdits. Le gémissement de sa sœur ne le poussa qu’à en faire d’avantage, à finir de la dénuder totalement. Lorsqu’il sentit ses ongles s’enfoncer dans la chair de son dos et y laisser un sillon, il esquissa un sourire ; il était loin de se préoccuper de la douleur que son corps pouvait éprouver. Il touchait finalement une antre chaude, humide, suintant d’un liquide qu’il imaginait délicieux, dégustait de sa langue une poitrine qui pointait si durement alors qu’il la préparait à la suite de cette folie, idiotie, ou quel que soit le mot exact.

Dans un bref sursaut raisonnable, il lui avait demandait si elle était sûre de vouloir tomber dans la luxure et sa réponse était d’une clarté sans égale. Elle enroula ses cuisses autour de ses hanches, incapable de parler, ses mains saisir ses cheveux et l’attira vers elle, masquant un profond gémissement dans un baiser brûlant puis elle fit sauter le bouton de son pantalon, emportée par son envie, le laissant tomber sur les chevilles de Christopher. En fait il n’y avait pas besoin de mot pour dire qu’elle acceptait et voulait sentir la lance charnue, longue et épaisse qui ne demandait que cela pour frémir dans sa main, sous ses mouvements qu’elle lui procurait au même rythme qu’il la touchait et elle embrassa son visage, sans rien oublier. Elle lui fournit également une réponse, elle était sûre de le vouloir. C’est alors que Kyara aperçut le préservatif et le voyant Christopher s’apprêta à lui proposer de le mettre, mais elle le chassa du pied, l’envoyant sous le lit.

« Vilaine petite sœur que voilà » dit Christopher. Ainsi elle voulait le recevoir directement, qu’il dépose sa semence au fond de son ventre ? Oh qu’elle était adorable ! Il ne pouvait qu’être heureux qu’elle le veuille ! Il la laissa le rapprocher encore de lui, posant ses mains sous ses fesses, lorsqu’elle se fut installée sur le bureau, l’embrassant quand elle pressa leurs corps à faire toucher leur intimité. Sa seconde phrase, coupée après un « je » énigmatique était une invitation à franchir la porte, l’enfiler, la déflorer, la pénétrer, la culbuter, faire cette chose que tant de mots signifiaient. Il se refusa de lui donner satisfaction immédiatement, quand bien même il n’attendait que ça. A la place il embrassait son front, son nez, ses joues, sa bouche, son cou, frottait son gland sur son bas-ventre, la laissant suinter sur ses jambes comme un robinet fuyant, Mais finalement, désirant l’enfiler autant qu’elle voulait qu’il l’enfile, il saisit d’une main sa verge tendue et l’introduisit dans la grotte inondée.

O joie ! L’étroitesse de ce boyau inexplorée venait tel un étau autour de son membre, la résistance de l’hymen qui cédait sous son assaut aimant et délicat pour ne pas lui faire mal puis ses mouvements de plus en plus rapide d’avant en arrière qui produisait un claquement chaque fois qu’il venait heurter ses fesses de ses bourses, soigneusement retiré de leurs poils. Il avait vite trouvé désagréable d’avoir une toison épaisse, inutile sauf pour provoquer des petites gênes que seule une main pouvait soulager. Et puis, à cet instant précis, il l’appréciait pleinement, pouvant sentir le jus de sa chère sœur, de sa belle amante, s’écoulait le long de son sexe. Christopher ne demandait qu’à se répandre à grandes giclées sans avoir à s’extirper mais elle voulait peut-être qu’il s’abstienne alors il lui murmura, en posant son front contre le sien.

« Tu veux que je sortes ? » avant de se renfoncer brusquement, dans un réflexe naturel, lorsqu’il se sentit se décharger, ce qui lui fit marmonner un « Merde », même si en vérité, il était plutôt satisfait de cette situation. Il n’avait juré que dans la crainte qu’elle ne proteste, qu’elle eut préféré qu’il ne la souille pas, si tant est que ce fut le mot à adopter.

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